Archives pour la catégorie Édifice

Saint-Sixte, église des Mariniers

Saint-Sixte (47) - Eglise des Mariniers

Commune: Saint-Sixte (47)

Département: Lot-et-Garonne

Saint-Sixte (47) - Eglise des MariniersL’église des Mariniers comporte une nef unique, un clocher-porche sur la façade Nord et deux chapelles formant transept chœur à chevet plat plus étroit que la nef. Les chapelles et le chœur sont voûtés. Une sacristie est accolée dans l’angle Sud-Est.

L’église est construite en pierres de taille, en granite et en grès (les entrepreneurs demandèrent en 1895 à l’architecte de pouvoir substituer le grès au granite pour la construction) , avec des joints tirés au fer. Les murs sont partiellement recouverts d’un enduit imitant un faux-appareil (partie basse et face nord du clocher, façade et sacristie nord). Les toits, en ardoise, sont à longs pans, avec des pignon découverts aux extrémités du transept, une croupe polygonale sur le choeur et des croupes sur les sacristies. Le clocher est couronné d’une flèche polygonale. L’église possède deux portails, au sud et à l’ouest tous deux inachevés. L’intérieur, à 3 vaisseaux, est couvert en voûtes d’ogives, avec des voûte d’arêtes dans la sacristie nord (la sacristie sud est plafonnée). Les parties les plus anciennes de l’église datent du XVIème siècle. Des modifications ont été apportées au XIXème siècle et le clocher construit vers 1830.

Le portail Sud est abrité par une profonde voussure à trois rouleaux d’archivolte à moulures prismatiques, interrompues par des dais sur les piédroits et reposant sur des bancs. Le portail est encadré de pinacles et sommé d’un motif inachevé. La voussure est bordée d’une frise de sortes de demi palmettes. Le tympan a été refait au milieu du 20e siècle et orné d’un pied de vigne peint. La porte en bois est inscrite au titre des Monuments Historiques (étudiée). Le portail ouest, plus étroit, a une voussure à trois rouleaux, encadrée de pinacles et surmontée d’un socle. Le tympan semble avoir été refait lors des travaux de 1890-1893, peut-être avec l’encadrement de la porte en arc déprimé. A l’intérieur, les clefs de voûte portent un décor sculpté et parfois peint : croix de Malte, fleuron dans un losange, écu (armoiries peintes peu lisibles) sur un fond étoilé peint, étoile à sept branches avec IHS peint au milieu et des fleurs sur la tranche, rosace (voir plan de situation). Celui du choeur a le décor le plus soigné : un médaillon en forme de couronne de sarments de vigne ajourée encadrant un blason avec IHS et les initiales I O L avec deux étoiles, placé dans une étoile aux extrémités en forme de fleurs de lys ou de feuilles dentelées.

On ne connaît pas le nom du maître maçon ni du commanditaire de l’église médiévale ; les initiales I O L, accompagnées de deux étoiles, sculptées autour du IHS de la clef de voûte du choeur, pourraient se rapporter à l’un ou à l’autre. Devenue trop petite et insalubre, l’église du 16e siècle, dont subsistent les murs et les support de la nef, des chapelles latérales, du choeur, et les niveaux inférieurs du clocher, fut restaurée et agrandie dans le dernier quart du 19e siècle. Les plans présentés entre 1881 et 1886 par Stéphane Boulin, architecte départemental de la Loire à Saint-Etienne, opposèrent la municipalité à la fabrique sur la question de l’agrandissement de l’édifice. En 1888, le projet est confié à l’architecte Jh. Charles, de Roanne: ses plans et devis datant du 4 octobre 1888 sont approuvés par le conseil de fabrique et le conseil municipal le 11 novembre 1888. Devant les protestations de la société savante de la Diana, opposée à la destruction de la partie est de l’église, il dut modifier son projet en 1890. Le chantier, adjugé aux entrepreneurs Julien Gatier et Jean Sarély, de Boën, s’acheva en avril 1891. Deux chapelles formant un transept débordant sont ajoutées, les fenêtres et les toitures sont refaites (l’ardoise remplace alors la tuile creuse) , une sacristie est construite au sud du choeur. Les travaux se prolongèrent cependant jusqu’en 1893 à cause de l’effondrement du dernier étage du clocher, reconstruit selon l’inspiration néo-gothique qui marque le reste de l’élévation (baies à remplage, pinacles, flèche). L’édifice a été inscrit au titre des Monuments Historiques le le 7 Janvier 1926.

Saint-Sixte (47) - Eglise des MariniersSaint-Sixte (47) - Eglise des MariniersSaint-Sixte (47) - Eglise des MariniersSaint-Sixte (47) - Eglise des Mariniers

Les aides de la Sauvegarde

21/11/2017  7000 € octroyés pour la réfection de la toiture et rénovation des maçonneries pour mise hors d’eau

Lebiez, chapelle Saint-Hubert

Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert

Département: Pas-de-Calais

Commune: Lebiez

Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Cette chapelle isolée, orientée Nord-Nord-Est, est implantée parallèlement à la route dans un enclos.

C’est une construction en pierre blanche assisée sur soubassement en grès et silex. Un chevet à trois pans coupés est soutenu par des contreforts angulaires. Les pans latéraux sont percés d’une fenêtre en arc surbaissé surligné d’une moulure en relief. Un tirant métallique reprend les poussées des arcs. La façade du pignon est elle aussi épaulée de contreforts et comporte un rampant en pierre à deux versants. Au sommet, un cartouche porte la date de 1666 dans une moulure ovale avec volutes. L’arc du portail d’entrée est sculpté d’une anse de panier surligné d’un larmier raccordé au larmier horizontal de la façade. Une plaque de granit rose gravée Saint Hubert est apposée sur un cartouche en saillie au-dessus de l’anse de panier.

Le mur gouttereau côté Sud est aveugle avec le même larmier qu’en façade et corniche en quart de rond droit. Les contreforts, entièrement en pierres à l’origine ont été réparés en brique et couverts de tuiles. Un petit clocher a remplacé un campenard lors de la restauration de 1872. Une crypte voûtée en brique non accessible (de dimensions 2 x2,20m, hauteur 2,50m) abrite trois sépultures.

La chapelle Saint-Hubert a été érigée en 1666 par la famille Decroix, censier à Lebiez, à la suite de la guérison miraculeuse, par l’intercession de Saint-Hubert, d’un enfant mordu en cet endroit même par un chien enragé.

Elle a connu une première restauration en 1872. En 1885, elle était la propriété de la famille Duhautois; puis elle devient en 1927 propriété de la famile Maillot. Elle a été achetée par les propriétaires actuels en 2005.

Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert Lebiez (62) - Chapelle Saint-Hubert

Les aides de la Sauvegarde

21/11/2017  3000 € octroyés pour la réalisation d’une étude préalable par un architecte du Patrimoine

Cirey, église Saint-Maurice

Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice

Département : Haute-Saône (70)

Commune : Cirey

Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice

L’église Saint-Maurice présente un plan centré orienté. Elle est construite en moellons enduits et précédée d’un clocher-porche.

Les absides aux angles arrondis sont cantonnés par quatre collatéraux de plan carré. L’ensemble sans contrefort extérieur est voûté d’arrête, sans doubleau, mises à part les absides couvertes en cul de four avec des lunettes en pénétration au-dessus des baies. La voûte à croisée est portée par des piliers à pilastres toscans, avec architrave et corniche qui règne tout autour de l’édifice. La sacristie prolonge le choeur à l’Ouest, et est désservi par un couloir hors oeuvre qui épouse l’arrondi de l’abside. Son architecture en croix grecque lui donne de remarquables propriétés d’acoustique.

La paroisse de Cirey-lès-Bellevaux regroupait plusieurs villages. Dès 1772, les habitants de Cirey décident de reconstruire leur église devenue trop petite et en mauvais état. L’église est bâtie entre 1778 et 1780 par l’entrepreneur Claude Jambard, sur les plans de l’architecte François-Lazare Renaud, exécutés par l’architecte bisontin Louis Beuque (créateur également du presbytère de Fondremand, des églises de Malbrans, Pin, Chambornay-les-Pins et de l’abbaye de Gubwillers).

De 1778 à 1780, cette église est construite sur l’emplacement d’une chapelle de 1143. Elle est inaugurée le 1er janvier 1780.

En 1949, l’église Saint-Maurice est restaurée à la suite des dégâts d’un bombardement de la seconde Guerre mondiale et le clocher est restauré en 1962. Une dernière restauration a lieu en 1964. Les vitraux détruits en 1944, furent remplacés par les Monuments Historiques en 1956.

 

Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice Cirey (70) - Eglise Saint-Maurice

Les aides de la Sauvegarde

21/11/2017  20 000 € donnés pour la restauration de la charpente, couverture et zinguerie et la restauration de la toiture

Warhem, église Notre-Dame de l’Assomption

Warhem (59) - église ND de l'Assomption

Département : Nord (59)

Commune : Warhem

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionL’église de Warhem est une hallekerque à trois nefs de style gothique avec une puissante tour carrée au centre, surmontée d’une flèche octogonale. Elle se compose de trois vaisseaux de trois travées terminés par trois absides. La façade occidentale se compose de trois pignons épaulés pàr des contreforts. Les deux pignons latéraux sont semblables. Le pignon central est percé d’une porte d’entrée en arc de plein-cintre surbaissé, surmontée d’une grande baie aveugle contenant un calvaire de dimensions proportionnées à celles de la baie. La tour carrée est en briques jaunes épaulée de contreforts d’angle. Elle est percée dans sa partie supérieure de deux arcatures plein-cintre contenant chacune deux fenêtres jumelées et un oculus de style gothique. Elle est couronnée par une balustrade dont chacun des angles est garni d’un pinacle. L’épiderme en briques de la tour est assez dégradé du côté occidental. Sa flèche de briques octogonale culmine à 63 m. A l’intérieur, quatre grosses piles marquent l’emplacement de la tour qui comporte contre sa pile Nord-Ouest une tourelle d’escalier avec une voûte à la Rihour. La façade sud comporte six travées percées chacune d’une fenêtre. Sur la façade nord, une chapelle avec chevet à trois pans occupe la 4e travée.Warhem (59) - église ND de l'Assomption

La fenêtre axiale de cette chapelle est aveugle. A l’Est, on observe les trois absides et une sacristie placée derrière l’abside Sud. L’abside de la nef centrale est plus longue que les autres d’une travée droite, son chevet est à trois pans, la baie est aveugle. Chacune des baies des absides latérales, également à trois pans, est aveugle. Les nefs sont séparées, par des colonnes à bases cylindrique et chapiteaux octogonaux sans décor. Elles supportent de larges arcades brisées. A l’origine, la brique de sable était recouverte d’un enduit disparu dans les travaux des années 1959-1962. L’espace sous la tour est couvert d’une voûte d’ogives nervurées à liernes et tiercerons avec un trou central pour les cordes dès cloches. La retombée se fait sur des culots représentant le Tétramorphe. Aujourd’hui, seul le taureau de Luc est encore reconnaissable. Le reste du couvrement de l’église est en berceau lambrissé et compartimenté par des nervures avec entraits. Les sablières portent des blochets à tête d’angelots. Le pavement de l’églisè: est assez varié: dans le chœur, il s’agit de dalles en marbre noir et blanc; dans la chapelle de la Sainte Vierge, ce sont des losanges de marbres de différentes couleurs, dans le reste de l’église, un mélange non homogène de dalles noires et blanches recouvre entièrement le sol.

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionLa commune de Warhem est située entre Bergues et Hondschoote, au sud-est de Dunkerque. Avec une superficie de 2784 hectares, elle fait partie des plus vastes communes de l’arrondissement. L’église Notre-Dame de l’Assomption est indissociable de son histoire. En effet, c’est autour de cet édifice, qui a exercé un rôle social et cultuel, que s’est progressivement formé le cœur du village. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 26 juin 2006.

Les premiers offices religieux y ont été célébrés en 1208 par Bauduin Samuel, moine de l’abbaye de Bergues. Depuis sa construction, l’église n’a pas été épargnée par les événements. Elle est incendiée en 1566, suite aux troubles religieux liés à la «Révolte des Gueux» (1566-1567). Un premier tremblement de terre la détruit, le 5 avril 1580, et seule la tour subsista. De 1587 à 1630, les travaux de restauration du chœur, des chapelles latérales et des trois nefs de style gothique se succèdent et lui donnent sa configuration actuelle d’église-halle. Un deuxième tremblement de terre, le 18 septembre 1692, nécessite la reconstruction de la flèche octogonale. Terminée en 1694, elle culmine à 63m et est assise sur une puissante tour carrée centrale dont les piliers font 4,5m de côté et qui est probablement la partie la plus ancienne (12e siècle).

Warhem (59) - église ND de l'Assomption

C’est de son territoire autrefois sablonneux, que Warhem, paraît tirer son nom: ar ou aere signifierait sable en langage celtique et hem veut dire séjour, habitation. Warhem serait donc synonyme de résidence dans le sable ou au milieu des sables. La première mention écrite de la terre de Warhem date de 938 au moment où elle achetait par un châtelain de Bergues qui la donne aux moins de l’abbaye de Saint-Winoc. Cette donation de la terre de Warhem aux moines de l’abbaye de Saint-Winoc fut confirmée en 1067 et 112L C’est probablement à cette époque que fut construite l’église détruite au XVI° siècle et dont subsiste encore la tour avec des modifications. Le premier curé n’est mentionné qu’en 1208. Les Gueux dén:uisirent l’église une première fois dans l’après-midi de !’Avent de 1566. En janvier de l’année suivante, ce qu’ils n’avaient pas encore pu détruit, fut saccagé. Les travaux de reconstruction furent entrepris sans tarder : le chœur et les chapelles latérales furent achevés en 1587 (millésime porté sur la face est du mur diaphragme méridional). En 1609, les habitants sont autorisés à percevoir une taxe sur les débits de bière et de vin afin de poursuivre la reconstruction de l’édifice qui se termine en 1630 (millésime porté sur le pignon central) par l’achèvement des trois nefs. En 1692, un tremblement de terre endommage les voûtes et la tour dont la flèche octogonale est reconstruite en 1694 (millésime). La chaire à prêcher date de 1742. Quelques travaux de restauration ont été entrepris entre 1808 et 1863, notamment la réfection de la flèche en 1833. Le cimetière qui entourait l’église, a été déplacé en 1842. La dallage de Péglise a été renouvelé par Ririgot, tailleur de pierre à Bergues avec des pierres noires de Basècle en 1860. Le grand orgue provenant de l’église des Dominicains de Bergues, fut restauré par Neuville, facteur d’orgue à Rexpoëde, en 1865, puis par Loucke en 1925. Les vitraux furent installés par le maison Colpaert de Lille en 1895-97. En 1895, on déplaça la chaire du 2e au 1er pilier de la nef (avec disparition des boiseries entourant la colonne), puis à une date indéterminée, on l’y replaça. L’horloge du clocher a été posée en 1905-06. La flèche a été restaurée en 1926.

Warhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'AssomptionWarhem (59) - église ND de l'Assomption

Les aides de la Sauvegarde

21/11/2017  20 000 € donnés pour la restauration de la façade Ouest en briques, de la charpente et de la couverture

Noyen-sur-Sarthe, chapelle du château de Montabon

Noyen-sur-Sarthe (72), chapelle du château de Montabon - 2017 - La Sauvegarde de l'art Français

Département : Sarthe (72)

Commune : Noyen-sur-Sarthe

Noyen-sur-Sarthe (72), chapelle du château de Montabon - 2017 - La Sauvegarde de l'art FrançaisCet édicule au toit en pavillon, de plan carré, orné en façade principale de deux yeux de boeuf aveugles et d’une lucarne aux pieds-droits sculptés. La couverture est en ardoises, et murs de moellons enduits.

Seul élément antérieur subsistant au domaine, les autres dépendances et le château ont été détruits au XIXe et reconstruits. Celui-ci a sans doute été modifié à cette époque (clocheton, lucarne, porte d’entrée).

L’édifice possédait un clocheton qui n’a pas été reconstruit. D’après les archives, il remonte au XVIIe siècle. Traditionnellement considéré comme une chapelle, rien aujourd’hui ne permet de l’affirmer avec certitude dans ce qui subsiste de l’architecture. Mais les archives en font mention à plusieurs reprises quoique comme oratoire purement familial.

Au XIXe et après les travaux de reconstruction du chateau, le pavillon est néenmoins utilisé comme menuiserie. La disposition isolée du pavillon par rapport à la propriété actuelle mais il faisait sans doute pendant à un autre pavillon identique encadrant l’ancien château (cf. plan de 1785 des Ponts et chaussées, entre ces pavillons un canal).

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/17 5 000 € pour la restauration du clocher et de la façade ouest de l’église

Saint-Jean-Pla-de-Corts, église Saint-Jean-Baptiste

Saint-Jean-Pla-de-Corts (Pyrénées-Orientales) église Saint-Jean-Baptiste 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune : Saint-Jean-Pla-de-Corts

L’église composée d’une nef encadrée de deux bas-côtés ouverts par des arcades cintrées sur la nef qui est voutée en berceau. Le choeur est à chevet plat, et le clocher est un mur transformé en tour à l’ouest par adjonction d’une travée de maçonnerie vers l’est, couverte à quatre pans et d’un escalier sur rampant de couverture.

La dénomination de ce village serait issue du nom des exploitations agricoles et pastorales, les corts, qui se seraient développées sur une vaste aire plane et fertile : el pla de San Joan.

Dès le Xe siècle, un petit noyau de construction s’est probablement construit autour de l’église mais s’est rapidement déplacé du côté du chateau, à 300 m de là.

Au milieu du XIVe siècle, le village de Pla-de-Corts est une seigneurie du chevalier de Saint-Jean ce qui lui donne son nom actuel.

Une autre église est bâtie en 1370 à l’intérieur des murailles. Propriété successive des Bellcastell puis Ortaffa puis de Jean Pagès à partir de 1460 jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

L’église primitive Saint-Jean-Baptiste est nommée dès 976. Elle témoigne de nombreux agrandissements, notamment le clocher mur roman transformé en clocher-tour couvert de tuile sur charpente. Elle est toujours restée l’église paroissiale du village malgré sa position excentrée.

On lui adjoint au XIe siècle deux bas-côtés. Au XVIIIe siècle, le clocher mur roman est transformé en clocher-tour par adjonction d’une travée de maçonnerie vers l’est, couverte à 4 pans et d’un escalier sur rampant de couverture. Au XIXe siècle enfin, on a ajouté une marquise en ferronerie au dessus du portail d’entrée.

Saint-Jean-Pla-de-Corts (Pyrénées-Orientales) église Saint-Jean-Baptiste 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Jean-Pla-de-Corts (Pyrénées-Orientales) église Saint-Jean-Baptiste 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Jean-Pla-de-Corts (Pyrénées-Orientales) église Saint-Jean-Baptiste 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/17 5 000 € pour la restauration du clocher et de la façade ouest de l’église

 

Quettreville-sur-Sienne, église Notre-Dame et Sainte-Agathe

Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Manche (50) Normandie

Commune : Quettreville-sur-Sienne

Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église de Quettreville est un long édifice composé d’une nef de quatre travées, à laquelle on accède par un petit caquetoire couvert en batière, en façade ouest. La cinquième travée, sous clocher forme un faux transept non saillant qui ouvre sur un choeur de deux travées à chevet plat orné d’une belle baie à remplages de style flamboyant. Une sacristie est bâtie le long du gouttereau nord nu choeur et une tourelle d’escalier est adossée au transept nord.

Les murs sont en moellons et pierres de taille, la couverture de la flèche du clocher est en pierre et celles de la nef et du choeur en ardoises.

La nef est voûté en berceau lambrissé et le choeur en ogives de pierre.

Le nom de Quettreville (Ketevilla) apparaît dans les chartes de l’abbaye de Savigny dès 1124.

Lors de la conquête de la Sicile au XIe siècle on note la présence de guerriers quettrevillais parmi les troupes de Robert Guiscard. Le culte de sainte Agathe provient d’eux.

L’église dépendait de l’archidiaconé et du doyenné de Cérences. Elle est divisée en deux portions dès le XIIIe siècle. La petite portion est sous le patronage de l’abbé de Saint-Lô et celui de la grande est le seigneur du lieu, et ce, jusqu’à la Révolution.

L’église actuelle a été construite pour la plus grande part (excepté le porche) au XIVe siècle. La flèche du clocher a été deux foit refaite après avoir été frappée par la foudre notamment en 1808, avec des pierres rachetées dans les démolitions de l’abbaye d’Hambye.

La charpente de la nef est datée de 1713 (marque sur une des fermes). Le manoir de Quettreville, situé au nord de la commune, a appartenu à Robert Surcouf.

Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français  Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Quettreville-sur-Sienne (50) église Notre-Dame et Sainte-Agathe 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/17 15 000 € pour la restauration complète de la maçonnerie de la flèche du clocher

Crasville, église Saint-Martin

Crasville (Eure), église Saint-Martin - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Eure (27)

Commune : Crasville

 

L’église de Crasville est composée d’une nef unique avec un choeur à pans coupés, couverte d’une charpente lambrissée. Les murs sont en moellons enduits et le clocher charpenté situé sur la nef. Les couvertures sont en ardoise. Elle remonte au XIIe siècle et a été remaniée au XVIe siècle.

Crasville (Eure), église Saint-Martin Crasville (Eure), église Saint-Martin - La Sauvegarde de l'Art Français Crasville (Eure), église Saint-Martin - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/17 4 000 € pour la restauration de la couverture et des descentes d’eaux pluviales et pose d’un paratonnerre

Cherreau (Sarthe), église Saint-Symphorien

Cherreau (Sarthe) église Saint-Symphorien- 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Sarthe (72)

Commune : Cherreau

L’église est formée d’une nef charpentée prolongée d’un choeur et dotée d’une voûte lambrissée.

Cherreau (Sarthe) église Saint-Symphorien- 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Bernard Ruel, architecte du patrimoine

Un bas-côté au dus de la nef est suivi d’une chapelle sous clocher charpenté, vis à vis duquel se trouve une chapelle formant ainsi un faux transept. Une seconde chapelle est située au nord du choeur tandis qu’au sud de celui-ci, une tour, dite de l’horloge, s’élève, encadrée de hauts contreforts à retraits.

Les couvertures sont en tuiles plates et en ardoises pour le clocher, les murs de moellons enduits.

Cette église remonte à la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Les chapelles datent des années 1530-40. Un riche mobilier et d’importants lambris sont ajoutés au XVIIIe siècle. La tour de l’horloge et la flèche sont bâties entre 1897 et 1899. Les figures du pignon et les gargouilles sont réalisées par Gaullier au XIXe.

Cherreau (Sarthe) église Saint-Symphorien- 2017- La Sauvegarde de l'Art Français  Cherreau (Sarthe) église Saint-Symphorien- 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/17 15 000 € pour la restauration du clocher et des maçonneries de toutes les façades, et des couvertures et chéneaux des chapelles

Carcassonne, église Notre-Dame du Mont Carmel

carmes 5

Département : Aude (11)

Commune : Carcassonne (propriété du diocèse de Carcassonne)

Carcassonne (Aude) église Notre-Dame du Mont-Carmel 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Christiane Tarbouriech, architecte

L’église des Carmes est caractéristique du style gothique méridional. Elle est composée d’une nef de 6 travées et d’un choeur, plus étroit, à pans coupés et surbaissé. Les arcs de séparation des travées sont contrebutés par des contreforts massifs entre lesquels sont construites les chapelles qui semblent du XVIe siècle.

La nef, originellement charpentée, à reçu au XIXe siècle des voûtes en plâtre sur lattis. La mauvaise qualité du haut des contreforts laisse penser qu’ils ont été surélevés lors de la mise en oeuvre des voûtes de la nef.

Les ouvertures sont aussi agrandies, engendrant l’abaissement des pentes des couvertures des chapelles. Une tour d’escalier, adjacente au choeur, était surmonté d’un clocher détruit après 1790.

Les carmes, à l’origine ermites sur les pentes du Mont Carmel en Terre Sainte, reconnus officiellement en 1209; s’installèrent en 1267 à Carcassonne d’abord hors des murs, puis à l’intérieur.  La construction des bâtiments conventuels et de l’église gothique furent achevés en 1297.

En 1355, le prince Noir fit incendier la ville et l’église des carmes dut être reconstruite par la suite, peut-être à un autre emplacement.

 La chapelle nord du chevet est plus tardive, sans doute du XVe ou du XVIe s.

L’église des Carmes eut un important rayonnement jusqu’à la Révolution et de nombreuses personnalités de la ville y sont enterrées. Les état généraux du Languedoc se sont tenus dans les bâtiments conventuels à de nombreuses reprises.

En 1790, après l’abolition des congrégations monastiques, les frères sont dispersés et le couvent vendu comme bien national. Lors de l’inventaire il est stipulé que le clocher s’y trouve encore. L’église devint une entreprise de messagerie, elle est alors remblayée pour être au niveau de la rue. Son mobilier est dispersé, vendu ou détruit.

Le père Herman Cohen (en procès de béatification) et deux autres carmes déchaux rachètent l’église et le couvent en 1851. L’église est de nouveau consacrée et de nombreux travaux de restauration et d’embellissement sont entrepris jusqu’en 1877 : réalisation des voûtes néogothiques, construction de la tribune, décors. Les carmes sont à nouveau expulsés en 1880 et leurs biens confisqués. La Congrégation est dissoute en 1901, le couvent est remis en vente en 1908 et racheté par la paroisse Saint-Vincent. L’église réouvre au culte en 1909.

En 1925, un cinéma-théatre est aménagé cachant complètement le chevet de l’église, dont la couverture est modifiée. Le cinema est détruit en 1981 et l’évêché s’installe dans le couvent remanié.

Carcassonne (Aude) église Notre-Dame du Mont-Carmel 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Carca copie carca Carcassonne1

Les aides de la Sauvegarde :

21/11/2017 45 000 € pour la restauration des maçonneries des façades et couvertures de la nef et des chapelles sud

Flines-lez-Mortagne, église Saint-Martin

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-Martin

Département : Nord (59)

Commune : Flines-lez-Mortagne

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinL’église de Flines fut reconstruite en 1779. L’ancienne nef et le choeur furent détruits, seule la tour fut conservée. La nef fut reconstruite en arrière de la tour et s’ouvrant sur le choeur. Les chapelles latérales furent supprimées du plan. La tour fut renforcée par des contreforts, construits en pierre bleue du Tournaisis, non liaisonnés avec l’organe.

La voûte de la nef centrale, autrefois formée d’un plafond uni, a été cintrée et coupée à chaque travée par des arcs doubleaux puis décorée. Huit statues se dressent au dessus des chapiteaux des colonnes, d’un côté St Marc, St Jean, St Pierre et le Sacré Cœur, de l’autre côté St Luc, St Mathieu, St Paul et St Jean-Baptiste. Au dessus des cintres huit grands médaillons renferment chacun un sujet biblique. En 1896, toute la voûte et le chœur furent décorés à la peinture. L’église possède quelques statues antiques : un vieux St Martin en chêne massif ; un ancien tabernacle tournant datant du XVe siècle ; un autel à Ste Thérèse dont la statue a été offerte par les religieuses de St Amand Les Eaux ; une statue du St Curé d’Ars avec la liste des tous les curés de Flines depuis 1500 et celle des prêtres originaires de Flines ; une statue de St Hubert avec le cerf miraculeux, une statue de St Roch en souvenir du choléra qui ravagea toute une rue du hameau de Rouillon en 1886 ainsi que l’ancien coq du clocher …

Au fil des siècles, l’église Saint Martin connut quelques petits changements, les soubassements des piliers sont aujourd’hui à demi enterrés car autrefois ils se trouvaient environ 50 cm plus bas. Suite au creusement des tombes séculaires, le niveau du cimetière avait remonté et il fallait descendre une pente pour accéder à l’église. Il fallut amener de nombreux tombereaux de terre pour remettre le tout à niveau et refaire un nouveau pavement. C’est lors de ce chantier que les pierres tombales disséminées dans l’église et dans le chœur furent rassemblées entre les piliers. Sur ces piliers, sont inscrites les notices des pierres tombales d’un ancien mayeur et du chanoine Martin guillotiné sous la révolution.

D’autres pierres tombales se trouvent sous le porche, il s’agit des tombes de Jacques le Martin, seigneur de Wasnes de Flines ; Jacqueline de Peschaut, son épouse ; Françoise de Tramecourt, épouse de Ferdinand De Vos ; Damoiselle Gabrielle De Vos, leur fille ; Pierre-Louis d’Antoing, seigneur de Rougefort de Flines ; Marie-Josèphe de Gomenpont, son épouse et Damoiselle Marie-Françoise de Gomenpont, leur fille. Toujours sous le porche, les armoiries de la famille de Montboissier sont reproduites au dessus de la porte intérieure.

Flines-lez-Mortagne est située sur la rive droit de l’Escaut et elle possédait sur son territoire d’anciens marais qui s’étendaient autrefois jusqu’à Tournai. Le territoire de Flines fut donné aux religieux de l’abbaye de Saint-Amand par un diplôme de 847. Le village ne fut érigé en paroisse que vers le XIème siècle et son église fut longtemps la seule pour les territoires de Flines, Mortagne et Laplaigne. Le village de Flines ne fut rattaché à la France qu’en 1779.

La base des murs  du clocher, de plus d’un mètre d’épaisseur, est datée du XIème siècle. La flèche surmontant la tour fut détruite vers le XIVème siècle (la tour séparait le choeur de la nef).

 A l’époque romane, l’église était simplement composée d’une courte nef et d’un petit choeur. Certainement vers le XIVème siècle, une nef fut construite en avant de la tour et l’ancienne nef et le choeur devinrent le choeur. En 1759, la communauté décida de reconstruire la partie sommitale de la tour et remplacer la flèche.

Le territoire de Flines avait été donné aux religieux de l’Abbaye de St Amand par une Charte de Charles-Le-Chauve datant du 23 mars 847 mais le village ne fut érigé en paroisse que vers le XIe siècle et son église fut longtemps la seule pour les territoires de Flines, Mortagne et Laplaigne (Flines ne fut rattachée à la France qu’en 1779 bien après que la frontière franco-belge fut établie en 1713).

A l’examen de l’ogive du portail et des nervures des voûtes, on estime que la construction de l’église remonte au XIe ou XIIe siècle. De l’église de cette époque, ne subsiste que le clocher dont les murs de base ont plus d’un mètre d’épaisseur.

Construite en style gothique, la flèche fut détruite vers le XIVe siècle et rebâtie en style roman. Ce clocher a donc la particularité (rare en Europe) de combiner les deux styles, le style gothique à la base et le style roman en hauteur. Par la suite, l’église fut embellie sous la juridiction des Religieux Prémontrés de l’Abbaye de Château. Avant 1789, le curé Maître J. Lorent dota l’église d’un orgue dont il ne reste aujourd’hui que le buffet.

Pendant la révolution, les stalles de chêne sculpté du monastère de l’Abbaye de Château détruit furent transportées à l’église de Flines et furent ainsi sauvées. Le banc de communion est lui aussi en chêne sculpté et orné de quatre médaillons représentant des scènes bibliques. D’autres médaillons inspirés de la bible se trouvent en haut, à la base de la voûte (l’Arche de Noé, le Chandelier à 7 branches, l’Arche de l’Alliance, les Dix Commandements …). Des motifs bibliques sont également sculptés sur l’Abat-son de la Chaire. Sous le grand autel, on peut admirer un très beau retable en marbre blanc d’un seul morceau représentant la mise en tombeau du Christ. L’autel a été consacré le 22 juin 1885. Sur les fonts baptismaux se trouve un vieux St Jean Baptiste recouvert de plâtre coloré selon l’usage du XVIIIe siècle. Cette statue ainsi que le tabernacle tournant provient de la chapelle de Rouillon (hameau de Flines) où s’élevait autrefois un petit prieuré dont il ne subsiste plus que la chapelle, en partie détruite au cours de la guerre 14-18 et reconstruite depuis.

Flines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinFlines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-MartinFlines-lez-Mortagne (59) - Eglise Saint-Martin

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 16 000 € pour la restauration générale de l’édifice

Beaudéduit, église Saint-Jean-Baptiste

Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste

Département : Oise (60)

Commune : Beaudéduit

Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste L’église de Beaudéduit, placée sous le vocable de saint-Jean-Baptiste, a été édifiée au XVIème siècle, vraisemblablement en un seul jet.

Au cours du troisième quart du XIXème siècle, de nombreuses restaurations sont opérés avec des reprises en briques. Au début du XXème siècle, les couronnements des contreforts sont repris en brique.

L’église est une construction allongée en pierre d’appareil, à choeur polygone, à contreforts nombreux terminés en selle. Le portail est formé d’une grande arcade ogive à moulures anguleuses, alternant avec des cannelures garnies de pampre. L’archivolte, chargée de deux rangées de statuettes entoure un tympan orné d’une rose à huit divisions festonnées. Il y a un fronton aigu et quatre clochetons latéraux. L’édifice est éclairé  par de grandes fenêtres ogives, les unes simples, les autres tripartites, quelques-unes bouchées, la plupart dégradées. Le clocher, couvert d’ardoises, domine la façade.

Cette église, un peu sombre et enterrée, est pourvue d’un lambris qui a été rétabli en 1833. L’édifice, orienté, est formé d’un unique vaisseau, remarquablement large, amorti sur un chevet polygonal voûté en cul-de-four. Le gouttereau Sud est flanqué d’une sacristie en sixième travée en partant du portail. De plan barlong, le petit bâtiment à étage est plus tardif, vraisemblablement du XIXème siècle.

Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste Beaudéduit (60) - Eglise Saint-Jean-Baptiste

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 5000 € pour la mise sous surveillance et travaux urgents: contrôle du clocher et de la façade occidentale

Saint-Moré, église Saint-Modéré

 Saint-Moré (89) - Eglise Saint-Modéré

Département : Yonne (89)

Commune : Saint-Moré

Saint-Moré (89) - Eglise Saint-Modéré

Cette église remonte à l’époque romane. Le choeur date de la fin du XIIe siècle. Elle était à l’origine une chapelle funéraire et de dévotion située à l’entrée d’un cimetière. Elle est érigée en église paroissiale vers 1350.

Au XVe siècle, l’église est agrandie. La nef et le clocher sont construits vers 1480 ainsi qu’un porche, d’entrée à l’ouest. Elle est à nouveau remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles.

L’église dispose d’une nef de cinq travées, avec un bas-côté au Nord, un porche à l’Ouest, et une massive tour-clocher sur la partie Nord de la première travée, surmontée d’une toiture en éteignoir.

A l’Est se trouve un choeur de trois travées à la couverture plus élevée que celle de la nef et au chevet plat en murs de grison. Les murs sont en silex et en grison et les couvertures en tuiles plates et en ardoises pour le clocher.

Saint-Moré (89) - Eglise Saint-Modéré Saint-Moré (89) - Eglise Saint-ModéréSaint-Moré (89) - Eglise Saint-Modéré

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 4000 € pour la restauration de la couverture de la nef et de la sacristie.

La-Tour-du-Meix, église Saint-Christophe

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe

Département : Jura (39)

Commune : La Tour-du-Meix

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe

L’église Saint-Christophe a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 19/11/1946. Sa nef de belles proportions, large d’environ 7 mètres, s’élance d’une manière inhabituelle pour ce genre d’édi­fice. Quatre travées, longées par une banguette de pierre, sont distinguées par des pilastres à imposte simplement chan­freinée portant les doubleaux ; du sol au sommet, leurs an­gles se creusent d’un cavet qui les adoucit sans atténuer leur vigueur. Les murs, dressés sur quelque 5 mètres avant la naissance de la voûte, épais d’1,10 mètres, sont percés au Sud seulement de fenêtres en tiers-point ; ils se continuent par un berceau brisé sobre et élégant. La première travée est occupée par une tri­bune, reposant sur deux piliers octogonaux et trois voûtes d’ogives montées sur de petits culots ; avant elle à l’ouest, le porche sous clocher, au berceau surbaissé, ouvre uniquement vers la nef.

La dernière travée de celle-ci, au sud, donne sur la cha­pelle de 1463, voûtée d’ogives retombant sur des bustes d’an­ges à chevelure bouclée et col quadrillé, ayant en mains des phylactères ou un écusson ; un autre déroule l’inscription du fondateur, deux servent de socles aux statues ; un lavabo en accolade, une fenêtre flamboyante complètent cet ensemble, homogène sauf la baie sud marquée 1730.

Après l’arc triomphal, qui devait abriter une poutre de gloire, le chœur comprend deux travées voûtées d’ogives en pénétration sur six colonnettes à base prismatique ; les clés _ la seconde encadrée d’un décor flamboyant, deux carrés cur­vilignes imbriqués _ présentent les armoiries de Pierre Mo­rel. Le chevet plat s’éclaire d’une fenêtre à deux formes trilo­bées et soufflet, imitée par celle de la chapelle sud ; quand l’une et l’autre furent cachées par des retables, s’ouvrirent les baies de forme plus récente. Égalant la nef en largeur, le chœur s’élève à une hauteur moindre de 3 mètres, d’où ses dou­bleaux peu brisés et ses ogives en plein cintre.

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-ChristopheAu dehors, le côté sud offre d’abord son portail en tiers­point, à trois moulures (les deux de l’extérieur en amande) sur bases prismatiques ; un tableau le surmonte, qui pouvait comporter une inscription ou un ornement. Ce portail ne semble pas rapporté ici, car il avait sa place réservée par l’empattement, et la fenêtre de cette travée avait été décalée pour lui ; en revanche, la baie qui éclaire la tribune, percée dans la voûte à l’époque classique, a provoqué un petit fron­ton triangulaire dans le toit, et le cadran solaire aussi est un ajout.

La nef, de persistance romane, est insérée entre le chceur de 1443, la chapelle greffée en 1463, et la tribune gothique sans doute aussi de 1443 ; bien entendu, cette dernière pour­rait s’être ajoutée à un vaisseau déjà ancien. Cependant, un ensemble de détails manifeste une homogénéité de bout en bout : les nervures sous la tribune, comme toutes celles du chceur et de la chapelle, montrent un profil simple aux angles creusés d’un cavet. Le même cavet adoucit tous les arcs, du porche à l’arc triomphal : ceux de la nef, celui de la chapelle, et même le lavabo de celle-ci. Les deux portails symétriques de la travée ouest de la nef, bien en place, sont d’âge flam­boyant ; le contrefort diagonal au sud-ouest du chceur a été partiellement intégré dans le mur de la nef ; les empatte­ments, malgré leur hauteur différente, sont du même type, les contreforts aussi ; la corniche en quart-de-rond est analogue pour le chceur et la nef.

Cette église est l’une des plus anciennement citée du Jura. En 858, un acte de donation confirme sa présence. En 1151, l’église et son prieuré figure sur une donation des biens faite par l’archevêque de Besançon Humbert à l’abbaye de Saint-Claude. Un prieuré a existé jusqu’en 1166 puis une familiarité (fraternité de 5 à 7 prêtres) eut une existence assez longue. La propriété devint ensuite une résidence favorite pour certains abbés commendataires de Saint-Claude (Pierre de la Baume, évêque de Genève, Pierrote la Joyeuse et Philibert de Rye).

Les dates peuvent être fixées avec une précision rare. Il est vrai qu’un tel site était prédisposé pour une histoire : le franchissement du défilé de la Pyle et de la rivière d’ Ain, passage obligé mais dangereux vers le Haut Jura, appelait la garde d’un château et la protection céleste de saint Christophe ; le paysage qui s’offre au sud et sud-ouest de l’église, vers la Petite montagne et les chaînons jurassiens, explique que des abbés-seigneurs de Saint­ Claude aient affectionné le lieu et soigné son église.

Vers 858, un seigneur nommé Godabert donne au monastère de Condat, en présence de son abbé Agilmar qui était aussi archevêque de Vienne, «une montagne appelée Jornasque, où est construite une église en l’honneur de saint Christophe … ayant pour confins à l’orient la rivière d’ Ain, au couchant la terre de Saint-Pierre (Dompierre)» ; il y ajoute la maison où réside le prêtre Wandaldrane, et d’autres maisons ou granges avec les familles qui les habitent. La charte de cette donation a été publiée par Dunod, sans indication de provenance ; elle avait été copiée mot à mot aux archives de l’abbaye de Saint-Claude, en 1563, par Christophe Humbert, curé de Saint­Christophe. Assez nettement sans doute après l’époque carolingienne, fut implanté un prieuré, relativement éphémère puisque les moines durent regagner Saint-Claude en 1166 ; il fut alors inféodé par l’abbé Adon à Aymon de Revigny. Une familiarité de cinq à sept prêtres eut une existence plus longue ; la cure lui fut unie en 1565. Notons encore la date d’une dédicace, le 30 août, sans savoir quelle église elle concernait ; nous ignorons tout de l’édifice du IXe siècle, et ne pouvons dire si c’était le même que citait l’archevêque de Besançon en 1151, ni à plus forte raison s’il a duré jusqu’à l’actuel.

La propriété devint plus tard une résidence favorite pour certains abbés commendataires de Saint-Claude, qui y menaient grand train de vie : ainsi Pierre de La Baume, évêque de Genève, parrain en 1529 de la cloche qui porte son nom, Pierrotte la Joyeuse ; puis Philibert de Rye, aussi » évêque de Genève, dont une inscription dans le chœur rappelle qu’il mourut ici en 1556. Mais c’est surtout l’abbé Pierre Morel, premier du nom (1443-1445), qui intéresse la construction : ses armoiries, de sable à trois losanges d’argent posées en fasce, timbrent les deux clés de voûte du chœur ; ce pourrait être les mêmes qui ont été martelées aux clés de la tribune. Partant de ce point, et des remarques suggérées ensuite par la description du vaisseau, nous· aurons en conclusion des repères solides pour dater aussi la nef. Au flanc sud de celle-ci, «l’an mil CCCCLXIII discrete personne messire Guillaume Vullerod curé de ceste eglise a fait faire et fonde ceste chapelle», dans laquelle il fut inhumé.

La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe La-Tour-du-Meix (39) - Eglise Saint-Christophe

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/2017 5000 € pour la restauration des enduits du clocher, restauration de l’extérieur Nord, Est et Sud et assainissement du choeur.

Pradelles-en-Val, chapelle Sainte-Madeleine-de-Commelles

Pradelles-en-val (Aude) Chapelle Sainte-Madeleine de Commelles 2017, La Sauvegarde de l'art Francais

Département : Aude (11)

Cette chapelle de forme simple, rectangulaire, est dotée d’une abside semi circulaire et couverte d’un toit à deux pans en lauze. Le chevet, surélevé, est couvert d’un toit en béton armé. Les murs sont en grès dur. L’intérieur est voûté. Les lauzes sont sans doute posées sur forme maçonnée.

Elle date du XIIe ou XIIIe siècle et appartenait à un fief seigneurial pendant le Moyen-Âge. Elle est rattachée à un prieuré à partir du XVIIIe siècle. Elle fait partie aujourd’hui d’un ancien domaine agricole.

 

Pradelles-en-val (Aude) Chapelle Sainte-Madeleine de Commelles 2017, La Sauvegarde de l'art Francais Pradelles-en-val (Aude) Chapelle Sainte-Madeleine de Commelles 2017, La Sauvegarde de l'art Francais

 

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/17 12 000 € pour la restauration de la couverture de la nef

Saint-Aubin-sur-Mer, église Saint-Aubin

Saint-Aubin-sur-Mer (Seine-Maritime), église Saint-Aubin 2017, La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Seine-Maritime (76)

Cette église est composée de deux nefs. La nef septentrionale est la plus ancienne. On y accède par une massive tour clocher de plan carré, encadrée de contreforts plats et surmontée d’une flèche en ardoises.

La nef est, ajoutée plus tardivement, est accessible par des grandes arcades ouvrant sur la nef ouest. Chaque nef dispose de sa propre toiture, séparée par un long chéneau.

Le choeur est à chevet plat. Les murs sont en tuf et tuf et silex pour la partie est. Les toitures en ardoises. Une voûte en berceau, plâtrée, couvre les nefs.

La nef septentrionale est la plus ancienne partie de l’église et remonte au XIIe siècle. Le clocher a été construit au XIIIe siècle et une seconde nef a été ajoutée à l’est de la première au XVIe siècle.

Au XIIe siècle, Saint-Aubin-sur-Mer appartenait à l’abbaye de Saint-Wandrille.Au XVIe siècle, le chapteau appartint au marquis de Pomponne, ministre de Louis XIV, puis au XVIIIe, aux Choiseul-Gouffier. Fief dépendant auparavant de la baronnie de Ferrières.

Saint-Aubin-sur-Mer (Seine-Maritime), église Saint-Aubin 2017, La Sauvegarde de l'Art Français  Saint-Aubin-sur-Mer (Seine-Maritime), église Saint-Aubin 2017, La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Aubin-sur-Mer (Seine-Maritime), église Saint-Aubin 2017, La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/17 10 000 € pour la restauration du clocher

Sainte-Croix (Drôme), église-temple Sainte-Croix

Sainte-Croix (26) église Sainte-Croix 2017 , La Sauvegarde de l'art Francais

 

Département : Drôme (26)

Sainte-Croix (26) église Sainte-Croix 2017 , La Sauvegarde de l'art FrancaisL’église est composée d’une nef unique, d’un transept et d’un choeur à abside semi-circulaire. La nef séparée par un mur de la partie transept et choeur, est voûté en berceau brisé rythmé par 3 arcs de décharge reposant sur des pilastres.

Une sacristie est accolée à la partie sud du choeur.

Deux clochers à arcade surmontent l’un la nef et l’autre le bras sud du transept, signifiant la distinction des cultes rendus dans la partie choeur et dans la partie nef.

L’église primitive date du XIe siècle, ainsi que le monastère. A cette époque seul est voûtée la partie orientale, la partie de la nef dépourvue de contreforts était charpentée.

En 1289, elle est confiée avec l’abbaye à l’ordre de Saint-Antoine. L’ensemble est transformé en commanderie générale en 1304. La nef est alors couverture d’une voûte, raidie par l’intérieur à l’aide d’arcs de décharge et de pilastres.

Des fenêtres un peu plus grandes sont réouvertes

Elle a été dévastée pendant les guerres de Religion. Elle est restaurée en 1689 avec l’abbaye qui devient pour peu de temps un séminaire. Par la suite, l’abbaye toujours à la charge des Antonins est délaissée par l’Evêque de Die avec lequel les Antonins entretiennent des relations tendues.

En 1777, l’abbaye est confiée à l’Ordre de Malte, de son union avec l’Ordre de Saint-Antoine.

A la Révolution l’abbaye est vendue et devient privée tandis que l’église est rattachée à la commune. Elle est partagée en 2 en 1806 : la nef pour le culte protestant et le choeur pour le culte catholique. L’église possède 2 clochers et accueille encore séparément les deux cultes.

Sainte-Croix (26) église Sainte-Croix 2017 , La Sauvegarde de l'art Francais Sainte-Croix (26) église Sainte-Croix 2017 , La Sauvegarde de l'art Francais Sainte-Croix (26) église Sainte-Croix 2017 , La Sauvegarde de l'art Francais

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/17 5 000 € pour la restauration de la couverture

Guéthary, église Saint-Nicolas

Guéthary (64) - Eglise Saint-Nicolas

Département : Pyrénées-Atlantiques (64)

Commune : Guéthary

Guéthary (64) - Eglise Saint-NicolasL’église Saint-Nicolas présente une architecture caractéristique des églises labourdines du pays basque.

Sa nef unique prolongée par une abside semi-circulaire. Trois galeries superposées courent sur les trois murs de la nef. Un mur-clocher et un porche terminent cet édifice.

Cet édifice massif à nef unique, sans transept ni chapelles latérales, est prolongé à l’Est par un chevet demi-circulaire. Un porche s’appuie à l’angle Nord-Ouest. Un clocher-mur coiffe la façade Ouest. L’église est agrandie au 17ème siècle et la nef est entourée de tribunes. Une reconstruction approximative serait survenue entre 1636 et 1650. De cette période datent les retables latéraux qui encadraient le choeur. Une benoîterie, aujourd’hui disparue, était accolée à l’église. Le porche, qui s’écroula en 1818, fut surhaussé après 1830 en vue de l’aménagement d’une salle de classe, puis réaménagé en 1859 avec création des escaliers en fer à cheval et reprise de la porte de la nef. Entre 1860 et 1870, les tribunes furent légèrement raccourcies. Le retable central fut vendu en 1870. Une statue de Saint-Nicolas, provenant de ce retable, fut placée dans une niche couronnant le porche. Installation des orgues en 1959. Le décor de l’église a été épuré en 1970.

Guéthary (64) - Eglise Saint-Nicolas Guéthary (64) - Eglise Saint-Nicolas Guéthary (64) - Eglise Saint-Nicolas

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 8000 € octroyés pour le renforcement des galeries

Sainte-Foy-de-Montgommery, église Sainte-Foy

Sainte-Foy-de-Montgommery (14) église Sainte-Foy 2017 - La Sauvegarde de l'art Français

Département : Calvados (14)

Sainte-Foy-de-Montgommery (14) église Sainte-Foy 2017 - La Sauvegarde de l'art Français

Plan : Xavier d’Alençon, architecte

 Cette église est composée d’un plan allongé en forme de croix latine. La nef, vaisseau unique succède à un avant-choeur et à un choeur à pans coupés. L’avant-choeur forme transept avec au sud, la tour clocher, couverte en bâtière et une chapelle au nord. un porche en permet l’accès à l’ouest.

Une deuxième chapelle a été bâtie au nord du choeur, servant aujourd’hui de sacristie.

Les maçonneries sont en moellons enduits et les couvertures en ardoises. L’église actuelle date du XVe-XVIe siècle, elle a été bâtie sur les vestiges d’un ancien édifice du XIIIe siècle.

Le choeur  et le clocher ont été détruit lors d’un violent orage en 1713 et reconstruits à partir de 1717. Un nouveau choeur a été bâti en 1904.

En 1960, la chapelle Saint-François change d’affectation et devient la sacristie.

Sainte-Foy-de-Montgommery (14) église Sainte-Foy 2017 - La Sauvegarde de l'art Français Sainte-Foy-de-Montgommery (14) église Sainte-Foy 2017 - La Sauvegarde de l'art Français DSCI0383

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/17 5 000 € pour la restauration du porche, de la nef et de la chambre des cloches

Baugy, église Saint-Martin

Baugy (18) - Eglise St-Martin

Département : Cher (18)

Commune : Baugy

Baugy (18) - Eglise St-MartinL’origine de cette église remonte au XIème ou au XIIème. La nef est rectangulaire, et le choeur plus étroit se terminait probablement par une abside circulaire. Au Sud se trouve une belle porte, aujourd’hui murée.

Un remaniement intervient au XVème siècle, qui consiste en la démolition du choeur et son remplacement par un choeur plus vaste à chevet polygonal (avec arc doubleau au profil assez rare).

En 1496 sont créées les chapelles (celle du Sud est celle de la famille de Bar). Le clocher, lui, est ajouté au XVIème siècle.

Baugy (18) - Eglise St-Martin Baugy (18) - Eglise St-Martin   Baugy (18) - Eglise St-Martin

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 4000 € octroyés pour la mise en sécurité de l’installation campanaire et la restauration de l’arc surbaissé du tympan ouest.

Monthuchon, église Saint-Martin

Monthuchon (50) Eglise Saint-Martin 2017, la Sauvegarde de l'Art Français

Département : Manche (50)

Monthuchon (50) Eglise Saint-Martin 2017, la Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Héléna Coudray, Architecte du patrimoine

Cette église est composée d’un plan allongé en forme de croix latine. La nef, vaisseau unique succède à un avant-choeur et à un choeur à pans coupés. L’avant-choeur forme transept avec au sud, la tour clocher, couverte en bâtière et une chapelle au nord. un porche en permet l’accès à l’ouest.

Une deuxième chapelle a été bâtie au nord du choeur, servant aujourd’hui de sacristie. Les maçonneries sont en moellons enduits et les couvertures en ardoises.

L’église actuelle date du XVe-XVIe siècle, elle a été bâtie sur les vestiges d’un ancien édifice du XIIIe siècle.

Le choeur  et le clocher ont été détruit lors d’un violent orage en 1713 et reconstruits à partir de 1717. Un nouveau choeur a été bâti en 1904. En 1960, la chapelle Saint-François change d’affectation et devient la sacristie.

  Monthuchon (50) Eglise Saint-Martin 2017, la Sauvegarde de l'Art Français Monthuchon (50) Eglise Saint-Martin 2017, la Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde :

03/10/17 5 000 € pour la restauration du porche, de la nef et de la chambre des cloches

Montesquieu-des-Albères, église Saint-Saturnin

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune de Montesquieu-des-Albères

L’église Saint-Saturnin, de type roman, est composée d’une nef de 3 travées et d’un choeur à abside semi-circulaire et voûte en cul de four, orné à l’extérieur de lésènes.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Bruno Morin, architecte du patrimoine

Deux chapelles forment un faux transept et une troisième chapelle bâtie le long de la seconde travée nord de la nef, est décorée dans le style gotique avec voûtes d’ogives. Le couvrement de la nef et des chapelles latérales étant, lui, en voûte en pierre de profil brisé. La première travée de la nef est surmontée d’une massive tour-clocher. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses.

Les premières mentions de Montesquieu-des-Albères remontent au VIIIe siècle, sous le terme Villa nova. Au XIe siècle, cet endroit prend le nom de Montesquivo, en rapport avec l’éminence rocheuse sur laquelle il est bâti. La famille Sant Cristo y construit un château vers 1080.

L’église paroissiale Saint-Saturnin a été édifiée au XIIe siècle, en périphérie du village actuel. Elle est consacrée le 10 juin 1123 par l’évêque d’Elne Pere Bernat en présence de Guillem Bernat de Sant Cristo, seigneur du lieu-dit.

La chapelle de la première travée nord a été bâtie au XVIIe siècle par la famille Freixe, anoblie par Louis XIII pour services rendus. Leurs armes, dotées d’un frêne arraché orne les culs de lampes des départs de nervures de la chapelle.

En 1790, le clocher est dépouillé de trois de ses cloches qui sont fondues. Une quatrième, cachée par un paysan et datée de 1598 est à nouveau en service dans la baie campanaire nord-ouest du clocher.

En 1999 une nouvelle cloche est installée dans la baie Sud-ouest.

Les archives portent la trace de l’existence d’un bâtiment accolé à la partie nord ouest de l’église, avec laquelle la chapelle Freixe semblait communiquer. Cet édifice était un presbytère, abandonné et détruit en 1842 et dont les matériaux ont servi à l’édficiation d’une sacristie le long du mur sud du chevet, dans lequel a été ouvert une porte. Cette sacristie a elle-même été détruite par la suite en 1990.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 7 000 € pour la restauration des façades et couvertures et assèchement des murs gouttereaux sud

La Saussaye, église Saint-Martin-la-Corneille

la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017

Département : Eure (27)

Commune de La Saussaye

la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Josselin Sauzeau, architecte

Le plan de base de l’église est rectangulaire, composé d’une nef de quatre travées, la troisième étant encadrée de deux chapelles latérales à absides semi-circulaires formant un faux transept et profond choeur de deux travées, à chevet plat. Une sacristie de plan carré est adossée au chevet, à l’est.

A l’ouest, une maison de type médiévale est adossée à la nef. Les murs de l’église sont en moellons de silex et de calcaire, à part les chapelles qui sont en briques. Les couvertures sont en ardoises. Un clocher charpenté au dessus de la 4e travée.

Cette église remonte probablement au XIe siècle, comme en témoignent les assises en arrêtes de poisson et les fenêtres romanes du choeur, qui subsiste seul de cette époque.

En février 1317 avant la fondation de la collégiale de la Saussaye, Guillaume d’Harcourt transféra dans cette église paroissiale les 13 chanoines établis au préalable dans son château de la Saussaye; A cette occasion, il attacha le titre de Doyen des chanoines la possession du patronage et des dîmes de l’église.

Au XVIe siècle, l’église est agrandie; des baies sont percées et une nef est construite.

Des travaux de restauration sont à nouveau effectués en 1879. La couverture est reprise, l’intérieur est plâtré et les deux chapelles en briques sont construites.

Le village de la Saussaye a été formé de la réunification en 1846 de deux communes : Saint-Martin-La-Corneille et Saint-Nicolas-du-Bosc-Asselin.

Seule l’église de Saint-Martin-la-Corneille subsiste. La collégiale de la Saussaye étant église paroissiale, celle de Saint-Martin perdit son statut.

   la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration des murs intérieurs et extérieurs de l’église

Goudourville, église Saint-Julien de Brioude

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art FrançaisGoudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Tarn-et-Garonne (82)

Commune de Goudourville

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

Plan Marianno Marcos, Architecte du patrimoine

L’église est composée d’un plan rectangulaire avec une nef de deux travées voûtées d’ogives et une travée de choeur voûtée à liernes et tiercerons et à chevet plat.

Des chapelles sont flanquées au nord et au sud de chaque travée de la nef et un clocher à cinq arcades s’élève au dessus de la façade ouest. D’élégants contreforts d’angles à retraits successifs encadrent la façade ouest, est et les chapelles est.

Un porche à trois arcades permet l’accès à l’église par l’occident et une sacristie de plan carré est construite à l’angle formé par le mur sud du choeur et le mur est de la chapelle. Les murs sont en pierre de taille et les couvertures en tuiles creuses.

L’église actuelle a été construite au XVe siècle, sur les bases d’un édifice plus ancien.Les chapelles latérales ont été ajoutées au XVIe et XVIIe siècles. L’église est redécorée au XIXe siècle.

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017 Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art FrançaisGoudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration du clocher-mur et du porche

Crots, église Saint-Laurent

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Hautes-Alpes (05)

Commune de Crots

 

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017

Plan Sylvestre Garin, architecte du patrimoine

 L’église est composée d’une nef de trois travées orientée sud/nord et d’un choeur à chevet plat. Des chapelles à l’est et à l’ouest rythment chacune des travées de la nef séparées par des arcs doubleaux.

Une chapelle supplémentaire est accolée au mur ouest du choeur. Le clocher est une tour coiffé d’une flèche et de clochetons en pierres.

Les voûtes de la nef, en pierre ont un profil brisé. Les murs sont en moellons enduits. L’église a été bâtie au XIVe siècle, et financée par les religieux de Boscodon. Avant cela l’existence d’un sanctuaire est déjà mentionnée en 1328.

L’édifice est orienté nord-sud, sans doute en raison de l’exiguité du site à l’intérieur des remparts.

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Commune de Crots

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration de la couverture de la partie est de la nef, des soubassements des façades