Archives pour la catégorie Nord

Warhem, église Notre-Dame de l’Assomption

Warhem (59) - église ND de l'Assomption

Département : Nord (59)

Commune : Warhem

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionL’église de Warhem est une hallekerque à trois nefs de style gothique avec une puissante tour carrée au centre, surmontée d’une flèche octogonale. Elle se compose de trois vaisseaux de trois travées terminés par trois absides. La façade occidentale se compose de trois pignons épaulés pàr des contreforts. Les deux pignons latéraux sont semblables. Le pignon central est percé d’une porte d’entrée en arc de plein-cintre surbaissé, surmontée d’une grande baie aveugle contenant un calvaire de dimensions proportionnées à celles de la baie. La tour carrée est en briques jaunes épaulée de contreforts d’angle. Elle est percée dans sa partie supérieure de deux arcatures plein-cintre contenant chacune deux fenêtres jumelées et un oculus de style gothique. Elle est couronnée par une balustrade dont chacun des angles est garni d’un pinacle. L’épiderme en briques de la tour est assez dégradé du côté occidental. Sa flèche de briques octogonale culmine à 63 m. A l’intérieur, quatre grosses piles marquent l’emplacement de la tour qui comporte contre sa pile Nord-Ouest une tourelle d’escalier avec une voûte à la Rihour. La façade sud comporte six travées percées chacune d’une fenêtre. Sur la façade nord, une chapelle avec chevet à trois pans occupe la 4e travée.Warhem (59) - église ND de l'Assomption

La fenêtre axiale de cette chapelle est aveugle. A l’Est, on observe les trois absides et une sacristie placée derrière l’abside Sud. L’abside de la nef centrale est plus longue que les autres d’une travée droite, son chevet est à trois pans, la baie est aveugle. Chacune des baies des absides latérales, également à trois pans, est aveugle. Les nefs sont séparées, par des colonnes à bases cylindrique et chapiteaux octogonaux sans décor. Elles supportent de larges arcades brisées. A l’origine, la brique de sable était recouverte d’un enduit disparu dans les travaux des années 1959-1962. L’espace sous la tour est couvert d’une voûte d’ogives nervurées à liernes et tiercerons avec un trou central pour les cordes dès cloches. La retombée se fait sur des culots représentant le Tétramorphe. Aujourd’hui, seul le taureau de Luc est encore reconnaissable. Le reste du couvrement de l’église est en berceau lambrissé et compartimenté par des nervures avec entraits. Les sablières portent des blochets à tête d’angelots. Le pavement de l’églisè: est assez varié: dans le chœur, il s’agit de dalles en marbre noir et blanc; dans la chapelle de la Sainte Vierge, ce sont des losanges de marbres de différentes couleurs, dans le reste de l’église, un mélange non homogène de dalles noires et blanches recouvre entièrement le sol.

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionLa commune de Warhem est située entre Bergues et Hondschoote, au sud-est de Dunkerque. Avec une superficie de 2784 hectares, elle fait partie des plus vastes communes de l’arrondissement. L’église Notre-Dame de l’Assomption est indissociable de son histoire. En effet, c’est autour de cet édifice, qui a exercé un rôle social et cultuel, que s’est progressivement formé le cœur du village. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 26 juin 2006.

Les premiers offices religieux y ont été célébrés en 1208 par Bauduin Samuel, moine de l’abbaye de Bergues. Depuis sa construction, l’église n’a pas été épargnée par les événements. Elle est incendiée en 1566, suite aux troubles religieux liés à la «Révolte des Gueux» (1566-1567). Un premier tremblement de terre la détruit, le 5 avril 1580, et seule la tour subsista. De 1587 à 1630, les travaux de restauration du chœur, des chapelles latérales et des trois nefs de style gothique se succèdent et lui donnent sa configuration actuelle d’église-halle. Un deuxième tremblement de terre, le 18 septembre 1692, nécessite la reconstruction de la flèche octogonale. Terminée en 1694, elle culmine à 63m et est assise sur une puissante tour carrée centrale dont les piliers font 4,5m de côté et qui est probablement la partie la plus ancienne (12e siècle).

Warhem (59) - église ND de l'Assomption

C’est de son territoire autrefois sablonneux, que Warhem, paraît tirer son nom: ar ou aere signifierait sable en langage celtique et hem veut dire séjour, habitation. Warhem serait donc synonyme de résidence dans le sable ou au milieu des sables. La première mention écrite de la terre de Warhem date de 938 au moment où elle achetait par un châtelain de Bergues qui la donne aux moins de l’abbaye de Saint-Winoc. Cette donation de la terre de Warhem aux moines de l’abbaye de Saint-Winoc fut confirmée en 1067 et 112L C’est probablement à cette époque que fut construite l’église détruite au XVI° siècle et dont subsiste encore la tour avec des modifications. Le premier curé n’est mentionné qu’en 1208. Les Gueux dén:uisirent l’église une première fois dans l’après-midi de !’Avent de 1566. En janvier de l’année suivante, ce qu’ils n’avaient pas encore pu détruit, fut saccagé. Les travaux de reconstruction furent entrepris sans tarder : le chœur et les chapelles latérales furent achevés en 1587 (millésime porté sur la face est du mur diaphragme méridional). En 1609, les habitants sont autorisés à percevoir une taxe sur les débits de bière et de vin afin de poursuivre la reconstruction de l’édifice qui se termine en 1630 (millésime porté sur le pignon central) par l’achèvement des trois nefs. En 1692, un tremblement de terre endommage les voûtes et la tour dont la flèche octogonale est reconstruite en 1694 (millésime). La chaire à prêcher date de 1742. Quelques travaux de restauration ont été entrepris entre 1808 et 1863, notamment la réfection de la flèche en 1833. Le cimetière qui entourait l’église, a été déplacé en 1842. La dallage de Péglise a été renouvelé par Ririgot, tailleur de pierre à Bergues avec des pierres noires de Basècle en 1860. Le grand orgue provenant de l’église des Dominicains de Bergues, fut restauré par Neuville, facteur d’orgue à Rexpoëde, en 1865, puis par Loucke en 1925. Les vitraux furent installés par le maison Colpaert de Lille en 1895-97. En 1895, on déplaça la chaire du 2e au 1er pilier de la nef (avec disparition des boiseries entourant la colonne), puis à une date indéterminée, on l’y replaça. L’horloge du clocher a été posée en 1905-06. La flèche a été restaurée en 1926.

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'Assomption

Les aides de la Sauvegarde

21/11/2017  20 000 € donnés pour la restauration de la façade Ouest en briques, de la charpente et de la couverture

Flines-lez-Mortagne, église Saint-Martin

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-Martin

Département : Nord (59)

Commune : Flines-lez-Mortagne

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinL’église de Flines fut reconstruite en 1779. L’ancienne nef et le choeur furent détruits, seule la tour fut conservée. La nef fut reconstruite en arrière de la tour et s’ouvrant sur le choeur. Les chapelles latérales furent supprimées du plan. La tour fut renforcée par des contreforts, construits en pierre bleue du Tournaisis, non liaisonnés avec l’organe.

La voûte de la nef centrale, autrefois formée d’un plafond uni, a été cintrée et coupée à chaque travée par des arcs doubleaux puis décorée. Huit statues se dressent au dessus des chapiteaux des colonnes, d’un côté St Marc, St Jean, St Pierre et le Sacré Cœur, de l’autre côté St Luc, St Mathieu, St Paul et St Jean-Baptiste. Au dessus des cintres huit grands médaillons renferment chacun un sujet biblique. En 1896, toute la voûte et le chœur furent décorés à la peinture. L’église possède quelques statues antiques : un vieux St Martin en chêne massif ; un ancien tabernacle tournant datant du XVe siècle ; un autel à Ste Thérèse dont la statue a été offerte par les religieuses de St Amand Les Eaux ; une statue du St Curé d’Ars avec la liste des tous les curés de Flines depuis 1500 et celle des prêtres originaires de Flines ; une statue de St Hubert avec le cerf miraculeux, une statue de St Roch en souvenir du choléra qui ravagea toute une rue du hameau de Rouillon en 1886 ainsi que l’ancien coq du clocher …

Au fil des siècles, l’église Saint Martin connut quelques petits changements, les soubassements des piliers sont aujourd’hui à demi enterrés car autrefois ils se trouvaient environ 50 cm plus bas. Suite au creusement des tombes séculaires, le niveau du cimetière avait remonté et il fallait descendre une pente pour accéder à l’église. Il fallut amener de nombreux tombereaux de terre pour remettre le tout à niveau et refaire un nouveau pavement. C’est lors de ce chantier que les pierres tombales disséminées dans l’église et dans le chœur furent rassemblées entre les piliers. Sur ces piliers, sont inscrites les notices des pierres tombales d’un ancien mayeur et du chanoine Martin guillotiné sous la révolution.

D’autres pierres tombales se trouvent sous le porche, il s’agit des tombes de Jacques le Martin, seigneur de Wasnes de Flines ; Jacqueline de Peschaut, son épouse ; Françoise de Tramecourt, épouse de Ferdinand De Vos ; Damoiselle Gabrielle De Vos, leur fille ; Pierre-Louis d’Antoing, seigneur de Rougefort de Flines ; Marie-Josèphe de Gomenpont, son épouse et Damoiselle Marie-Françoise de Gomenpont, leur fille. Toujours sous le porche, les armoiries de la famille de Montboissier sont reproduites au dessus de la porte intérieure.

Flines-lez-Mortagne est située sur la rive droit de l’Escaut et elle possédait sur son territoire d’anciens marais qui s’étendaient autrefois jusqu’à Tournai. Le territoire de Flines fut donné aux religieux de l’abbaye de Saint-Amand par un diplôme de 847. Le village ne fut érigé en paroisse que vers le XIème siècle et son église fut longtemps la seule pour les territoires de Flines, Mortagne et Laplaigne. Le village de Flines ne fut rattaché à la France qu’en 1779.

La base des murs  du clocher, de plus d’un mètre d’épaisseur, est datée du XIème siècle. La flèche surmontant la tour fut détruite vers le XIVème siècle (la tour séparait le choeur de la nef).

 A l’époque romane, l’église était simplement composée d’une courte nef et d’un petit choeur. Certainement vers le XIVème siècle, une nef fut construite en avant de la tour et l’ancienne nef et le choeur devinrent le choeur. En 1759, la communauté décida de reconstruire la partie sommitale de la tour et remplacer la flèche.

Le territoire de Flines avait été donné aux religieux de l’Abbaye de St Amand par une Charte de Charles-Le-Chauve datant du 23 mars 847 mais le village ne fut érigé en paroisse que vers le XIe siècle et son église fut longtemps la seule pour les territoires de Flines, Mortagne et Laplaigne (Flines ne fut rattachée à la France qu’en 1779 bien après que la frontière franco-belge fut établie en 1713).

A l’examen de l’ogive du portail et des nervures des voûtes, on estime que la construction de l’église remonte au XIe ou XIIe siècle. De l’église de cette époque, ne subsiste que le clocher dont les murs de base ont plus d’un mètre d’épaisseur.

Construite en style gothique, la flèche fut détruite vers le XIVe siècle et rebâtie en style roman. Ce clocher a donc la particularité (rare en Europe) de combiner les deux styles, le style gothique à la base et le style roman en hauteur. Par la suite, l’église fut embellie sous la juridiction des Religieux Prémontrés de l’Abbaye de Château. Avant 1789, le curé Maître J. Lorent dota l’église d’un orgue dont il ne reste aujourd’hui que le buffet.

Pendant la révolution, les stalles de chêne sculpté du monastère de l’Abbaye de Château détruit furent transportées à l’église de Flines et furent ainsi sauvées. Le banc de communion est lui aussi en chêne sculpté et orné de quatre médaillons représentant des scènes bibliques. D’autres médaillons inspirés de la bible se trouvent en haut, à la base de la voûte (l’Arche de Noé, le Chandelier à 7 branches, l’Arche de l’Alliance, les Dix Commandements …). Des motifs bibliques sont également sculptés sur l’Abat-son de la Chaire. Sous le grand autel, on peut admirer un très beau retable en marbre blanc d’un seul morceau représentant la mise en tombeau du Christ. L’autel a été consacré le 22 juin 1885. Sur les fonts baptismaux se trouve un vieux St Jean Baptiste recouvert de plâtre coloré selon l’usage du XVIIIe siècle. Cette statue ainsi que le tabernacle tournant provient de la chapelle de Rouillon (hameau de Flines) où s’élevait autrefois un petit prieuré dont il ne subsiste plus que la chapelle, en partie détruite au cours de la guerre 14-18 et reconstruite depuis.

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinFlines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinFlines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-Martin

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 16 000 € pour la restauration générale de l’édifice

Aix-lez-Orchies, église Saint-Laurent

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Département : Nord (59)

Commune : Aix-lez-Orchies

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent La commune d’Aix-les-Orchies trouve ses origines à l’époque gallo-romaine. Des traces de matériaux de l’époque en témoignent. Des vestiges d’un bâtiment sous l’église ont été retrouvés: des murs et des éléments faisant penser à un hypocauste font penser à un édifice important (villa ou thermes). Un château sur motte s’implanta probablement vers le Xème siècle, avec une chapelle qui deviendra l’église paroissiale. La seigneurie du village appartint à la famille de Landas, puis aux Chastel de la Howardries qui la reçurent lors d’un mariage. L’église a une histoire complexe qui témoigne d’un nombre considérable de transformations.

Le plan de l’église Saint-Laurent est en croix latine avec un clocher-tour incorporé dans l’oeuvre par le prolongement des bas-côtés au XVIIIème siècle. La nef de trois travées est accompagnée de deux chapelles latérales formant un pseudo-transept débordant aux bras symétriques: ces deux chapelles ont été greffées sur les bas-côtés en 1728. Les élévations, les structures de l’édifice se répartissent sur deux niveaux superposés: celui de la nef et celui du comble. Les maçonneries sont constituées de grès, de pierres bleues et de briques.

L’Eglise Saint Laurent, primitive carolingienne, correspond à la chapelle de l’ancien château féodal. Le clocher date du XIème siècle, c’est l’un des plus anciens du département du Nord. Au XVème siècle, l’église doit être agrandie et des bas-côtés sont ajoutés à la nef rectangulaire.

Au XVIIème siècle, deux chapelles sont construites de chaque côté du chœur, qui est alors situé sous la tour, et en 1728,  un changement radical est opéré. Pour agrandir l’édifice devenu insuffisant, la paroisse préféra abandonner le choeur primitif sous le clocher pour en bâtir un nouveau à l’Ouest, retournant ainsi l’édifice.

L’église est encore fortement remaniée en 1836. Le sanctuaire aurait dû être détruit en 1772 si les Grands Vicaires de Tournai avaient répondu favorablement à la requête des Aixois qui souhaitaient un lieu de culte au centre de la paroisse.

L’église est construite selon un axe qui coïncide avec le lever du soleil le jour de la Saint Laurent, le 10 août. Saint Laurent est l’un des premiers martyrs à qui des sanctuaires ont été dédiés dans la chrétienté naissante. La diffusion de son culte dans la région a eu lieu au IXème siècle. Mort sur le gril en 258, le saint est invoqué pour la guérison des brûlures et des irritations.

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 12 000 € pour la restauration générale de l’édifice.

Dimechaux, église Saint-Maurice

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art Français 

Département : Nord (59)

Commune : Dimechaux

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église est placée sous le patronage de Maurice, officier Martyr du IIIème siècle, appartenant à la région thébaine et dont le culte se développe au moyen âge. Des ordres de chevalerie sont placés sous sa protection. L’édifice de style ogival a été construit au XIIème siècle afin d’honorer la mémoire des seigneurs de Courtrai. Le collateur en était l’Abbaye d’Aulne.
Une pierre funéraire, datée de 1317 et occupant presque toute la surface du chœur, accueille les sépultures du Chevalier Jean de Courtrai et de son épouse. Sur la pierre, ce dernier est représenté avec son heaume, marqué d’une Croix, lui couvrant le visage.
Remaniée et agrandie aux XV et XVIème siècle, l’église est restaurée en 1838. De nombreuses restaurations sont ensuite intervenues en 1847, puis 1858-59, 1887, 1920, 1986 et 1988. En forme de croix latine, l’église comprend une nef, un transept et un chevet plat. Le clocher au-dessus de la façade est surmonté d’une flèche polygonale. Accolée à la façade, une construction abrite le portail. Elle fait office de narthex.
L’église est bâtie en briques, pierres de harpement et moëllons de pierre bleu, jointoyés au mortier ordinaire.

Dimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisDimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art FrançaisDimechaux (59) - Eglise Saint-Maurice - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

25/04/2017 10 000 € pour le remplacement des toitures principales et du clocher et désamientage.

Looberghe, église Saint-Martin

Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin

Commune: Looberghe

Département: Nord (59)

Looberghe (59) - Eglise Saint-MartinL’église dédiée à Saint Martin, est située au centre du village, bourg important qui, dès le XIIe siècle, commandait le passage de la haute Colme par la route venant de Cassel et allant à Calais par Bourbourg, dans une région jadis marécageuse et sillonnée de canaux.

L’église primitive, incendiée par les Anglais en 1435, a été reconstruite au XVIIIe siècle, grâce à un impôt spécial. Elle présente un chœur très important et deux chevets latéraux plus bas dont les pilastres à entablements accentuent la silhouette « XVIIIe ».

La tour en façade, très massive avec ses fenêtres jumelées éclairant la chambre des cloches et sa grande ouverture qui surplombe le portail central, est agrémentée par une élégante flèche à crochets et un garde-corps ajouré.

Cet édifice comprend un vaisseau central, deux nefs latérales, un transept, un chœur, deux chapelles, un clocher, une sacristie, et une salle de catéchisme.

Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin Looberghe (59) - Eglise Saint-Martin

Les aides de la Sauvegarde

07/06/2016 20 000 € octroyés pour la réfection de la couverture et de la charpente de l’église et de la chambre des cloches

Ochtezeele, église Saint-Omer

Ochtezeele (59) - Eglise Saint-Omer

Département : Nord

Commune : Ochtezeele

Ochtezeele (59) - Eglise Saint-OmerLe village d’Ochtezeele fait partie des villages les plus anciens de la Flandre occidentale. La première mention en est faite dans une bulle du pape Honorius II le 6 Décembre 1127.

L’église Saint-Omer a été construite sur un ancien oratoire du XIIème siècle de style roman (la façade principale à l’Ouest en reste le principal témoin), qui fut agrandie au XVIème siècle par l’adjonction d’une seconde nef et d’une triple abside. La partie romane comportait 5 travées.

Le plan est typique d’une église-halle. Le clocher octogonal est un des plus hauts de Flandre.
La seconde nef latérale ne fut pas construite et l’édifice conserva son bas-côté Sud peu développé.
Le type d’église-halle se diffuse dans la région côtière entre le premier tiers du XVème siècle et la seconde moitié du XVIème siècle. L’agrandissement de l’édifice s’effectua entre le premier tiers du XVème siècle et la seconde moitié du XVIème siècle. Le bas-côté Sud est antérieur au large bas-côté Nord. Seule la petite porte du paradis avec son linteau en arc brisé témoigne du remaniement des parements à la fin du XVème siècle.

Ochtezeele (59) - Eglise Saint-OmerOchtezeele (59) - Eglise Saint-OmerOchtezeele (59) - Eglise Saint-Omer - La Sauvegarde de l'Art FrançaisOchtezeele (59) - Eglise Saint-Omer

Les aides de la Sauvegarde :

10/05/2016 20 000 € octroyés pour les travaux de mise hors d’eau : couverture.

Dourlers, chapelle Saint-Julien

Dourlers (59) - Chapelle Saint-Julien

Dourlers (59) – Chapelle Saint-Julien

Département : Nord (59)

Commune : Dourlers

Plan Dourlers (59) - Chapelle Saint-JulienCette petite chapelle en brique et en « pierres bleues » du Hainaut, isolée du village, a été fondée au XVème siècle mais relevée après 1622, date de l’incendie et du pillage commis par les troupes de Mansfeld pendant la guerre de Trente Ans.
Elle aurait été reconstruite en 1633, et elle présente en effet de nombreux points communs avec la chapelle hospitalière d’Avesnes sur Helpe, non loin, construite en 1632.
On y voit des réminiscences gothiques (notamment l’entrée latérale) et deux grandes fenêtres du XVIIIème siècle.

La chapelle Saint Julien faisait partie dès le XVIème siècle d’un ensemble plus important qui servait d’hospice pour les voyageurs souvent indigents et vagabonds. Sa fonction hospitalière semble avoir disparu dans les années 1660. Dourlers a été rattaché à la France en 1678.

Les bâtiments furent ensuite utilisés en logements pour être finalement complètement abandonnés. Il y a environ 25 ans, un incendie détruisit complètement l’hospice, mais la chapelle fut épargnée.

Dourlers (59) - Chapelle Saint-Julien Dourlers (59) - Chapelle Saint-Julien Dourlers (59) - Chapelle Saint-Julien

 

Les aides de la Sauvegarde :

15/03/2016 6000 € octroyés pour la restauration extérieure.

Cagnoncles, église Saint-Géry

cagnoncles église saint-géry, sauvegarde art francais patrimoine

Département : Nord ( 59 )

Commune : Cagnoncles

cagnoncles église saint-géry, sauvegarde art francais patrimoineEglise formée d’un vaisseau principal et deux collatéraux, avec un chœur à chevet plat et une tour-clocher carrée formant porche, flanquée d’une tourelle d’escalier en pierre de taille, couverte en ardoises. Le plafond est plat dans la nef, voûté d’ogives dans le chœur.

L’édifice remonte au XIIe siècle. Il a été incendié en 1555. La tour est reconstruite en 1579, le chœur, en 1701. En 1763, les bas-côtés sont restaurés. La cloche est remplacée en 1834-35. La tour est restaurée entre 1858 et 1872 par Henri et André de Baralle. Les vitraux sont restaurés dans les années vingt.

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Les aides de la Sauvegarde

10/12/13 14 000 € la restauration des façades et couverture de la nef et des bas-côtés
27/01/15 6 000 € pour la restauration des murs, la révision de la charpente, de la couverture du chœur et de la sacristie

Beuvry-la-Forêt, église Saint-Martin

Beuvry-la-Forêt - Eglise Saint-Martin

Département : Nord ( 59 )

Commune : Beuvry-la-Forêt

Au sud, la tour clocher de trois niveau falquée de deux ailes en appentis et surmonté d’une flèche à 8 pans en ardoise au clou domine la nef de trois vaisseaux de 5 travées couverte d’une toiture en ardoise fibro-ciment à deux pans.

Le choeur d’une travée, plus étroit que la nef, précède l’abside en hémicycle, et comme elle, couvert en zinc.

La sacristie dans l’angle sud de la nef et du chœur, comme les appentis dans l’angle nord, sont tous deux couverts d’une toiture en terrasse de tôle

Le soubassement est en grès, les murs en briques et les corniches en pierre de taille.

Dès 878, la terre de Beuvry est mentionnée comme possession de l’abbaye bénédictine de Marchienne.

Cette mention est plusieurs fois confirmé par la suite. L’abbé de Marchiennes est curé de Beuvry.

1786 : reconstruction de l’église par l’architecte Jacques-François Lesaffre à un nouvel emplacement.

1799 : l’église est vendue comme bien national puis devient propriété de la commune lors du Concordat.

Au XIXe siècle ont lieu plusieurs campagnes de restauration (1806, 1873) et en 1871 l’architecte Maillard réaménage l’intérieur de l’église. En 1876, à la suite d’un ouragan, une partie du comble est restaurée et une tribune créée.

1876 : restauration d’une partie du comble suite à un ouragan et création de la tribune

Au  XXe siècle ont eu lieu divers travaux d’entretien et de restauration, essentiellement à l’intérieur.

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Les aides de la Sauvegarde

18/03/14 Don de 20 000 € octroyé pour la restauration des charpente et des couvertures du choeur et de la nef, des parements, des verrières et l’entoilage des voûtes intérieures.

Clairfayts, chapelle de la Nativité à Epinoy

Clairfayts - Chapelle de la Nativité à Epinoy

Département : Nord ( 59 )

Commune : Clairfayts

L’église, qui aurait été construite vers 1472, présente une nef unique de 2 travées en briques. Le chœur, plus étroit, est composé d’une travée droite et d’une abside à 3 pans en pierre. La nef est sommée de voûtes de briques, le choeur d’un plafond plâtre. La couverture est en ardoises.

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Les aides de la Sauvegarde

17/06/14 Don de 20 000 € octroyé pour la consolidation urgente des contreforts et des murs suite à la chute d’une partie des voûtes causée par le déséquilibre de l’extrados des voûtes

Wulverdinghe – église Saint-Martin

Wulverdinghe - église Saint-Martin

Département : Nord ( 59 )

Commune : Wulverdinghe

Eglise composée d’une nef unique de 4 travées séparée du long chœur par un arc triomphal, avec une abside à 3 pans. Elle est couverte d’une voûte lambrissée. ses murs sont faits de briques et et de moellons et sa couverture est en ardoises. L’église Sain-Martin est mentionnée dès 1135. Elle est partiellement reconstruite au XVIIIe (entre 1713 et 1717) mais conserve des éléments romans.

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Les aides de la Sauvegarde

12/12/14 Don octroyé pour la restauration de la charpente, de la couverture et de la voûte de l’église