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La-Tour-du-Meix, église Saint-Christophe

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe

Département : Jura (39)

Commune : La Tour-du-Meix

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe

L’église Saint-Christophe a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 19/11/1946. Sa nef de belles proportions, large d’environ 7 mètres, s’élance d’une manière inhabituelle pour ce genre d’édi­fice. Quatre travées, longées par une banguette de pierre, sont distinguées par des pilastres à imposte simplement chan­freinée portant les doubleaux ; du sol au sommet, leurs an­gles se creusent d’un cavet qui les adoucit sans atténuer leur vigueur. Les murs, dressés sur quelque 5 mètres avant la naissance de la voûte, épais d’1,10 mètres, sont percés au Sud seulement de fenêtres en tiers-point ; ils se continuent par un berceau brisé sobre et élégant. La première travée est occupée par une tri­bune, reposant sur deux piliers octogonaux et trois voûtes d’ogives montées sur de petits culots ; avant elle à l’ouest, le porche sous clocher, au berceau surbaissé, ouvre uniquement vers la nef.

La dernière travée de celle-ci, au sud, donne sur la cha­pelle de 1463, voûtée d’ogives retombant sur des bustes d’an­ges à chevelure bouclée et col quadrillé, ayant en mains des phylactères ou un écusson ; un autre déroule l’inscription du fondateur, deux servent de socles aux statues ; un lavabo en accolade, une fenêtre flamboyante complètent cet ensemble, homogène sauf la baie sud marquée 1730.

Après l’arc triomphal, qui devait abriter une poutre de gloire, le chœur comprend deux travées voûtées d’ogives en pénétration sur six colonnettes à base prismatique ; les clés _ la seconde encadrée d’un décor flamboyant, deux carrés cur­vilignes imbriqués _ présentent les armoiries de Pierre Mo­rel. Le chevet plat s’éclaire d’une fenêtre à deux formes trilo­bées et soufflet, imitée par celle de la chapelle sud ; quand l’une et l’autre furent cachées par des retables, s’ouvrirent les baies de forme plus récente. Égalant la nef en largeur, le chœur s’élève à une hauteur moindre de 3 mètres, d’où ses dou­bleaux peu brisés et ses ogives en plein cintre.

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-ChristopheAu dehors, le côté sud offre d’abord son portail en tiers­point, à trois moulures (les deux de l’extérieur en amande) sur bases prismatiques ; un tableau le surmonte, qui pouvait comporter une inscription ou un ornement. Ce portail ne semble pas rapporté ici, car il avait sa place réservée par l’empattement, et la fenêtre de cette travée avait été décalée pour lui ; en revanche, la baie qui éclaire la tribune, percée dans la voûte à l’époque classique, a provoqué un petit fron­ton triangulaire dans le toit, et le cadran solaire aussi est un ajout.

La nef, de persistance romane, est insérée entre le chceur de 1443, la chapelle greffée en 1463, et la tribune gothique sans doute aussi de 1443 ; bien entendu, cette dernière pour­rait s’être ajoutée à un vaisseau déjà ancien. Cependant, un ensemble de détails manifeste une homogénéité de bout en bout : les nervures sous la tribune, comme toutes celles du chceur et de la chapelle, montrent un profil simple aux angles creusés d’un cavet. Le même cavet adoucit tous les arcs, du porche à l’arc triomphal : ceux de la nef, celui de la chapelle, et même le lavabo de celle-ci. Les deux portails symétriques de la travée ouest de la nef, bien en place, sont d’âge flam­boyant ; le contrefort diagonal au sud-ouest du chceur a été partiellement intégré dans le mur de la nef ; les empatte­ments, malgré leur hauteur différente, sont du même type, les contreforts aussi ; la corniche en quart-de-rond est analogue pour le chceur et la nef.

Cette église est l’une des plus anciennement citée du Jura. En 858, un acte de donation confirme sa présence. En 1151, l’église et son prieuré figure sur une donation des biens faite par l’archevêque de Besançon Humbert à l’abbaye de Saint-Claude. Un prieuré a existé jusqu’en 1166 puis une familiarité (fraternité de 5 à 7 prêtres) eut une existence assez longue. La propriété devint ensuite une résidence favorite pour certains abbés commendataires de Saint-Claude (Pierre de la Baume, évêque de Genève, Pierrote la Joyeuse et Philibert de Rye).

Les dates peuvent être fixées avec une précision rare. Il est vrai qu’un tel site était prédisposé pour une histoire : le franchissement du défilé de la Pyle et de la rivière d’ Ain, passage obligé mais dangereux vers le Haut Jura, appelait la garde d’un château et la protection céleste de saint Christophe ; le paysage qui s’offre au sud et sud-ouest de l’église, vers la Petite montagne et les chaînons jurassiens, explique que des abbés-seigneurs de Saint­ Claude aient affectionné le lieu et soigné son église.

Vers 858, un seigneur nommé Godabert donne au monastère de Condat, en présence de son abbé Agilmar qui était aussi archevêque de Vienne, «une montagne appelée Jornasque, où est construite une église en l’honneur de saint Christophe … ayant pour confins à l’orient la rivière d’ Ain, au couchant la terre de Saint-Pierre (Dompierre)» ; il y ajoute la maison où réside le prêtre Wandaldrane, et d’autres maisons ou granges avec les familles qui les habitent. La charte de cette donation a été publiée par Dunod, sans indication de provenance ; elle avait été copiée mot à mot aux archives de l’abbaye de Saint-Claude, en 1563, par Christophe Humbert, curé de Saint­Christophe. Assez nettement sans doute après l’époque carolingienne, fut implanté un prieuré, relativement éphémère puisque les moines durent regagner Saint-Claude en 1166 ; il fut alors inféodé par l’abbé Adon à Aymon de Revigny. Une familiarité de cinq à sept prêtres eut une existence plus longue ; la cure lui fut unie en 1565. Notons encore la date d’une dédicace, le 30 août, sans savoir quelle église elle concernait ; nous ignorons tout de l’édifice du IXe siècle, et ne pouvons dire si c’était le même que citait l’archevêque de Besançon en 1151, ni à plus forte raison s’il a duré jusqu’à l’actuel.

La propriété devint plus tard une résidence favorite pour certains abbés commendataires de Saint-Claude, qui y menaient grand train de vie : ainsi Pierre de La Baume, évêque de Genève, parrain en 1529 de la cloche qui porte son nom, Pierrotte la Joyeuse ; puis Philibert de Rye, aussi » évêque de Genève, dont une inscription dans le chœur rappelle qu’il mourut ici en 1556. Mais c’est surtout l’abbé Pierre Morel, premier du nom (1443-1445), qui intéresse la construction : ses armoiries, de sable à trois losanges d’argent posées en fasce, timbrent les deux clés de voûte du chœur ; ce pourrait être les mêmes qui ont été martelées aux clés de la tribune. Partant de ce point, et des remarques suggérées ensuite par la description du vaisseau, nous· aurons en conclusion des repères solides pour dater aussi la nef. Au flanc sud de celle-ci, «l’an mil CCCCLXIII discrete personne messire Guillaume Vullerod curé de ceste eglise a fait faire et fonde ceste chapelle», dans laquelle il fut inhumé.

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Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 5000 € pour la restauration des enduits du clocher, restauration de l’extérieur Nord, Est et Sud et assainissement du choeur.

Montaigu, église Saint-Blaise

Montaigu (39) église Saint-Blaise - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Jura (39)

Commune : Montaigu

Abrité par un clocher sous porche, le portail est encadré par deux paires de colonnettes avec chapiteaux ornés de feuillages et de crochets. Le portail est surmonté d’un tympan nu, orné d’un arc trilobé et d’une voussure brisée.

L’intérieur est constitué d’un ample vaisseau à 5 travées. La voûte est constituée d’ogives s’appareillant autour d’une clef modeste taillée à quatre branches.

Sur la 3ème travée se sont greffées à l’époque classique deux chapelles voûtées d’arrêtes. A la même époque, les fenêtres latérales ont été agrandies et haussées jusqu’à la voûte.

Montaigu (39) église Saint-BlaiseGarni de hauts contreforts, se dressent des étages inégaux, soulignés par des bandeaux. Le dernier niveau possède des baies géminées en plein cintre ou à meneaux de tradition gothique.

Le village de Montaigu est implanté sur la crête d’une montagne, à une altitude de 427 mètres. La silhouette caractéristique de ses maisons et de son église surplombe le bassin de Lons-le-Saunier et les paysages environnants. C’est l’un des sites les plus pittoresques du Jura. Le bourg a une forme allongée déterminée par le relief existant. Il est traversé par une rue centrale. De chaque côté du bourg, les façades des maisons sont situées à l’aplomb d’escarpements plus ou moins abruptes.

Le bourg est constitué du « Grand bourg », qui était entouré de remparts, et du « Petit bourg », situé à l’extérieur des remparts, côté Est, dans le prolongement du « Grand bourg ». Un ancien château était implanté à l’ouest du « Grand bourg ».

L’église est située au centre du village. Elle a été construite sur le rempart, dans la partie orientale du Grand bourg. La disposition de l’église sur le rempart se retrouve dans plusieurs places fortes des Chalon. Une meurtrière est visible sur le pignon Est de l’église. Une porte était située au droit de l’enceinte, au sud-est de l’église. Elle était appelée « porte d’entre les deux bourgs ».

Dans le bourg de Montaigu, le sol est constitué de calcaires et de marnes.

L’église de Montaigu est dédié à Saint Blaise, évêque martyr d’Arménie vers l’an 310. Il ne reste rien de la première église construite vers 1218.

L’église actuelle succède à celle de Chavenay, villa antique toute proche. Au début du XIIIème siècle, Chavenay perd toute activité au profit de ce « mont aigu » qui voit s’élever des constructions importantes. Une entente entre Thibaud, abbé de Baume et le comte Etienne permet à ce dernier d’élever un château à condition qu’il élève aussi une église pour les moines de l’ancien prieuré de Chavenay.

En 1291, Rainaud de Bourgogne accorde une charte de franchise aux habitants de Montaigu.

Cette église, à nef unique, semble avoir été commencée dans le dernier tiers du XIIIème siècle et achevée dans le premier quart du XIVème siècle.

A l’extérieur, le clocher bâti en 1685 succède à un plan ancien très modeste, alors dressé sur le choeur.

Au XVIIe siècle sont aussi réalisées les chapelles latérales entre des contreforts préexistants.

A noter que le compositeur de la Marseillaise, Rouget de l’Isle a grandi dans ce village.

 Montaigu (39) église Saint-Blaise - La Sauvegarde de l'Art Français  Montaigu (39) église Saint-Blaise - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

24/01/2017 12 000 € pour la consolidation des voûtes et des arcs déformés

Neublans-Abergement (Jura), église Saint-Etienne

Neublans-Abergement (39) église Saint-Etienne 2014 - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Jura (39)

Commune : Neublans-Abergement

Neublans-Abergement (39) église Saint-Etienne 2014 - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église est composée de trois travées de nef précédées à l’ouest d’un clocher formant porche de plan carré. Au nord et au sur de la troisième travée, deux chapelles forment un faux transept. Une travée de choeur à chevet plat avec une sacristie accolée à l’est, de plan rectangulaire. Des voûtes d’arrêtes séparées par des arcs doubleaux peu saillants reposent sur des pilastres sculptés. Les murs de briques partiellement enduits et les couvertures en tuiles mécaniques.

Les premières mentions de cette église remontent au XIe siècle. En1089, le Pape Urbain II évoque la chapelle castrale comme partie intégrante de l’Archidiocèse de Besançon. Le 6 avril 1637, la chapelle Notre-Dame est fondée, à la nomination du prince d’Elbeuf, seigneur de Neublans. L’autre chapelle, dédiée à saint Joseph, est fondée le 22 avril 1677 , à la la nomination des héritiers du sieur Rateau, curé de Poligny. L’église, par suite, est nommée en cure en 1686. C’est de cette époque de datent les voûtes.

Ay XVIIIe siècle, l’église subit de profonds remaniements. Le retable des Marca est réalisé en 1720, la chaire et le baptistère sont construits.

Au XIXe, la chapelle nord est abattue et reconstruite.

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Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 4000 € pour des travaux de gros oeuvre.
23/09/2014 10 000 € pour la restauration des couvertures et maçonneries