Archives pour la catégorie Dordogne

Saint-Vincent-de-Cosse, église Saint-Vincent

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Département: Dordogne (24)

Commune: Saint-Vincent-de-Cosse

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent L’église Saint-Vincent est un édifice roman du XIIème siècle dont le plan initial très simple n’a guère été altéré. ll est constitué d’une nef unique et étroite ouvrant par un arc  triomphal en plein cintre sur une longue abside, plus basse, de plan carré et voûté en berceau à chevet plat. Un clocher-mur rectangulaire à deux baies surmonte le pignon.  L’auvent protégeant la façade occidentale est postérieur à la période romane, de même que son accès par le côté sud. Des peintures murales ornent la nef.
La nef est charpentée, le plafond de bois est cloué directement sur les entraits. Une large tribune surplombe la nef. Le choeur est voûté en berceau en plein cintre.
L’édifice est couvert de lauzes calcaire et de petites tuiles en écaille.
Le portail central date du 12ème siècle(16e siècle plus tard)
Un chrisme sculpté, datant sans doute de l’époque paléochrétienne, orne un linteau du mur Sud. La corniche du choeur est portée par 6 modillons sculptés.

En 1796, elle fut vendue comme bien national mais redevint propriété de la commune en 1823 et fut, finalement, restituée au culte en 1826.
À partir de 1862, un nouveau lieu de culte est construit dans le bourg de Cosse, et la vieille église n’est plus utilisé, sauf pour les besoins des enterrements.

L’église a connu des remaniement successifs :
– construction remontant à l’époque romane (11e ou 12e siècle)
– existence de trois portes construites et ou bouchées à des époques différentes dans la nef
– fermeture de la baie axiale de la nef
– ouverture ou modification des quatre baies de la nef
– ouverture de la baie sud du choeur

Saint-Vincent a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 12/12/2013.

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 7 000 € pour l’assainissement de l’édifice, restauration du clocher mur, consolidation d’urgence

Lusignac (24) – Église Sainte-Eutrope

Lusignac (Dordogne) - église Sainte-Eutrope

Département : Dordogne

Commune : Lusignac

L’église de Lusignac est constituée d’une simple nef de trois travées, voûtées de croisées d’ogive. Le chœur à chevet plat est voûté en berceau brisé. Le clocher carré couvre la première travée et une partie de la seconde. Lusignac (Dordogne) - église Sainte-EutropeUne bretèche surplombe le narthex. La sacristie a été bâtie sur le chevet à la fin du XIXème siècle.

L’observation de l’église révèle d’importantes modifications au cours des siècles, à partir d’une base romane. Le chœur, la troisième travée et une partie de la deuxième sont du XIIème siècle. L’édifice à partir du milieu de la troisième travée dateraient de la fin du XIIIème ou du début du XIVème siècle. Une importante campagne de travaux se fait au XVIème : reprise du chevet, le voutement de la nef en croisées d’ogives et l’élévation du clocher. Le narthex porte la date de 1773.

  Lusignac (Dordogne) - église Sainte-Eutrope Lusignac (Dordogne) - église Sainte-Eutrope Lusignac (Dordogne) - église Sainte-Eutrope

 

Les aides de la Sauvegarde :

29/11/2016 15 000 € octroyés pour l’assainissement, la reprise des enduits extérieurs et la reprise ponctuelle des couvertures.

Les fresques de Saint-Méard-de-Drône (Dordogne)

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo : Association Saint-Méard Patrimoine

Saint-Méard-de-Drône est une commune de moins de 500 habitants située en Dordogne. Elle compte parmi ses monuments une petite église romane remaniée à différentes reprises au cours de son histoire et inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 2000. Elle mesure 23 mètres sur 7 et atteint 12 mètres de hauteur. La Sauvegarde de l’Art Français lui a accordé 12 000 € pour des travaux de gros œuvre en 2015 (en savoir plus).  Deux années plus tôt, une campagne de restauration est menée, mettant à jour plus de 60m2 d’un ensemble de fresques exceptionnel unique en Périgord.

En 1999, une plaque d’enduit du badigeon XIX ème se détache de la voûte du transept et révèle un fragment de décor peint. Piquée de curiosité, la commune fait réaliser des sondages qui dévoilent alors l’existence d’un ensemble de fresques allant de 300 à 400m2 décorant l’intégralité de l’église : de la première travée jusqu’au chevet. En 2013 la restauration menée par Didier Legrand de l’Instituto Centrale per il Restauro de Rome découvre 60m2 de fresques (seuls l’abside et le chœur ont pour l’instant pu être restaurés) présentant un corpus exceptionnel de huit scènes :

Christ en Salvator Mundi entouré du tétramorphe (cul-de-four de l’abside) :

Le Christ paré d’un manteau écarlate bénit l’assemblée depuis son trône. Il est entouré du tétramorphe : les quatre évangélistes sous leur forme animale. Ils tiennent chacun un phylactère portant leurs noms.

Le Jugement Dernier (voûte de l’abside) :

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo: Association Saint-Méard Patrimoine

Cette grande scène se divise en trois parties. La première est consacrée d’un côté aux damnés et à l’enfer tandis que l’autre présente le paradis des élus. La pesée des âmes a lieu à la conjoncture de ces deux scènes. Du côté de l’enfer, un ange annonce avec son instrument de musique l’heure du Jugement Dernier. Un phylactère s’en déplie portant l’inscription   « Ite, maledicti, in ignem eternum» signifiant «Allez les maudits, dans le feu éternel ! ». Conformément à cette injonction, un démon ailé au corps de batracien entraine un homme vers les flammes de l’enfer en tenant un pied dans sa gueule. En dessous, le Léviathan à la gueule grande ouverte, engloutit les âmes que lui apportent d’autres démons dans une charrette.

A la conjoncture du bien et du mal se trouve la pesée des âmes menée par l’Archange saint Michel  cuirassé. D’une main il tient une croix et de l’autre la balance. Le démon, bien que terrassé, tente tout de même d’influencer le jugement de la balance en tirant vers lui la coupe tenant une âme.

Enfin, la dernière partie de ce grand Jugement Dernier est l’accueil des âmes des élus au paradis. Saint Pierre représenté jeune et sans barbe a les clefs en main et se tient devant la Jérusalem céleste. Il invite les bons catholiques ayant passé l’épreuve de la pesée à entrer à ses côtés. Les âmes sont représentées par des corps nus et dans le fond de la scène les morts ressuscitent et sortent progressivement de leurs tombes. Un phylactère est à nouveau représenté, celui-ci dit « Venite benedicti patris mei » : « Venez à moi les élus de mon Père ».

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

 

La Cène (registre inférieur sud de l’abside) :

Le dernier repas de Jésus est représenté ici. Il est attablé, entouré de ses disciples pour son dernier repas terrestre. Cette composition est très abimée mais l’attention portée aux détails reste visible comme avec Judas représenté debout tenant une bourse, fruit de sa trahison.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo: Association Saint-Méard Patrimoine

L’entrée dans Jérusalem ou l’arbre de Zachée (registre inférieur nord du chœur) :

Cette fresque synthétise deux épisodes de la vie du Christ : l’entrée de Jésus dans Jérusalem, monté sur une ânesse et son petit le jour des rameaux¹. Un homme (presque effacé) au pied de la tour étale son vêtement à terre. Au-dessus de ce fidèle, un petit homme est monté dans un arbre afin de mieux voir le Christ. Il s’agit de Zachée, le publicain repenti².

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo: Association Saint-Méard Patrimoine

Saint Médard et sainte Radegonde  (registre inférieur nord de l’abside) :

Saint Médard³ serait représenté au premier plan tenant sa crosse d’évêque. Dans le fond, une femme s’avance tenant une couronne et un reliquaire. Il pourrait s’agir de sainte Radegonde, épouse du roi Clotaire, qui implora l’évêque de lui retirer sa charge de reine afin de la consacrer à la vie religieuse. Elle tend donc vers le saint sa couronne qu’elle ne veut plus assumer et tient dans l’autre main un reliquaire. Cette scène est également très lacérée ce qui nuit à sa compréhension globale.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo: Association Saint-Méard Patrimoine

Le martyre de Saint Barthélémy (registre inférieur sud de l’abside) :

Saint Barthélémy est mort en martyr d’une cruelle manière : il a été écorché vivant. Un des personnages arrache la peau du bras du saint maintenu sur une table par ses bourreaux. Le personnage assis sur le sol prend même appui sur l’un des pieds de la table afin de mieux pouvoir tirer la peau. Cette scène a également été lacérée.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo: Association Saint-Méard Patrimoine

Ce corpus de fresques est d’une grande clarté et permet aujourd’hui encore une excellente compréhension malgré les manques. Rappelons que les peintures murales étaient réalisées à la gloire de Dieu mais aussi dans une portée pédagogique pour les habitants du village¹¹. Pour faciliter l’intégration du message, les artisans ont su donner à leurs figures un très grand dynamisme et un soin du détail certain. Notons le choix stratégique du placement des scènes. Le message est évident : si les hommes ne se convertissent pas et mènent une vie de pécheur comme Zachée avant sa repentance, ils iront en enfer et, suivant cette logique, la scène située au-dessus est le Léviathan dévorant les âmes damnées.

Bien que les couleurs soient variées et éclatantes, la priorité à Saint-Méard a d’avantage été mise sur le trait. Les formes ont d’abord été tracées pour ensuite être remplies de couleurs. La fillette sortant de son tombeau dans la scène des élus au paradis en est un bon exemple.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo : Association Saint-Méard Patrimoine

L’artiste l’a représentée de trois quart et a réussi grâce à une ligne habilement menée à lui donner une grande innocence teintée de la surprise d’être élue de Dieu. Ici, comme sur l’ensemble du bâtiment, la ligne prime certainement sur la couleur. Les figures sont toutes très gracieuses avec des gestuelles bien pensées et un mouvement propre que seule une ligne bien exécutée peut procurer. Malheureusement, aucun document ne parle de l’identité du fresquiste. La plupart des fresques de l’époque ayant disparues, il est difficile d’établir des comparaisons. Un foyer d’artisans était sûrement installé dans la région puisqu’autour de 1500 les chantiers se multiplient : les finances se rétablissent car la Guerre de Cent Ans (1337-1453)  est enfin finie, les fidèles s’animent d’une volonté iconophile et les églises sont couvertes de peintures murales.

 

Quelle datation pour ces fresques ?

Aucun document permettant de dater ces fresques n’a pu être trouvé, cependant en analysant bien les différentes scènes, plusieurs indices tendent vers le premier quart du XVIème siècle.

Les fresques sont forcément antérieures à 1562. Cette année-là, les églises du Périgord ont en effet été victimes de la fureur iconoclaste des protestants faisant suite au massacre de Wassy²² (1er mars 1562). Les Réformés considèrent toutes représentations du Nouveau Testament comme blasphématoires. Ils se sont donc efforcés de détruire ces scènes. Cela explique les dommages constatés sur la Cène, saint Médard et sainte Radegonde, le martyre de saint Barthélémy et L’entrée dans Jérusalem. Les protestants, armés de pioches et de fourches ont frappé les murs de toutes leurs forces pour détruire les images. N’y parvenant que partiellement, ils les ont ensuite enduites de chaux afin de les masquer. Les sillons parallèles creusés par les dents de la fourche et les trous des pioches sont facilement reconnaissables.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

crédit photo : Association Saint-Méard Patrimoine

Dans leur volonté de détruire ils nous ont finalement permis de sauver ce patrimoine artistique. Effectivement, les fresques de cette époque sont réalisées avec des enduits naturels se conservant très mal. Il est important de savoir que la grande majorité des églises de cette période étaient couvertes de peintures murales ou de fresques³³, comme à Saint-Méard. Mais seules quelques trop rares exceptions sont parvenues jusqu’à nous aujourd’hui. Certaines ont disparu pour être remplacées par des ensembles plus modernes au goût du jour selon les époques mais la plupart se sont naturellement altérées jusqu’à disparaître à cause des dommages du temps. Si Saint-Méard les conserve, c’est grâce à la chaux enduite au XVIème siècle qui a non seulement protégé les fresques des siècles qui passent mais aussi protégé de la folie des hommes. Les restaurateurs ont judicieusement choisi de ne pas remédier à ces lacunes qui ont pourtant abimés les fresques. Elles sont en effet devenues une trace archéologique unique dans la région de ces destructions sauvages de 1562.

Procéder par analogie avec d’autres œuvres dont les origines sont plus certaines permet aussi de dater ces fresques en comparant par exemple le costume de l’homme de gauche provenant de Saint-Méard, avec ce personnage illustrant l’une des pages des Très riches heures du Duc de Berry, ouvrage réalisé entre 1410 et 1485 par les frères Limbourg puis un anonyme et enfin Jean Colombe.Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard Ils portent tous deux une chemise longue ainsi que des braies et sont coiffés d’une cale. Les très riches heures du Duc de Berry sont une commande princière. C’est à la cour et chez les aristocrates que la mode se créée. Le temps que la tendance se diffuse jusqu’à Saint-Méard-de-Drone, petit village d’Aquitaine, les années ont passé. Si ces deux personnages portent un costume pourtant contemporain, une cinquantaine d’années sépare sûrement ces deux dessins ce qui conforte donc l’hypothèse de datation.

 

 

Quel commanditaire pour ces fresques ?

Rappelons que Saint-Méard est et a toujours été une petite commune. Jamais l’église n’aurait pu autofinancer un tel chantier. Il faut donc chercher du côté des notables de la région. L’église et ses fresques nous donnent une information sur l’identité de ce généreux donateur : un blason (sur la colonne à côté de la Cène) presque entièrement effacé mais sur lequel on arrive tout de même à voir trois formes disposées en triangle, la pointe vers le bas. Plusieurs seigneurs se partagent les terres entourant Saint-Méard. Parmi eux, il y a les Mellet dont le blason est similaire.  « D’azur à trois ruches d’argent ». Ces trois ruches forment un triangle, pointe vers le bas, comme celui représenté à  Saint-Méard. Cette famille réside au château de Saint-Pardoux-de-Drône (actuel château de la Tuillière situé à 3,5km de Saint-Méard) et dépend donc du village portant le même nom. Pourquoi un seigneur de Saint-Pardoux n’a-t-il pas plutôt investi son argent dans sa paroisse ? D’après les archives, il a épousé en secondes noces Hélène de Patouil, Dame de Saint-Méard. Sachant que plusieurs seigneurs se disputent les terres, il est possible que Jean de Mellet dans une démonstration de force ait voulu décorer la paroisse de ses rivaux avec ses propres armoiries. Ou alors, et c’est un acte moins revanchard, Mellet a peut-être voulu faire plaisir à sa jeune et pieuse épouse en finançant le décor de son église natale. Le testament de Jean de Mellet a été rédigé en 1547, une commande au début du XVIème siècle pour ces fresques est donc probable.

Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-Méard

 

Quelle iconographie pour le reste des fresques ?

Seulement 60m2 ont été mis à jour, environ 300m2 sont toujours à restaurer dans la nef. A plusieurs endroits les chercheurs ont sondé les murs. Ils ont notamment relevé un personnage enveloppé dans un manteau rouge et tenant une grande croix. Il tend la main vers une silhouette visiblement nue  qui n’a pas encore été dégagée. En procédant à nouveau par analogie avec d’autres scènes de l’histoire de l’art, une identification de l’iconographie est possible. Il s’agit d’une descente aux limbes de Jésus Vendredi Saint, le jour de sa mort. Saint-Méard-de-Drône (24) - église Saint-MéardEntre le purgatoire, les enfers et le paradis, les limbes sont l’endroit ou restent bloquées les âmes depuis le temps du péché originel. Le Christ est venu les sauver et leur montrer le chemin du paradis. Voici quelques œuvres traitant le même sujet¹¹¹. Ces quatre représentations reprennent la même iconographie, le manteau rouge, la grande croix portée en étendard et surtout cette main du Christ tendue vers les âmes qu’il est venu délivrer.

 

 

 

La peinture murale de la fin du Moyen-Age ne s’attache pas à représenter des scènes isolées mais conçoit plutôt des cycles complets. Dans cette église, le thème serait un grand Jugement Dernier. Un nouveau chantier de restauration est prévu pour le printemps 2017.  Les fresques de la nef seront à leur tour dégagées et restaurées et continueront donc de nous délivrer peu à peu les mystères de Saint-Méard-de-Drône, à suivre…

Crédit texte : Pauline de Poncheville

 

Crédit photos: Association Saint-Méard Patrimoine

¹ (Mathieu XXI, 1-11)
² (Luc XIX, 1-10)
³ Saint Médard est né vers 456 en Picardie et devient evêque de Noyon en 530. C'est dans 
  cette ville qu'il accueille la reine sainte Radegonde et la consacre à Dieu dans des 
  voeux perpétuels. Bien qu'étant un saint du nord, il est très apprécié dans le sud-ouest
  et de nombreux villages le choisissent comme saint patron. Méard est une déformation
  linguistique de Médard provenant de la langue romane.
¹¹ La plus grande partie de la population française de la fin du Moyen-Age est illettrée. 
   Grâce aux peintures, L’église offre un catéchisme sur ses murs.
 ²² L’édit de janvier 1562 favorable aux protestants, promulgué sous l’influence de Michel
   de l’Hospital et de Théodore de Bèze, resté à la cour après le colloque de Poissy a
   profondément mécontenté le parti catholique. Ses représentants, dont la famille des Guise,
   ont été éloignés de Paris par Catherine de Médicis. Le 1er mars 1562, François de Guise,
   de retour à Paris depuis ses terres de Lorraine, s’arrête dans le petit village de Wassy,
   en Champagne, où, à quelques mètres de l’église romane, des fidèles sont rassemblés dans
   une grange pour y célébrer le culte réformé : or il était interdit dans l’enceinte des
   villes. Le duc de Guise trouve là prétexte à intervenir, et fait massacrer hommes, femmes
   et enfants. (source : musée virtuel du protestantisme)
³³ La technique de peinture murale utilisée à Saint-Méard est celle du mezzo-fresco. Les
   couleurs minérales, en suspension dans l'eau, sont posées sur un enduit encore frais 
   (d’où provient le terme fresco).L'enduit fait à partir de chaux mêlée à du sable subit
   une transformation chimique en séchant : les pigments colorés sont alors incorporés dans
   la fine pellicule qui se forme à la surface du mur, la peinture devient ainsi dure et
   résistante. Cette technique exige une grande rapidité d’exécution car les enduits sèchent
   vites. A saint Méard, une partie du décors a été réalisé sur de la chaux en cours de 
   séchage et donc de carbonatation. La peinture adhère moins bien. Le terme mezzo-fresco 
   définit donc une peinture réalisée en deux temps: d'abord sur un enduit frais (d’où vient 
   le terme fresco) puis quelques  heures après sur un enduit en cours de séchage.
¹¹¹ Dans l'ordre de lecture : Le Christ de Saint-Méard, la descente aux limbes peinte par 
   Vassil au XVI ème siècle et aujourd'hui conservée au musée des Beaux-Arts de Lille,
   la descente aux limbes de Bellini de 1455 et enfin, un détail de la Maesta de Duccio
   à Sienne.

Sources et bibliographie

  • BOURROUSSE DE LAFFORE, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, Paris : Dumoulin, 1856
  • COURCELLES (de), M, Dictionnaire universel de la Noblesse de France, Paris, Bureau général de la noblesse de France, 1822
  • CROUZET, Denis, Les Guerriers de Dieu, tome I, pp. 527 et suivantes, éd. Champ Vallon, 1990.
  • DIDIER LEGRAND ATELIER, étude préalable, 2013
  • FERET, Edouard, Annuaire du tout Sud-Ouest illustré : comprenant les grandes familles et les notabilités de Bordeaux et des départements de la Gironde, de la Charente-Inférieure, de la Charente, de la Dordogne, du Lot-et-Garonne, des Landes et des Basses-Pyrénées, Paris : Mulo, 1910
  • RIBEYROL, Claude, Saint Méard de Drone, du Moyen Age à la modernité
  • VIGIER DE LA PILE, François, Histoire de l’Angoumois, Paris JH Michon, 1846

 

  • Archive de Dordogne
  • Base de données Gallica
  • Base de données Guyenne
  • Base de données Persée
  • Base de données Société de l’Histoire du Protestantisme dans la Vallée de la Dordogne
  • Base de données Société Historique et Archéologique du Périgord
  • DRAC Dordogne
  •  Monuments Historiques
  • Musée virtuel du protestantisme
  • Site de généalogie et de reconnaissance de blason
  • Site de l’architecte du Patrimoine Virginie Lugol

 

 

 

Saint-Méard de Drône, église Saint-Méard

Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-Méard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Département : Dordogne (24)

Commune : Saint-Méard de Drône

Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-MéardL’église Saint-Méard de Drône s’ouvre par un porche sur une travée à l’Ouest, surmonté par le clocher, puis une travée et demi de nef poursuivie par une travée sous coupole sur pendentifs et une travée de chœur avec une abside semi-circulaire voûtée en cul de four. L’ensemble est couvert de tuiles mécaniques, son appareil est constitué soit de moellon enduits soit de gros appareil. Un important décor peint est présent à l’intérieur, en partie camouflé sous un faux appareil. La sacristie adossée au mur nord du chœur.

  • XIème-XIIème siècles : Construction de l’église (reste la nef et son parement type opus pseudo-sodomum – soit 2 assises de moyen appareil et une assise de petit appareil) ;
  • XIIème siècle : Construction des travées de coupole et de chœur ;
  • XVème siècle : Ajout des peintures murales ;
  • 1885 : Destruction de la chambre de défense située au-dessus de l’abside (qui était surélevée comme à Bouteilles ou Festalemps) (« L’église appartient […] à ce groupe de petits monuments qui avec leurs hautes murailles en grand appareil roman, à peine ajouré de quelques étroites fenêtres fortifiées de larges contreforts plats et couronnés après coup d’une ceinture de créneaux, ont l’aspect de véritables forteresses » Le marquis de Fayolles à propos de l’église Saint-Méard) et construction de la nouvelle façade ouest et du clocher.

en savoir plus sur les peintures murales

Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-Méard Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-Méard Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-Méard Saint-Méard de Drône (Dordogne) - Eglise Saint-Méard

Les aides de la Sauvegarde :

15/12/2015 12 000 € octroyés pour la restauration de la 2ème travée de nef (restauration des maçonneries de la coupole et piliers).

Veyrignac, église Saint-Pierre-ès-Liens

Veyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, façade sud

Département : Dordogne (24)

Veyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, plan au solEglise composée d’une courte nef de deux travées avec un bas-côté de même longueur au nord. Un clocher de plan rectangulaire est situé au dessus de la 2e travée de la nef. Un choeur complète la nef, avec une abside semi-circulaire voûté en cul de four et ornée d’une peinture murale représentant le Christ et les quatre vivants.
Un décor peint de 1903 orne le reste de l’église.
Une tourelle d’escalier (menant au comble?) fait la jonction dans le mur pignon ouest, entre la nef et le bas-côté. Une chapelle est située au sud de la 2e travée de la nef, tandis qu’une sacristie est adossée au mur nord du choeur.
Les couvertures sont en ardoises excepté sur l’abside, ou elles sont en lauzes et les murs sont en pierre de taille et/ou moellons selon les endroits.

Le XIIe siècle voit la construction d’une nef rectangulaire, de la base du clocher et du choeur avec abside en cul de four. Aux XV-XVIe siècles, sont construites la chapelle sud et les deux travées voutées au nord de la nef, l’élévation actuelle du clocher et les peintures murales du choeur. L’aménagement des baies actuelles dans la nef date du XVIIIe.
Au XIXe siècle, une sacristie est ajoutée et sont effectué la surélévation de la nef et sa couverture en ardoises (elle était probablement en lauzes à l’origine), et de la chapelle sud, ainsi que la voûte en plâtre.
Le décor de la nef et de la chapelle sud sont un ajout de 1903.

 

Veyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, corniche à modillons du choeur, détailsVeyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, vue intérieure de la chapelle sudVeyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, vue du chevetVeyrignac (24) - église Saint-Pierre-ès-Liens, voûte en cul de four de l'abside et peinture murale du Christ Pantocrator

Les aides de la Sauvegarde :

14/04/15 21 000 € pour la restauration des charpentes, couvertures et maçonneries extérieures.

Sarlat-la-Canéda – Chapelle des Pénitents blancs

Sarlat-la-Canéda - Chapelle des Pénitents blancs

Département : Dordogne ( 24 )

Commune : Sarlat-la-Canéda

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Les aides de la Sauvegarde

25/09/74 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
25/09/74 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
16/05/77 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
10/01/84 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre

Vitrac – Eglise

Vitrac - Eglise

Département : Dordogne ( 24 )

Commune : Vitrac

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Les aides de la Sauvegarde

26/01/78 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
26/01/78 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
30/01/86 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
28/10/93 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre
25/04/00 Don octroyé pour des travaux de gros œuvre