Archives pour la catégorie Non classé

Vrigny, église Notre-Dame de l’Assomption

 Vrigny (45) - Eglise ND de l'Assomption Département : Loiret (45)

Commune : Vrigny

Vrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionA l’origine, cette église était placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste. Elle fut  ultérieurement dédiée à Notre-Dame.

Elle relève de plusieurs époques de construction: du XIème siècle, il ne reste plus que l’abside. La nef a été reconstruite au XIXème siècle suite à un incendie (en lieu et place d’une nef du XIVème siècle). Le clocher, lui, est daté du XVIIème siècle.

Le plan de l’église débute par une tour clocher qui s’ouvre ensuite sur une nef unique à trois travées. A la même époque ont été rajoutés deux transepts saillants ainsi qu’une sacristie et un local vitré sur la façade Sud. Le plan de l’église s’achève par une abside à cinq pans.

Vrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'Assomption

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 3000 € octroyés pour la reprise en sous oeuvres des transepts, l’assainissement des murs de la nef, le contrôle de la couverture de la nef, du choeur et du transept.

Comité d’été de la Sauvegarde : 21 églises sont soutenues !

Patchwork comité Juillet2017

Lors de son comité du 4 juillet 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 159 000 € pour permettre la restauration de 21 édifices, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms pour voir les fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

Auvergne-Rhône-Alpes

Méallet (Cantal) – Église Saint-Georges I.S.M.H. le 12/07/1970

Saint-Antoine (Cantal) – Eglise Saint-Antoine

Bretagne

La Chèze (Côtes-d’Armor) – Château I.S.M.H. le 26/09/2005

Bourgogne-Franche-Comté

Sépeaux-Saint-Romain (Yonne) – Église Saint-Romain

Neublans-Abergement (Jura) – Eglise Saint-Etienne I.S.M.H. le 17/07/2013

Cizely (Nièvre) – Eglise Sainte-Madeleine

Centre-Val-de-Loire

Boissy-en-Drouais (Eure-et-Loir) – Eglise Notre-Dame I.S.M.H. le 05/07/1927

Pers-en-Gâtinais (Loiret) – Eglise Saint-Loup

Hauts-de-France

Lavaqueresse (Aisne) – Eglise Notre-Dame de l’Assomption I.S.M.H. 01/06/1927

Aix-lez-Orchies (Nord) – Eglise Saint-Laurent

Île-de-France

Mondreville (Yvelines) – Église Saint-Christophe

Normandie

Heudebouville (Eure) – Église Saint-Valérien

Calleville (Eure) – Eglise Saint-Agnan-Sainte-Clothilde

Saint-Ouen-des-Champs (Eure) – Eglise Saint-Ouen

Tellières-le-Plessis (Orne) – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

Nouvelle-Aquitaine

Saint-Vincent-de-Cosse (Dordogne) – Église Saint-Vincent I.S.M.H. le 12/12/2013

Oradour-Saint-Genest (Haute-Vienne) – Eglise

Occitanie

Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) – Église Saint-Clair I.S.M.H. le 23/06/1978

Palhers (Lozère) – Eglise Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 

Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) – Chapelle Saint-Jérôme

Pays-de-la-Loire

Thorigné-d’Anjou (Maine-et-Loire) – Eglise Saint-Martin I.S.M.H. le 16/10/1969

Saint-Vincent-de-Cosse, église Saint-Vincent

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Département: Dordogne (24)

Commune: Saint-Vincent-de-Cosse

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent L’église Saint-Vincent est un édifice roman du XIIème siècle dont le plan initial très simple n’a guère été altéré. ll est constitué d’une nef unique et étroite ouvrant par un arc  triomphal en plein cintre sur une longue abside, plus basse, de plan carré et voûté en berceau à chevet plat. Un clocher-mur rectangulaire à deux baies surmonte le pignon.  L’auvent protégeant la façade occidentale est postérieur à la période romane, de même que son accès par le côté sud. Des peintures murales ornent la nef.
La nef est charpentée, le plafond de bois est cloué directement sur les entraits. Une large tribune surplombe la nef. Le choeur est voûté en berceau en plein cintre.
L’édifice est couvert de lauzes calcaire et de petites tuiles en écaille.
Le portail central date du 12ème siècle(16e siècle plus tard)
Un chrisme sculpté, datant sans doute de l’époque paléochrétienne, orne un linteau du mur Sud. La corniche du choeur est portée par 6 modillons sculptés.

En 1796, elle fut vendue comme bien national mais redevint propriété de la commune en 1823 et fut, finalement, restituée au culte en 1826.
À partir de 1862, un nouveau lieu de culte est construit dans le bourg de Cosse, et la vieille église n’est plus utilisé, sauf pour les besoins des enterrements.

L’église a connu des remaniement successifs :
– construction remontant à l’époque romane (11e ou 12e siècle)
– existence de trois portes construites et ou bouchées à des époques différentes dans la nef
– fermeture de la baie axiale de la nef
– ouverture ou modification des quatre baies de la nef
– ouverture de la baie sud du choeur

Saint-Vincent a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 12/12/2013.

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 7 000 € pour l’assainissement de l’édifice, restauration du clocher mur, consolidation d’urgence

La Chèze, château

La Chèze (22) - Château

Département : Côtes-d’Armor (22)

Commune : La Chèze

La Chèze (22) - Château

milieu 12e siècle ; 2e moitié 14e siècle

Les vestiges du château fort de La Chèze, édifié au milieu du 12e siècle (entre 1180 et 1231) par Eudon II et remanié par Olivier de Clisson entre 1370 et 1400, puis par Jean II de Rohan, sont constitués de quelques éléments toujours visibles, parmi lesquels un donjon polygonal en partie ruiné, des fragments de courtine, la base de quatre tours circulaires, ainsi qu’un passage souterrain creusé dans le massif. Les anciens fossés ont été remblayés et transformés en promenade.

Le donjon octogonal fut construit à la fin du 14e siècle pour Olivier de Clisson, seigneur de la Chèze depuis 1370 par acquêt de la châtellenie de Josselin. Au cours du 15e siècle, le château de la Chèze est la principale résidence des Rohan qui y installent leur chambre des comptes. De grands travaux de renforcement de l’enceinte sont faits au 15e siècle pour les Rohan. En 1488, l’armée ducale, commandée par le maréchal de Rieux, investit le château. Après 1495, Jean II de Rohan aménage le château en résidence, en même temps qu’il reconstruit le château de Josselin. Au XVIème siècle, la place perd de son intérêt du fait de l’apparition des armes à feu. Vers 1628, sur les ordres de Richelieu, les tours sont démantelées comme à Josselin. En 1743, l’autorisation de dépecer le château au profit de la fabrique de Loudéac (les pierres vont servir à la construction de l’église) est donnée. En 1836, il subsiste 9 tours dont 5 apparentes. Vers 1857, les vestiges sont quasiment détruits en totalité.

En 1979, le château est vendu à la commune par la famille Thomas de la Pintière.

Plusieurs éléments du château sont encore visibles: un donjon polygonal en partie ruiné, des fragments de courtine, la base de deux tours circulaires et du chatelet d’entrée, ainsi que le passage souterrain creusé dans le massif schisteux. Subsistent également deux poternes superposées, vestiges probables d’une ancienne tour à l’angle Sud-Ouest, conduisant à un boyau donnant accès à la cour haute.
Ce donjon s’élève sur 17 mètres de haut. Il est formé de moellons de schiste et comporte deux niveaux intérieurs.
Il est aujourd’hui isolé car les murs de courtine ont disparu. La distribution verticale se faisait par une tourelle disparue contenant un escalier à vis.
Cette tour a été entièrement reprise en chemisant partiellement les restes après dommages, vues les meurtrières sans ouverture ronde et base, probablement au XIIIème ou au début du XIVème siècle, puisque déjà au milieu du XIVème siècle les meutrières avec ouverture ronde en base apparaissent.
La tour, comme les courtines attenantes, étaient construites sur un socle rocheux de schiste-ardoise, dont il forme aujourd’hui la base. Le 1er étage est voûté en dôme aplati sur une chambre octogonale, mais cette chambre a été remplie de maçonnerie probablement pour donner plus de résistance à la tour contre les canons du XVème siècle.
Le 2e étage est rond, avec des meurtrières sur chaque pan de la tour, et un dôme circulaire comme plafond. Ce dôme s’est effondré avec d’autres maçonneries sur le sol et le poids des débris a exercé une pression horizontale sur les parois, ce qui a entraîné des fissures.
Le 3e devait comporter un chambre au centre et des mâchicoulis sur corbelets et créneaux à l’extérieur.

La Chèze (22) - Château  La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 20 000 € pour la restauration de la tour Nord-Est

Aix-lez-Orchies, église Saint-Laurent

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Département : Nord (59)

Commune : Aix-lez-Orchies

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent La commune d’Aix-les-Orchies trouve ses origines à l’époque gallo-romaine. Des traces de matériaux de l’époque en témoignent. Des vestiges d’un bâtiment sous l’église ont été retrouvés: des murs et des éléments faisant penser à un hypocauste font penser à un édifice important (villa ou thermes). Un château sur motte s’implanta probablement vers le Xème siècle, avec une chapelle qui deviendra l’église paroissiale. La seigneurie du village appartint à la famille de Landas, puis aux Chastel de la Howardries qui la reçurent lors d’un mariage. L’église a une histoire complexe qui témoigne d’un nombre considérable de transformations.

Le plan de l’église Saint-Laurent est en croix latine avec un clocher-tour incorporé dans l’oeuvre par le prolongement des bas-côtés au XVIIIème siècle. La nef de trois travées est accompagnée de deux chapelles latérales formant un pseudo-transept débordant aux bras symétriques: ces deux chapelles ont été greffées sur les bas-côtés en 1728. Les élévations, les structures de l’édifice se répartissent sur deux niveaux superposés: celui de la nef et celui du comble. Les maçonneries sont constituées de grès, de pierres bleues et de briques.

L’Eglise Saint Laurent, primitive carolingienne, correspond à la chapelle de l’ancien château féodal. Le clocher date du XIème siècle, c’est l’un des plus anciens du département du Nord. Au XVème siècle, l’église doit être agrandie et des bas-côtés sont ajoutés à la nef rectangulaire.

Au XVIIème siècle, deux chapelles sont construites de chaque côté du chœur, qui est alors situé sous la tour, et en 1728,  un changement radical est opéré. Pour agrandir l’édifice devenu insuffisant, la paroisse préféra abandonner le choeur primitif sous le clocher pour en bâtir un nouveau à l’Ouest, retournant ainsi l’édifice.

L’église est encore fortement remaniée en 1836. Le sanctuaire aurait dû être détruit en 1772 si les Grands Vicaires de Tournai avaient répondu favorablement à la requête des Aixois qui souhaitaient un lieu de culte au centre de la paroisse.

L’église est construite selon un axe qui coïncide avec le lever du soleil le jour de la Saint Laurent, le 10 août. Saint Laurent est l’un des premiers martyrs à qui des sanctuaires ont été dédiés dans la chrétienté naissante. La diffusion de son culte dans la région a eu lieu au IXème siècle. Mort sur le gril en 258, le saint est invoqué pour la guérison des brûlures et des irritations.

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 12 000 € pour la restauration générale de l’édifice.

Retour sur la remise du Prix Trévise

Prix Trévise 2017

De gauche à droite : Jean-Noël Montier, maire de Mesnil-en-Ouche, Olivier de Rohan Chabot, président de la Sauvegarde de l’Art Français, Yvette Petit-Decroix, correspondante de la Sauvegarde pour l’Eure, Frédéric Epaud, président de l’Association pour la sauvegarde de l’église de Pierre Ronde et Marc Vampa, maire délégué de Beaumensil et ancien député.

 

Discours d’Olivier de Rohan lors de la remise du Prix Trévise le 26 juin 2017

Merci monsieur le Député, merci messieurs les maires,

Vous connaissez l’épitaphe célèbre du général de Chevert à Saint-Eustache qui se termine ainsi : « Le seul titre de maréchal de France a manqué, non pas à sa gloire, mais à l’exemple de ceux qui le prendront pour modèle ».

Le prix Trévise que nous allons vous remettre doit servir là aussi non pas pour récompenser vos seuls mérites, mais pour qu’elle serve d’exemple à d’autres qui vous prendront pour modèle. Voilà la raison d’être de votre présence ici. Je vous ai écouté avec la plus grande attention : cette histoire que vous nous avez racontée est absolument incroyable! Il faudrait la mettre au cinéma. Il s’y trouve l’exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire c’est-à-dire abandonner l’église, la faire racheter par un particulier qui meurt clochard, ce qui n’est pas non plus un exemple à donner, et qui la délaisse.

Mais tout ce qu’il faut faire y est aussi ! Vous avez parlé de la découverte de l’église, je devrais dire « l’invention » de l’église comme on peut parler de l’invention de la Sainte Croix, vous lui avez redonné vie en quelque sorte et pour tout dire, vous avez été le héros de cette aventure. Il faut vous en féliciter car en réalité, si vous n’aviez pas été là, rien de ce qui s’est passé en faveur de cette église n’aurait eu lieu. D’un autre côté, je crois que vous seriez le premier à dire que si vous n’aviez pas été aidé par beaucoup d’autres, à commencer par le maire, le député, les jeunes, différentes associations et tous ceux qui sont ici, vous n’y seriez pas arrivé.

Le prix Trévise vous a été attribué parce que, lorsque la description de l’édifice a été présenté devant notre comité scientifique composé de très grands noms du patrimoine : architecte en chef des Monuments historiques, historiens de l’art, membres de l’Institut etc., tous ont été unanimes pour dire cette restauration est absolument exemplaire, et nous devrions avoir à la Sauvegarde un moyen autre que l’argent que nous donnons – même si l’argent est nécessaire- pour récompenser un tel travail. Et c’est la raison pour laquelle le prix Trévise, dont je tiens à vous dire que vous êtes le premier lauréat, a été créé. Pour toutes ces raisons, je suis heureux de vous remettre cette plaque, en désirant vivement que des architectes en chef puissent venir ici avec leurs professeurs, car ils y découvriraient un laboratoire des bonnes pratiques en matière de restauration.

Film de la remise du Prix et discours de Frédéric Epaud

La Sauvegarde aide 15 édifices pour 109 000 € lors de son comité de mai

Tromboniscope-2fev2017

 

Lors de son comité du 30 Mai 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 109 000 € pour permettre la restauration de 15 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

Normandie
Plumetot (Calvados) – Église Saint-Samson                                                         I.S.M.H. le 16/05/1927
Mainneville (Eure) – Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Barville (Orne) – Église Notre-Dame de la Nativité

Occitanie
Conques-sur-Orbiel (Aude) – Église Notre-Dame de la Gardie

Nouvelle-Aquitaine
Saint-Avit-de-Tardes (Creuse) – Église Saint-Avit                                                   I.S.M.H. le 15/10/1963
Payroux (Vienne) – Église Notre-Dame                                                                    I.S.M.H. le 08/12/1950

Grand-Est
Celles-sur-Ource (Aube) – Église Sainte-Marie-Madeleine
Bouranton (Aube) – Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Soulières (Marne) – Église Saint-Martin

Bourgogne-Franche-Comté
Fresnes (Côte-d’Or) – Église Saint-Pierre et Saint-Paul                                          I.S.M.H. le 03/11/1925

Pays de la Loire
Grez-en-Bouère (Mayenne) – Chapelle Saint-Jacques-le-Majeur

Centre
Beaulieu (Indre) – Église Saint-Nicolas                                                                    I.S.M.H. le 14/04/1998
Clémont (Cher) – Église Saint-Etienne                                                                     I.S.M.H. le 28/12/1928
Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) – Église Saint-Pierre-ès-Liens

 

Valcebollère, église Saint-Félix

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Valcebollère

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église Saint-Félix est mentionnée dès le XIIIe siècle comme dépendance de la paroisse Saint-Pierre-d’Osséja. Elle fut consacrée en 1219.

Elle a été remaniée plusieurs fois au XVIIIe siècle et au XIXe siècle.
Son clocher est daté de 1867.

Il s’agit d’un édifice à nef unique  voûté en berceau brisé, terminé par un chevet plat., bordé au nord et sud est de chapelles. On y accède par le sud, grâce à une ouverture en plein-cintre. Les murs et les couvertures sont en schiste.

Le retable du maître-autel est constitué de neuf panneaux peints du début du 16e siècle. Ils sont peints sur une préparation de plâtre dans une architecture en bois peint et doré. L’encadrement de la prédelle, de style gothique, est en bois doré : six contreforts à pinacles, réunis par des accolades, délimitent les cinq panneaux peints. Prédelle (de gauche à droite) : deux saints martyrs (saint Abdon et saint Sennen ?) , Vierge de douleurs, Ecce Homo, saint Jean et deux saints (saint Côme et saint Damien). L’encadrement de la partie supérieure, en saillie, est polychromé et orné d’étoiles de perles, de dents de scie ; les quatre contreforts, seuls, sont en bois doré, de même que le dais de la niche. Partie supérieure : statue de saint Hilaire dans la niche centrale ; seul le dais gothique appartient au retable primitif ; de chaque côté de la niche, deux panneaux peints (de gauche à droite) représentant saint Antoine ermite, saint Hilaire, l’Adoration des Mages et saint Sébastien. Fronton : constitué par un petit panneau peint (à demi caché par le couronnement du dais) représentant le Père éternel (qui semble d’une autre main, plus récente et de moindre intérêt).

Ce retable situé dans la chapelle Saint-Hilaire du hameau du Puig était la propriété privée d’une famille originaire de Palau de Cerdagne qui possédait également les murs de l’édifice. Le retable fut vendu dans les années 1970 au Département. Lors de son classement en 1933, le retable se trouvait encore dans la chapelle Saint-Hilaire du Puig. Au regard du mauvais état de la chapelle, l’oeuvre fut démontée et déplacée dans la sacristie d’Osséja avant 1935 (date des travaux dans la chapelle). Suite à la restauration de Jaume Llado (années 1970) le retable fut placé dans la chapelle basse du Palais des Rois de Mallorca. Valcebollère est érigé en commune en 1832, après être séparé d’Osséja. Puis en 1972, Valcebollère fusionne avec Osséja, et en 1984 Valcebollère redevient une commune indépendante.

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

25/04/2017 3 000 € pour la restauration des enduits des façades Sud, Nord et Est

Dimechaux, église Saint-Maurice

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art Français 

Département : Nord (59)

Commune : Dimechaux

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église est placée sous le patronage de Maurice, officier Martyr du IIIème siècle, appartenant à la région thébaine et dont le culte se développe au moyen âge. Des ordres de chevalerie sont placés sous sa protection. L’édifice de style ogival a été construit au XIIème siècle afin d’honorer la mémoire des seigneurs de Courtrai. Le collateur en était l’Abbaye d’Aulne.
Une pierre funéraire, datée de 1317 et occupant presque toute la surface du chœur, accueille les sépultures du Chevalier Jean de Courtrai et de son épouse. Sur la pierre, ce dernier est représenté avec son heaume, marqué d’une Croix, lui couvrant le visage.
Remaniée et agrandie aux XV et XVIème siècle, l’église est restaurée en 1838. De nombreuses restaurations sont ensuite intervenues en 1847, puis 1858-59, 1887, 1920, 1986 et 1988. En forme de croix latine, l’église comprend une nef, un transept et un chevet plat. Le clocher au-dessus de la façade est surmonté d’une flèche polygonale. Accolée à la façade, une construction abrite le portail. Elle fait office de narthex.
L’église est bâtie en briques, pierres de harpement et moëllons de pierre bleu, jointoyés au mortier ordinaire.

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisDimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisDimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

25/04/2017 10 000 € pour le remplacement des toitures principales et du clocher et désamientage.

Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin

Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin

Département : Pas-de-Calais

Commune : Bayenghem-lès-Seninghem

L’église de Bayenghem-lès-Seninghem possède une nef unique de quatre travées. Elle est suivie du chœur et d’une sacristie flanquée sur le mur nord puis d’un chevet à trois pans coupés.Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin Le clocher-porche à l’ouest est bâti sur un plan carré et le chemin de ronde protégé par un parapet aveugle en pierre.  La silhouette de la tour est dépourvue d’ornement, seul un contrefort au flanc sud-ouest poussé jusqu’aux baies d’abats-sons et des retraites horizontales en talus décorent cette tour de base romane. Le portail est surplombé d’une archivolte surhaussée et d’un tympan décoré de formes géométriques et composé d’arc trilobés et du monogramme IHS. Le beffroi du clocher, plus récent, est percé de quatre baies géminées en arc brisé surmonté d’archivoltes et équipé d’abat-sons.

Le caveau seigneurial sur le chœur où furent inhumés six membres de la famille Bernastre entre 1693 et 1755 a été déplacé sous l’autel Saint-Nicolas lors de la reconstruction de l’église  au 19ème siècle. La nef a été largement remaniée à cette époque.

Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais) – Église Saint-Martin

 

Les aides de la Sauvegarde :

13/12/2016 10 000 € octroyés pour la restauration de la maçonnerie de la flèche, du chemin de ronde et de la balustrade (dont 5 000 €  provenant d’une fondation privée).

Tourcoing, église Notre-Dame-des-Anges

Tourcoing (59) - église Notre-Dame-des-Anges

71 356 € ont été récoltés au 1er septembre 2017

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Département : Nord (59)

Commune : Tourcoing

Notre-Dame-des-Anges est une église atypique bâtie au XIXème siècle. Si son architecture extérieure d’église en front de rue est typique de l’art néo-classique, un intérieur éclectique se révèle une fois le porche passé. En effet, la nef principale flanquée de deux bas-côtés ainsi que le chœur puis le chevet à abside semi-circulaire ont été remaniés sous le Second Empire et la Troisième République pour un décor luxuriant s’inspirant de la Renaissance Française.

La première pierre de l’édifice a été posée en 1845 grâce à la donation du terrain d’une bienfaitrice qui demanda en contrepartie un vocable à Notre-Dame-des-Anges, en référence à la piété franciscaine. Construite pendant l’essor de la ville au XIXème siècle, Notre-Dame-des-Anges témoigne de la prospérité de la ville de Tourcoing.

Les travaux

L’église a subi de nombreuses altérations ces dernières années : un incendie, une explosion à proximité, la chute du clocher, une tempête… L’édifice nécessite urgemment une restauration globale. Un chantier est en cours pour les vitraux, il faudra ensuite restaurer la toiture, la maçonnerie, les fresques murales ainsi que l’éclairage pour rendre à Notre-Dame-des-Anges son faste d’antan.

Tourcoing (59) - église Notre-Dame-des-Anges Tourcoing (59) - église Notre-Dame-des-Anges Tourcoing (59) - église Notre-Dame-des-Anges Tourcoing (59) - église Notre-Dame-des-Anges

  

La Sauvegarde de l’Art Français aux Journées Européennes du Patrimoine

La Sauvegarde de l'Art Français

Le descendant du célèbre ornemaniste Cruchet découvre la maison de son ancêtre lors des Journées Européennes du Patrimoine

Pour la première fois, la Sauvegarde de l’Art Français a ouvert ses portes à l’occasion des journées du patrimoine, le 17 septembre. Notre association a la chance d’être installée dans un immeuble de rapport construit dans les années 1850 inscrit au titre des Monuments historiques en 1982. Bâti pour être la vitrine de l’activité de Michel-Victor Cruchet, célèbre ornemaniste du XIXe siècle, l’immeuble abrite encore de nombreux et riches décors.
Alors que des dizaines de personnes se sont succédées pour admirer les salons, notre premier visiteur fut… le propre descendant de Cruchet ! Il nous raconte sa visite.

« Je m’appelle Laurent, j’ai 34 ans. J’habite dans l’Aisne et actuellement, je suis à la recherche de mes ancêtres. Je suis l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de Michel-Victor Cruchet de par ma grand-mère paternelle Suzanne, née Cruchet.

J’ai retrouvé sur Internet des informations sur ma famille (acte de naissance, mariage, décès…). Désirant cette année profiter des journées du patrimoine pour découvrir les lieux de vie de mon ancêtre, j’ai programmé la visite proposée par la Sauvegarde en priorité.

C’est avec émotion que j’ai découvert ces lieux qui ont gardé leur prestance de l’époque. J’ai trouvé la visite intéressante avec pas mal d’explications et c’est avec plaisir que j’ai constaté que beaucoup de choses sont faites pour conserver les lieux intacts voire même les restaurer.
J’ai aussi découvert la technique du carton-pierre qui a fait la renommée et la fortune de mon ancêtre. Visiter ces lieux magnifiques fut l’opportunité de connaître la Sauvegarde, dont je ne soupçonnais pas l’existence et qui est pourtant très importante pour le patrimoine français.

Nous avons poursuivi notre journée en nous rendant au cimetière de Montmartre pour rendre visite à Michel-Victor Cruchet, enterré là parmi d’illustres personnes. Nous nous sommes aussi arrêté 3 rue Ballu, qui fût sa dernière demeure. Et nous avons également visité Notre-Dame de Lorette où fût célébré le mariage de Victor-Michel Cruchet, 176 ans plus tôt jour pour jour ! »

Pour en savoir plus :

Paris Bise-art

Michel-Victor Cruchet

 

Michel-Victor Cruchet (1815-1899), sculpteur et ornemaniste célèbre pour sa connaissance des décors anciens et sa capacité à les adapter et à en faire des copies. Il a fait sa renommée à la suite de son père, grâce à ses réalisations en carton-pierre, matériau utilisé pour les moulures et les sculptures (remplacé aujourd’hui par la résine polyuréthane). Entre autres réalisations, il est connu pour les lambris et les décors réalisés pour l’impératrice Eugénie au château de Saint-Cloud, et les nombreux ensembles de mobilier réalisés à Fontainebleau, à Compiègne ou aux Tuileries.

Il construit entre 1846 et 1861 l’immeuble du 22 rue de Douai, une maison d’aspect opulent qui sera à la fois son habitation, son local professionnel (ateliers et magasin d’exposition) et une maison locative. La Sauvegarde de l’Art Français, propriétaire de l’immeuble y occupe l’ancien appartement de Cruchet, entièrement restauré en 2006.

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Roubaix, église Saint-Joseph

Roubaix (59) - église Saint-Joseph

Département : Nord (59)

Commune : Roubaix

La silhouette de  l’église Saint-Joseph de Roubaix se distingue dans le paysage urbain par son élégant clocher finement élancé qui culmine à 50 mètres à la croisée du transept. On y retrouve l’influence néogothique anglaise mais aussi l’atmosphère particulière des couvents de Bruges. L’édifice est une construction faite de briques et d’ardoises sur un plan en croix latine. Avec ses formes simples, l’église s’intègre parfaitement dans ce quartier industrieux de Roubaix. C’est un bâtiment économique mais solide pouvant accueillir 2 100 fidèles. L’église Saint-Joseph a une superficie intérieure de 1 050 mètres carrés. La hauteur de la nef principale est de vingt mètres et sa largeur de neuf mètres. Elle est flanquée de deux bas-côtés de sept travées. Un transept saillant succède à la nef. Enfin, le plan de l’église s’achève par un chevet à abside semi-circulaire.

Construite dans le quartier ouvrier du Fontenoy et de la Guinguette, l’église Saint-Joseph, par son style architectural, s’inscrit comme témoin de la pensée de l’église catholique à la fin du XIXème siècle. Elle est édifiée de 1876 à 1878 sur les plans du Baron Béthune (1821-1894), architecte flamand et principal promoteur en Belgique du mouvement néogothique de l’Europe du Nord-Ouest. A l’intérieur, l’église présente un chef-d’œuvre des arts décoratifs de la fin du XIXème siècle. La peinture, la sculpture, le vitrail forment un ensemble cohérent et ordonné, propice au recueillement.

Les travaux

Les travaux à Saint-Joseph de Roubaix ont commencé en 2010, ils vont se prolonger pendant encore cinq ans. L’ensemble de l’édifice se verra restauré, de la pointe du clocher jusqu’aux peintures murales intérieures. La première phase de travaux concerne la toiture et le clocher puis la deuxième s’attaquera à la nef centrale. Elles ont pour conséquence la fermeture de l’église pendant la durée du chantier.

 Roubaix (59) - église Saint-Joseph Roubaix (59) - église Saint-Joseph Roubaix (59) - église Saint-Joseph

Les aides de la Sauvegarde :

2017 La Sauvegarde de l’Art Français a récolté 56 178 € pour ce projet

Concert à la Madeleine le 26 août

logo 20 FdPDans le cadre des célébrations du 20e anniversaire de la Fondation du patrimoine, la délégation Bretagne de la Fondation du patrimoine et l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés de Sainte-Anne-d’Auray organisent un concert chœurs et orgue en l’église de la Madeleine à Paris le vendredi 26 août 2016 à 16h.

La Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray et le Trinity Hall Chapel Choir de Cambridge uniront leurs voix à l’occasion d’un concert exceptionnel autour du Requiem de Gabriel Fauré en version chœur et orgue. Cette oeuvre, célèbre et d’une grande intensité, a été créée le 16 janvier 1888 en l’église de la Madeleine. Le compositeur Gabriel Fauré a entretenu un lien fort avec la Bretagne, ayant eu son premier poste d’organiste à l’église Saint-Sauveur de Rennes.

Ce concert permet de mettre en lumière l’échange musical et culturel entre deux chœurs de jeunes…

découvrez ici le communiqué de presse : CP_concert_Paris_26aout2016-1

Les dons de la Sauvegarde: bilan de milieu d’année

Avrainville (91) - Eglise Sainte-Marie

Avrainville (91) – Eglise Sainte-Marie

Depuis le début de l’année 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a déjà aidé pas moins de 32 édifices dans toute la France pour un      total de 436 000 €. Il s’agit à 71,8% de premières demandes, à 15,6% de deuxièmes demandes.

Ces églises et chapelles sont de toutes dimensions et présentent chacune des caractéristiques intéressantes illustrant l’évolution de l’architecture sacrée.

Chaque dossier est étudié en profondeur, tant sous ses aspects techniques qu’historiques, par des architectes spécialisés dans le bâti ancien et par des historiens d’art.

Certains points communs se dégagent des demandes; les membres du comité d’action ont notamment été confrontés à des cas d’école concernant:

  • la question de la possibilité technique de restaurer à l’identique certaines couvertures en lauzes à chevilles de bois.
  • la place des tuiles mécaniques anciennes dans l’histoire des bâtiments cultuels.
  • l’importance d’un traitement délicat des enduits sur les bâtiments anciens… et bien d’autres !

Chacune de ces églises, modeste ou imposante, permet ainsi de réfléchir plus largement à des problématiques techniques concernant la restauration du bâti ancien et la préservation des matériaux d’origine.

Les églises et chapelles aidées se répartissent en France ainsi :

Edifices aidés depuis Janv2016

Vous pouvez retrouver tous les édifices aidés depuis le début de l’année 2016 en cliquant sur les liens suivants:

Blanc

La diversité de ces constructions fait la richesse du patrimoine de notre pays. La Sauvegarde de l’Art Français est heureuse d’avoir pu apporter son aide à chacun de ces projets.

Trois comités restent à venir pour la seconde partie de l’année 2016.

Bougainville, église Saint-Arnould

Bougainville (80) - Eglise Saint-Arnould

Commune: Bougainville

Département: Somme (80)

Bougainville (80) - Eglise Saint-ArnouldL’église est constituée d’une nef de trois travées flanquée au Sud-Ouest d’un monumental clocher, d’un chœur de deux travées flanqué d’une sacristie au Sud et amorti sur un chevet polygonal. Le chœur est buté par des contreforts dont l’appareil ne s’enchaîne pas aux élévations. La nef est cantonnée par six contreforts au Nord, deux au Sud, le clocher par des contreforts au Sud et une tourelle d’escalier du XVIème siècle au Nord-Ouest.
L’ensemble est élevé en moyen appareil sur un soubassement en brique. L’élévation Ouest de la nef est couronnée par un pignon sommé d’une croix. La couverture ardoise à deux versants commande nettement celle du chœur couverte en tuile mécanique et en ardoise. Le comble ardoisé de la sacristie comprend une croupe et vient en pénétration dans celui du chœur. Le clocher est couvert à quatre pans, ardoisés comme la charpente du fût.
L’édifice s’ouvre par trois portes sur les élévations Nord, Sud et Ouest de la nef. Il prend le jour par des baies plein cintre (une brisée sur le chevet). Les vaisseaux sont couverts avec une voûte surbaissée, légèrement brisée dans le chœur.

Le clocher porte la date de 1757. Le pan Nord-Est du chevet a été reconstruit en parpaing en 1959 et la nef en 1828-1830.

 

Bougainville (80) - Eglise Saint-Arnould Bougainville (80) - Eglise Saint-Arnould Bougainville (80) - Eglise Saint-Arnould

Les aides de la Sauvegarde

07/06/2016 7000 € octroyés pour les travaux de restauration des contreforts du clocher.
25/04/2017 3000 € octroyés pour les travaux de restauration de la tourelle et du clocher.

Heilles, église Saint-Martin

Heilles (60) - Eglise Saint-Martin

Commune: Heilles

Département: Oise (60)

Heilles (60) - Eglise Saint-MartinL’église Saint-Martin se compose d’un nef lambrissée de bois précédée d’un porche. Un clocher roman à corniche beauvaisine surmonte la croisée du transept, voûtée en pierre. Les bras Nord et Sud du transept sont respectivement des chapelles dédiées à la Vierge et à saint Claude, voûtées en plâtre au XIXème siècle.
Un chœur gothique de deux travées à chevet polygonal à 5 pans termine l’édifice à l’Est. La couverture est en tuiles plates, exceptée la flèche en pavillon, en ardoises. Les murs sont bâtis en craie de pays avec des pierres de tailles plus dures. Une sacristie est accolée à la partie Nord du chœur. Les vestiges d’un collatéral au Nord se devinent aux trois arcades du mur gouttereau.

1193 : construction de l’église dont la cure relève du chapitre Saint-Michel de Beauvais
XVIème siècle: modifications avec probable suppression d’un bas-côté nord et construction ou modification des chapelles nord et sud.
XVIIIème siècle: embellie grâce aux largesses du comte de Noailles (1753 : baptême de la cloche ‘Anne’)
XIXème siècle: décor intérieur (voûtes en plâtre du transept, chapelle de la Vierge et rosace), vitraux.
Après 1900: transfert du cimetière loin de l’église.

Heilles (60) - Eglise Saint-Martin Heilles (60) - Eglise Saint-Martin Heilles (60) - Eglise Saint-Martin Heilles (60) - Eglise Saint-Martin

Heilles (60) - Eglise Saint-Martin

 

Les aides de la Sauvegarde

07/06/2016 15 000 € octroyés pour l’assainissement, la restauration des soubassements et des contreforts, la réfection de la couverture du clocher en ardoise, pose d’un paratonnerre, réfection de la couverture de l’escalier d’accès au comble en pierre, reprise de la couverture du pan Est du bras Sud du transept en tuiles, restauration de la chambre des cloches.

Praslin, église Saint-Parres

Praslin (10) - Eglise Saint-Parres

Commune: Praslin

Département: Aube (10)

Praslin (10) - Eglise Saint-ParresCette église du XVIème siècle comprend une nef reconstruite en 1770 par les habitants qui se trouvaient à l’étroit. Le chœur fut restauré en 1786. Le bras Sud du transept servait de chapelle aux seigneurs de Choiseul-Praslin. Le clocher a été construit en 1882.

Praslin appartint, aux XIIIème et XIVème siècles, aux Plancy, et au début du XVIème siècle, passa à la maison champenoise de Choiseul, dont Charles, maréchal de France. Praslin donna son nom à diverses branches cadettes de Choiseul, dont celle des ducs de Praslin.
L’église était succursale de Lantages.

Praslin (10) - Eglise Saint-Parres Praslin (10) - Eglise Saint-Parres Praslin (10) - Eglise Saint-Parres - La Sauvegarde de l'Art Français Praslin (10) - Eglise Saint-Parres Praslin (10) - Eglise Saint-Parres Praslin (10) - Eglise Saint-Parres

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 4 000 € octroyés pour la réhabilitation du portail d’entrée, la restauration de la façade Ouest de la nef, du contrefort Nord-Est du transept Nord et du contrefort Sud-Ouest du transept Sud
07/06/2016 15 000 € octroyés pour la restauration de maçonneries et couvertures de la façade Nord de la nef et du transept Nord y compris tourelle.

Setques, église Saint-Omer

Setques (62) - Eglise Saint-Omer

Commune: Setques

Département: Pas de Calais (62)

Setques (62) - Eglise Saint-OmerL’église Saint-Omer de Setques, à nef unique et tour hors d’œuvre, bien que rénovée à plusieurs reprises, conserve des parties anciennes, notamment le niveau inférieur de la tour, les soubassements en silex, le mur oriental du chevet.
La connaissance de l’architecture de l’église débute avec quelques quitances de paiement de travaux dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Puis, il faut attendre les années 1860 pour disposer de nouvelles archives sur les travaux de l’édifice malgré des archives paroissiales bien conservées. La commune relativement pauvre, l’édifice construit de manière assez solide sont la résultante de ce faible entretien et du peu de travaux lancés. En 1860, la nef fut reconstruite probablement à l’identique par un maçon local. Ainsi, de construction robuste, elle a traversé les siècles sans demander beaucoup de réparations.
Au XIXe siècle, la paroisse et la commune entamèrent des travaux de restauration qui modifièrent sensiblement le clos-couvert de l’église. Elle fut relativement bien préservée des deux guerres du XXe siècle et elle demeura dans son jus hormis une sacristie rapportée et de piètre facture. Bien que ne formant pas un ensemble homogène en terme de chronologie, la reconstruction de 1863 par un maçon local témoigne de la volonté de la commune de conserver une esthétique classique à l’édifice. Cee église bien sauvegardée est un témoin intéressant de l’architecture rurale du canton de Lumbres.

   Setques (62) - Eglise Saint-Omer Setques (62) - Eglise Saint-Omer Setques (62) - Eglise Saint-Omer Setques (62) - Eglise Saint-Omer Setques (62) - Eglise Saint-Omer

Les aides de la Sauvegarde

07/06/2016 15 000 € octroyés pour la réfection de la charpente, de la couverture et des maçonneries.

Looberghe, église Saint-Martin

Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin

Commune: Looberghe

Département: Nord (59)

Looberghe (59) - Eglise Saint-MartinL’église dédiée à Saint Martin, est située au centre du village, bourg important qui, dès le XIIe siècle, commandait le passage de la haute Colme par la route venant de Cassel et allant à Calais par Bourbourg, dans une région jadis marécageuse et sillonnée de canaux.

L’église primitive, incendiée par les Anglais en 1435, a été reconstruite au XVIIIe siècle, grâce à un impôt spécial. Elle présente un chœur très important et deux chevets latéraux plus bas dont les pilastres à entablements accentuent la silhouette « XVIIIe ».

La tour en façade, très massive avec ses fenêtres jumelées éclairant la chambre des cloches et sa grande ouverture qui surplombe le portail central, est agrémentée par une élégante flèche à crochets et un garde-corps ajouré.

Cet édifice comprend un vaisseau central, deux nefs latérales, un transept, un chœur, deux chapelles, un clocher, une sacristie, et une salle de catéchisme.

Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin

Les aides de la Sauvegarde

07/06/2016 20 000 € octroyés pour la réfection de la couverture et de la charpente de l’église et de la chambre des cloches

Découvrez Varsovie avec la Société Française d’Archéologie

La Sauvegarde de l’Art Français s’associe à la Société Française d’archéologie pour proposer cet exceptionnel voyage en Pologne à Varsovie et Malbörk, entre les 8 et 12 septembre 2016.

Guidés par l’expertise de Jacques Moulins, architecte en chef des Monuments historiques, c’est une occasion exceptionnelle de découvrir des éléments majeurs du patrimoine polonais.

Inscrivez vous au plus vite, les places sont limitées!

Cliquez sur le programme pour avoir toutes les informations.

 

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129 000 € donnés par la Sauvegarde en décembre, pour 12 églises

Germigny l'Exempt (Cher) - Eglise Notre-Dame

Lors de son comité du 15 décembre 2015, la Sauvegarde de l’Art Français a choisi d’aider la restauration de 12 églises dans toute la France, pour un montant total de 129 000 €.

AQUITAINE
SAINT-MEARD-DE-DRONE (Dordogne) – Eglise Saint-Méard           I.S.M.H. le 02/11/2000
LANNES (Lot-et-Garonne) – Eglise Sainte-Marie (demande n°2)            I.S.M.H. le 07/05/1937
ANOYE (Pyrénées-Atlantiques) – Eglise Notre-Dame                       Non protégée
POEY-D’OLORON (Pyrénées-Atlantiques) – Eglise Saint-Martin                       Non protégée

AUVERGNE
GOURDIEGES (Cantal) – Eglise Saint-Men                I.S.M.H. le 30/12/1985

BASSE-NORMANDIE
LA ROQUE-BAIGNARD (Calvados) – Eglise Saint-Martin             Non protégée

BOURGOGNE
ARTHONNAY (Yonne) – Eglise Saint-Valentin (demande n°3)           I.S.M.H. le 05/05/1926
Mur méridional (portail et sa rosace) classé MH  le 19/04/1932

CENTRE
GERMINY-L’EXEMPT (Cher) – Eglise Notre-Dame     Clocher et porche classés le 02/03/1912
NOZIERES (Cher) – Eglise Saint-Paxent (demande n°2)               I.S.M.H. le 12/02/1971

PAYS DE LA LOIRE
SAINT-HILAIRE LE LIERRU (Sarthe) – Eglise Saint-Hilaire                 Non protégée

PICARDIE
MONT-L’EVEQUE (Oise) – Chapelle du château de Mont-l’Evêque       I.S.M.H. le 28/06/1989

POITOU-CHARENTE
SAINT-LAURENT DES COMBES (Charente) – Eglise Saint-Laurent         Non protégée

Champdolent, église de la Nativité de la Sainte-Vierge

Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge

Département : Charente-Maritime (17)

Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-ViergeL’église est composée d’une nef unique, de deux travées voûtées et d’un long choeur de deux travées, terminé par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, dont le chevet est décoré de lésènes avec des modillons sculptées et de colonnes engagées. Le clocher est une tour bâtie au sud de la 2e travée de la nef. Une chapelle de plan carrée, voutée, lui fait suite le long de la première travée du choeur.
La couverture est en tuiles canal sur la nef et le choeur et en ardoises sur le clocher.
Le portail ouest est surmonté d’une arcade cintrée.

Une charte fait mention d’une église à Champdolent dès 1047. En 1147, une autre précise que l’église fut donnée par le Seigneur de Taillebourg à l’Abbaye Saint-Jean-d’Abgely. L’église est bâtie à la charnière des XIIe ( pour le chevet) et XIIIe siècles. Au XVIe siècle, le clocher est construit et au XIXe, on ajoute à l’église de puissants contreforts du nord de la nef et du chevet

Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge, Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge  Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge Champdolent (17) - église de la Nativité de la Sainte-Vierge

Les aides de la Sauvegarde :

03/11/15 7 000 € pour la restauration de la couverture, de la charpente et reprises ponctuelles de maçonneries du cloche

Denonville, église Saint-Léger

Denonville (28) - église Saint-Léger, façade ouest et clocher

Département : Eure-et-Loir

Commune : Denonville

Nef composée d’un vaisseau principale et d’un collatéral au nord. Un clocher hors-oeuvre se trouve au sud ainsi qu’une chapelle seigneuriale. Le chœur est composé d’une travée droite et d’une abside semi-circulaire.

Une première église est construite fin XIe, début XIIe par Étienne de Denonville. Elle est modifiée au XVIe par Pierre de Hémard. Une chapelle seigneuriale est bâtie peu de temps après la mort de Jacques de Hémard, seigneur de Denonville en 1559. Sur l’ancienne voûte , on y voyait encore en 1658 « les armes et blasons en plain de la famille de Hémard, qui sont à 6 burelles de sable, autour desquelles est le chapeau et les cordons d’un cardinal issu de la famille« . La voûte est reconstruite par la famille de Brisay en 1722. Un projet de prolongement de l’église est envisagé en 1755 mais pas mis à exécution. C’est en 1770 qu’est  construit le collatéral nord.

Denonville (28) - église Saint-Léger, vue de la nef et du choeur Denonville (28) - église Saint-Léger, vue de la nef et du bas-côté sud Denonville (28) - église Saint-Léger, porte condanmée au nord

Les aides de la Sauvegarde :

09/06/15 5 000 € pour la reprise de la corniche côté clocher.