Archives pour la catégorie Pyrénées-Orientales

Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales), église Saint-Saturnin

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune de Montesquieu-des-Albères

L’église Saint-Saturnin, de type roman, est composée d’une nef de 3 travées et d’un choeur à abside semi-circulaire et voûte en cul de four, orné à l’extérieur de lésènes.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Bruno Morin, architecte du patrimoine

Deux chapelles forment un faux transept et une troisième chapelle bâtie le long de la seconde travée nord de la nef, est décorée dans le style gotique avec voûtes d’ogives. Le couvrement de la nef et des chapelles latérales étant, lui, en voûte en pierre de profil brisé. La première travée de la nef est surmontée d’une massive tour-clocher. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses.

Les premières mentions de Montesquieu-des-Albères remontent au VIIIe siècle, sous le terme Villa nova. Au XIe siècle, cet endroit prend le nom de Montesquivo, en rapport avec l’éminence rocheuse sur laquelle il est bâti. La famille Sant Cristo y construit un château vers 1080.

L’église paroissiale Saint-Saturnin a été édifiée au XIIe siècle, en périphérie du village actuel. Elle est consacrée le 10 juin 1123 par l’évêque d’Elne Pere Bernat en présence de Guillem Bernat de Sant Cristo, seigneur du lieu-dit.

La chapelle de la première travée nord a été bâtie au XVIIe siècle par la famille Freixe, anoblie par Louis XIII pour services rendus. Leurs armes, dotées d’un frêne arraché orne les culs de lampes des départs de nervures de la chapelle.

En 1790, le clocher est dépouillé de trois de ses cloches qui sont fondues. Une quatrième, cachée par un paysan et datée de 1598 est à nouveau en service dans la baie campanaire nord-ouest du clocher.

En 1999 une nouvelle cloche est installée dans la baie Sud-ouest.

Les archives portent la trace de l’existence d’un bâtiment accolé à la partie nord ouest de l’église, avec laquelle la chapelle Freixe semblait communiquer. Cet édifice était un presbytère, abandonné et détruit en 1842 et dont les matériaux ont servi à l’édficiation d’une sacristie le long du mur sud du chevet, dans lequel a été ouvert une porte. Cette sacristie a elle-même été détruite par la suite en 1990.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 7 000 € pour la restauration des façades et couvertures et assèchement des murs gouttereaux sud

Argelès-sur-Mer, chapelle Saint-Jérôme

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Pyrénées-Orientales (66)

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français

plan : Bruno Morin, architecte du patrimoine

Cette petite chapelle de plan rectangulaire de petites dimensions est dotée à l’est d’une travée supplémentaire de choeur, plus étroite que la nef avec une abside semi-circulaire.

Un clocheton à une arcade surmonte le pignon ouest. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses et en lauzes sur le choeur. La nef est couverte d’une voûte en berceau. Elle est construite au Xe s et XIe siècles. Par la suite, la chapelle a été utilisée comme bergerie (peut-être à partir de la Révolution) et jusqu’à une époque récente.

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français  Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 5 000 € pour la restauration intérieure et extérieure

Valcebollère, église Saint-Félix

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Valcebollère

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église Saint-Félix est mentionnée dès le XIIIe siècle comme dépendance de la paroisse Saint-Pierre-d’Osséja. Elle fut consacrée en 1219.

Elle a été remaniée plusieurs fois au XVIIIe siècle et au XIXe siècle.
Son clocher est daté de 1867.

Il s’agit d’un édifice à nef unique  voûté en berceau brisé, terminé par un chevet plat., bordé au nord et sud est de chapelles. On y accède par le sud, grâce à une ouverture en plein-cintre. Les murs et les couvertures sont en schiste.

Le retable du maître-autel est constitué de neuf panneaux peints du début du 16e siècle. Ils sont peints sur une préparation de plâtre dans une architecture en bois peint et doré. L’encadrement de la prédelle, de style gothique, est en bois doré : six contreforts à pinacles, réunis par des accolades, délimitent les cinq panneaux peints. Prédelle (de gauche à droite) : deux saints martyrs (saint Abdon et saint Sennen ?) , Vierge de douleurs, Ecce Homo, saint Jean et deux saints (saint Côme et saint Damien). L’encadrement de la partie supérieure, en saillie, est polychromé et orné d’étoiles de perles, de dents de scie ; les quatre contreforts, seuls, sont en bois doré, de même que le dais de la niche. Partie supérieure : statue de saint Hilaire dans la niche centrale ; seul le dais gothique appartient au retable primitif ; de chaque côté de la niche, deux panneaux peints (de gauche à droite) représentant saint Antoine ermite, saint Hilaire, l’Adoration des Mages et saint Sébastien. Fronton : constitué par un petit panneau peint (à demi caché par le couronnement du dais) représentant le Père éternel (qui semble d’une autre main, plus récente et de moindre intérêt).

Ce retable situé dans la chapelle Saint-Hilaire du hameau du Puig était la propriété privée d’une famille originaire de Palau de Cerdagne qui possédait également les murs de l’édifice. Le retable fut vendu dans les années 1970 au Département. Lors de son classement en 1933, le retable se trouvait encore dans la chapelle Saint-Hilaire du Puig. Au regard du mauvais état de la chapelle, l’oeuvre fut démontée et déplacée dans la sacristie d’Osséja avant 1935 (date des travaux dans la chapelle). Suite à la restauration de Jaume Llado (années 1970) le retable fut placé dans la chapelle basse du Palais des Rois de Mallorca. Valcebollère est érigé en commune en 1832, après être séparé d’Osséja. Puis en 1972, Valcebollère fusionne avec Osséja, et en 1984 Valcebollère redevient une commune indépendante.

Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Féllix - La Sauvegarde de l'Art Français Valcebollère (66) - Eglise Saint-Félix - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

25/04/2017 3 000 € pour la restauration des enduits des façades Sud, Nord et Est

Olette-Evol, église Saint-André d’Olette

Olette-Evol (66) - Eglise Saint-André d'Olette - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Olette-Evol

Olette-Evol (66) - Eglise Saint-André d'Olette - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église Saint-André est composée d’une nef de trois travées encadrée de deux bas côtés séparés de la nef par des arcades cintrées. Un chœur de plan carré, à chevet plat, est situé à l’Est. Une sacristie de taille plus importante que le chœur, lui est adossé au Nord.
Au Sud, une chapelle à abside semi-circulaire ferme le bas côté à l’Est, le long du chœur.
Une tour clocher de plan carré, est située au Sud de la façade Ouest.
Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en pierre et en ardoise.

L’église primitive remonte à l’époque romane. Elle était alors dédiée à la sainte Vierge.
L’église est agrandie en 1597 et bénie par l’évêque d’Elna, Monseigneur Antoine Gallard, en 1611. Elle est dédiée à saint André en plus de l’Immaculée Conception.
Les agrandissements consistent en la création des deux nefs latérales. Elles ont été ornées de baies géminées de marbre de Villefranche, datant du XIIIe siècle et provenant sans doute d’un édifice civil.

Un retable fut créé 1614 et remplacé au XIXe siècle, par l’autel actuel. Au XIXe siècle fut reconstruit le clocher pour remplacer une construction plus ancienne qui menaçait ruine.

Olette-Evol (66) - Eglise Saint-André d'Olette - La Sauvegarde de l'Art Français Olette-Evol (66) - Eglise Saint-André d'Olette - La Sauvegarde de l'Art Français Olette-Evol (66) - Eglise Saint-André d'Olette - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

25/04/2017 8 000 € pour la consolidation de la structure et mise hors d’eau.

Reynès (Pyrénées-Orientales), chapelle Notre-Dame du Vila

Reynès (66) chapelle ND du Vila

Département : Pyrénées-Orientales

Commune : Reynès

Reynès (66) chapelle ND du Vila - La Sauvegarde de l'Art Français

Cette église est ceinte d’un cimetière formant un enclos paroissial. Orientée, elle est constituée d’une nef et d’un chevet plat, couverte de berceaux en plein cintre. Une baie d’axe dans le chevet éclairait le choeur. Les murs gouttereaux nord de la nef et du choeur sont partiellement enterrés du fait de la déclivité du terrain. Nef et choeur sont couverts en batière, avec des tuiles canales.

Un portail de pierre, à l’ouest est couvert en plein cintre et surmonté d’un escalier en pierre conduisant au clocher en arcade. Une sacristie adossée en appentis au sud du choeur.

La fondation du hameau du Vila remonte à l’époque romaine quand une voie de communication est créé à cet endroit, la via vallespiriana. La première mention de Reynès date de 988.

Au XIe siècle, le village est fortifié et doté d’un château dont il ne reste aucun vestige aujourd’hui. Il appartient au comté de Besalu. En 1111 le comté de Besalu passe aux mains de Jacques 1er, roi d’Aragon et comte de Barcelone.

L’église actuelle est construite entre le XIe et le XIIe siècle. Elle est mentionnée en 1114 dans  dans le testament du comte de Besalu. La chapelle est consacrée à nouveau à cette date, puis par bulle pontificale de 1168 et est donnée au monastère Del Camp (à Tresserre).

La création d’un escalier extérieur pour accéder au clocher date de 1775.

 Reynès (66) chapelle ND du Vila - La Sauvegarde de l'Art Français Reynès (66) chapelle ND du Vila - La Sauvegarde de l'Art Français Reynès (66) chapelle ND du Vila - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

29/11/2016 10 000 € pour le confortement structurel et la restauration extérieure.

Lesquerde, chapelle Saint-Roch

  4-vue de la Mairie-4

Département : Pyrénées-Orientales

Commune : Lesquerde

Lesquerde (66) - chapelle Saint-Roch - 2016- planCette petite église est composée d’une simple nef à chevet semi-circulaire, avec une sacristie qui épouse la forme du chevet mais est plus basse de toit. Les murs sont en moellon enduit et les couverture de tuiles creuses.

La chapelle Saint-Roch était tout d’abord consacrée à sainte Marie. Construite au XIIIe siècle, elle appartenait probablement à la commanderie de Saint-Arnac, maison dominante de Fenouillèdes.

Elle reçoit le nouveau vocable de Saint-Roch au XVe siècle , à une époque sombre où les épidémies de peste se succédaient.
Peut-être église paroissiale, elle est abandonnée à la construction au XIXe d’une église au centre du village, mais on y célébrait chaque année la saint Roch jusque dans les années 70.

 

 

2-porte d'entrée-1Lesquerde (66) - chapelle Saint-Roch - 2016- La Sauvegarde de l'Art FrançaisLesquerde (66) - chapelle Saint-Roch - 2016- La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

10/05/2016 3 000 € octroyés pour la restauration de la couverture

Laroque-des-Albères, chapelle Notre-Dame de Tanya

Laroque-des-Albères (66) - chapelle ND de Tanya- 2015- La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Laroque-des-Albères

Laroque-des-Albères (66) - chapelle ND de TanyaCette chapelle est composée d’une nef unique de 3 travées matérialisées par des piliers. Le choeur d’une travée est terminé par une abside semi-circulaire et encadré de deux absidioles, lui donnant un aspect trilobé. Les  murs sont en galets et moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses. Une sacristie de plan carré est accolée à une partie de l’absidiole nord et de l’abside axiale.
La nef est voûtée en berceau.

La chapelle de Tanya a probablement été fondée au XIe s., mais les premières mentions de l’existence de cette chapelle remontent à 1371, sous le vocable de ecclesia Sancte Marie de Tanyano.
Aux XVIIe-XVIIIe s., la nef est allongée de huit mètres vers l’ouest et la sacristie est bâtie. On ouvre aussi le portail ouest et une tribune est construite. En 1776 est bâti le retable en bois doré qui orne le choeur.

Un ermitage était attaché à cette chapelle, dont les ermites jouent un rôle important dans la vie de locale. Il est supprimé à la Révolution et vendu.
Au XIXe s., le propriétaire de Tanya fait restaurer l’église avant d’en faire don à la commune de Laroque.

Laroque-des-Albères (66) - chapelle ND de Tanya- La Sauvegarde de l'Art Français  Laroque-des-Albères (66) - chapelle ND de Tanya- 2015- La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

02/02/2016 15 000 € octroyés pour la restauration des maçonneries extérieures et création d’un caniveau en façade nord

Arboussols, église Nostra-Senyora-de-Las-Grades de Marcevol

Arboussols (66) - Église Nostra Senyora de Las Grades de Marcevol

Arboussols (66) – Église Nostra Senyora de Las Grades de Marcevol

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Arboussols

Arboussols (66) - Église Nostra Senyora de Las Grades de MarcevolL’église Nostra Senyora de Las Grades est composée d’une nef unique terminée par un chevet semi-circulaire, orné de lésènes. Les pignons sont ornés de sortes d’acrotères en pierre.
L’entrée se fait par le côté Sud, au niveau de la première travée de la nef. C’est au dessus de ce mur gouttereau Sud que se trouve un petit clocher à une arcade.
Les murs sont en moellons et pierres de taille (sur le chevet), la façade Sud est enduite à la chaux.
Une enceinte fortifiée de pierres sèches protège l’accès au Sud de l’église. Elle est couverte en tuiles creuses.

La légende précise que cette église aurait été construite sur les cendres de la mère du pape Lin, 2e évêque de Rome après saint Pierre, né en 13 ap. J.-C.
De fait, des vestiges néolithiques  ont été répertoriés et ont été inventoriées par la DRAC.

L’église est construite au XIe s. Les premières mentions de cet édifice datent de 1088 et 1091.
Au XVIe s. , elle est fortifiée par l’ajout d’une enceinte au sud.

Elle est fermée depuis le tremblement de terre de 1996.

Arboussols (66) - Église Nostra Senyora de Las Grades de MarcevolArboussols (66) - Église Nostra Senyora de Las Grades de MarcevolArboussols (66) - Église Nostra Senyora de Las Grades de Marcevol

 

 

 

Les aides de la Sauvegarde :

02/02/2016 5 000 € pour l’étude de diagnostic pour le renforcement structurel de l’église

Le Grand Prix Pèlerin du Patrimoine 2015

La chapelle Saint-Guillem de Combret (Pyrénées-Orientales)

La chapelle Saint-Guillem de Combret (Pyrénées-Orientales)

La remise du Grand Prix Pèlerin du Patrimoine, placée cette année sous le parrainage d’Erik Orsenna, avait lieu le 5 Novembre dernier au Petit Palais à Paris. Cette belle soirée a commencé avec la visite guidée des œuvres des collections d’icônes byzantines et de sculptures médiévales.

Au cœur d’une actualité sombre, le fil conducteur de la soirée était le défi présenté par la transmission du patrimoine. Les membres du jury, présidé par Philippe Bonnet, conservateur en chef du patrimoine, ont récompensé huit projets ou initiatives cette année, dont deux projets soutenus par la Sauvegarde de l’Art Français.

La chapelle Saint-Guillem de Combret est blottie à 1 300 mètres d’altitude, à la croisée de deux vallées des Pyrénées. On y grimpe par les chemins de randonnée. Depuis le XIème siècle au moins, ce petit ermitage a servi de refuge aux travailleurs de la montagne et aux marcheurs. Sans compter les nombreux participants aux deux pèlerinages, à sainte Marie-Madeleine et à saint Guillem.

Remise du prix "Partage et Transmission" à Mme Loreto par Olivier de Rohan-Chabot, président de la Sauvegarde de l'Art Français.

Remise du prix « Partage et Transmission » à Mme Loreto par Olivier de Rohan-Chabot, président de la Sauvegarde de l’Art Français.

« Notre famille poursuit cette tradition d’accueil depuis que notre ancêtre a racheté l’édifice à la Révolution », explique Laurence Loreto, propriétaire et présidente de l’association de soutien qui a mobilisé plus de 200 personnes et touché Pélerin et la Sauvegarde de l’Art Français, qui l’avait déjà aidé par le passé. Car sa toiture originale, en dalles de gneiss, doit être refaite pour que la chapelle continue à traverser les siècles. « Aucun visiteur ne reste indifférent au charme du lieu, constate Laurence Loreto. C’est cela le miracle de Saint-Guillem. »

La chapelle est constituée d’une nef unique avec chevet plat, le tout voûté en berceau brisé. Les murs sont en gros appareil. Le premier  texte mentionnant la chapelle date de 1007 : le comte de Cerdagne, Guifred fait don au monastère de Saint-Martin de Canigou d’un bien situé à côté de « la pausa Guillelmi ». C’est un ermite nommé Guillem qui la fait construire  et la dédie à sainte Madeleine, au Xème-XIème siècle. A la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national et acquise par Jean Sors de la Llau qui promet de la rendre un jour au culte. Ses descendants, aujourd’hui 8 cousins germains, en sont toujours les propriétaires et œuvrent génération après génération pour la restaurer et la faire vivre. C’est cette volonté qui a été récompensée par le prix « Transmission et partage ».

Saires-la-Verrerie (61) - église Saint-Patrice, vue de la nef et du choeur

Saires-la-Verrerie (61) – église Saint-Patrice, vue de la nef et du chœur

La Sauvegarde de l’Art Français a par ailleurs été sensible au projet mené par la commune de Saires la Verrerie (Orne) pour la rénovation des charpentes et couvertures de la croisée et des transepts de l’église Saint-Patrice. Elle s’est associée à la Fondation du Patrimoine pour lui remettre le prix « Ensemble pour la patrimoine ».

Six autres prix sont venus récompenser de belles initiatives de protection et de restauration du patrimoine. Ils ont récompensé le projet d’installation de l’atelier de mosaïques d’Emilie Baudrais à Plassac en Gironde (Prix Pèlerin du jeune artisan d’art) qui rêve d’en faire un village de la mosaïque, la restauration du Christ de saint Rémy (Prix Pèlerin des Croix et Chemins en partenariat avec l’Association Notre-Dame de la Source) un grand Christ en croix polychrome, sur une poutre de gloire en fer forgé daté de 1730, la restauration de l’Adoration des Mages de Claude Vignon (1619) dans l’église Notre-Dame de Besançon (Grand Prix Pèlerin du Patrimoine).

Vue de la chapelle Saint-Guillem de Crombret (Pyrénées-Orientales)

Vue de la chapelle Saint-Guillem de Crombret (Pyrénées-Orientales)

Le Prix Pèlerin des Médias (en partenariat avec Le Jour du Seigneur) a distingué la restauration des cloches du carillon de Charlieu (Loire) tandis que le Prix spécial de la rédaction de Pèlerin récompensait le projet de création d’un mobilier liturgique de Jean-Paul Philippe dans l’église Saint-Barthélémy d’Objat (Corrèze). Enfin, les 14 stations du chemin de croix signées Léa Sham’s, émailleuse, à Saint-Pierre-du-Perray dans l’Essonne ont reçu le prix Pèlerin du patrimoine contemporain/Les Chantiers du cardinal.

Découvrez la vidéo de présentation de Saint-Guillem de Combret.

Formiguères, chapelle Notre-Dame de Villeneuve

Formiguères (66), chapelle Notre-Dame de Villeneuve, façade nord et source

Département : Pyrénées-Orientales

Commune : Formiguères

Formiguères (66), chapelle Notre-Dame de Villeneuve, plan au sol

plan au sol, par B. Morin, architecte du patrimoine

Chapelle pourvue d’une nef simple de deux travées terminée par un choeur à chevet plat. Une fausse voûte surbaissée la surplombe tandis qu’elle est couverte par une toiture en lauzes.
Clocher en arcades au sud-ouest, tandis qu’à l’angle nord de la nef est adossée une sacristie dont le soubassement voûté protège le captage d’une source. Une maison annexe est accolée à la première travée sud de la chapelle.

En 873, une première église est consacrée et le village de Formiguères est fondé autour de celle-ci. Formiguères vient soit du latin formica, méthode romaine d’écobuage, soit du wisigoth frumigar, qui désigne l’actuelle rivière Lladura.
Le hameau de Villeneuve appartenait à l’origine au village de Creu. Il est mentionné pour la première fois en 1087, dans un acte délimitant le territoire de Réal.
C’est sous l’impulsion de l’abbaye de Saint-Jacques-de-Jocou que le Comte de Cerdagne va favoriser la création d’églises pour fédérer les populations montagnardes éparses autour d’édifices religieux.
L’église actelle est probablement bâtie en 1735 (mais le site fait l’objet de plusieurs légendes plus anciennes qui laissent supposer la présence au minimum d’un oratoire préalable).
Le hameau de Villeneuve est rattaché à Formiguères en 1795-99.
Dans la 2e moitié du XIXe siècle, la première travée de nef de la nef est ajoutée (le cadastre napoléonien de 1825 ne montre pas que la chapelle soit accolée à la maison).
La charpente est modifiée et la ferme en bois est remplacée par deux fermes à arbalétrier courbe en métal. En 1980-84, de nombreux travaux sont engagés mais mal suivis (suppression des enduits intérieurs, rejointoiement au ciment gris …).

 

Formiguères (66), chapelle Notre-Dame de Villeneuve, pignon ouest Formiguères (66), chapelle Notre-Dame de Villeneuve, vue de la source sous la sacristie, au nord Formiguères (66), chapelle Notre-Dame de Villeneuve, vue du choeur

Les aides de la Sauvegarde :

09/06/15 12 000 € pour la consolidation du clocher et de l’angle sud-ouest de la chapelle.

Corbère, église Saint-Pierre du Château

Corbère, église Saint-Pierre du Château

Département : Aude

Commune : La Tourette-Cabardès

Corbère, église Saint-Pierre du Château, plan

Corbère, église Saint-Pierre du Château, plan au sol par E. Branco, arch. D.P.L.G.

Eglise composée composée d’une nef de deux travées ouvrant chacune sur des chapelles de part et d’autre. Le chœur est de plan carré, une sacristie lui accolée au mur gauche et un bâtiment annexe au mur droit. La couverture est réalisée en tuiles canals, sur une charpente apparente. Chaque travée est séparée par un arc doubleau de profile brisé. Les murs sont en pierre et mortier.

Le village primitif de Corbère se trouvait probablement aux alentours de l’église de Saint-Père del Bosc, dont la paroisse est citée dès 1163, comme une possession de l’abbaye Saint-Martin du Canigou. Aux XIIIe-XIVe siècles, les habitants se rapprochent du château pour des raisons de sécurité (mentionné dès 1241). Au XVIIe siècle,  la chapelle castrale devient église paroissiale de ce village. Elle est reconstruite. Ne subsiste de la chapelle castrale initiale que quelques éléments dans la 1ère chapelle à droite. Au XIXe, une nouvelle église est construite en contrebas et lui substitue le titre d’église paroissiale. Aujourd’hui, le village formé aux alentours du château se dépeuple au profit d’un village en contrebas.

Corbère, église Saint-Pierre du Château  Corbère, église Saint-Pierre du Château Corbère, église Saint-Pierre du Château Corbère, église Saint-Pierre du Château

Les aides de la Sauvegarde :

03/03/15 15 000 € pour la restauration des maçonneries et des couvertures et la reprise des descentes et chéneaux des eaux pluviales.

Baillestavy, chapelle Sant-Andreu-de-Vallestavia

Baillestavy - Chapelle Sant-Andreu-de-Vallestavia

Département : Pyrénées-Orientales ( 66 )

Commune : Baillestavy

L’église présente une nef unique voûtée en berceau brisé reposant sur 3 travées d’arcades latérales, qui fut légèrement surélevée près coup. Le  chœur est composé d’une travée et d’une abside voûtée en cul-de-four. La chapelle au nord a été aménagée postérieurement.

Des vases dits « acoustiques » sont disposés dans la voûte.  Selon d’autres hypothèses, ils pouvaient servir à drainer l’humidité de la voûte ou être utilisés pour la suspension de lampes à l’aide d’un croisillon retenu par le col le plus étroit. Les murs sont en moellons et la toiture recouverte de lauzes.

Construite sur un établissement métallurgique du 1er siècle avant J.-C., l’église est mentionnée pour la première fois en 1011.

Marcel Durliat date la première construction au Xe et la seconde à l’époque romane. La première construction était charpentée. La voûte actuelle repose en partie sur des arcades intérieures rajoutées, ce qui confirme une première étape pré-romane.

La paroisse dépendait de l’abbaye de Sant-Miquel de Cuxa

Au XVIIe siècle, Saint André cesse d’être l’église paroissiale du village, et tombe peu à peu en ruine.

Image Image Image Image
Image Image Image Image Image

Les aides de la Sauvegarde

10/03/77 Don de 396 € octroyé pour l’achat d’outils et de matériaux pour le chantier de jeunes dont les travaux consistaient à étayer complètement la chapelle et à déblayer les matériaux divers amoncelés à l’intérieur.
10/11/09 Don de 4 000 € octroyé pour la sécurisation de l’édifice
17/06/14 Don de 8 500 € octroyé pour la restauration des voûtes et couvertures en lauzes, de l’arc triomphal manquant, pour le drainage, les reprises des enduits et des joints extérieurs.