Archives pour la catégorie Édifice

Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales), église Saint-Saturnin

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Commune de Montesquieu-des-Albères

L’église Saint-Saturnin, de type roman, est composée d’une nef de 3 travées et d’un choeur à abside semi-circulaire et voûte en cul de four, orné à l’extérieur de lésènes.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Bruno Morin, architecte du patrimoine

Deux chapelles forment un faux transept et une troisième chapelle bâtie le long de la seconde travée nord de la nef, est décorée dans le style gotique avec voûtes d’ogives. Le couvrement de la nef et des chapelles latérales étant, lui, en voûte en pierre de profil brisé. La première travée de la nef est surmontée d’une massive tour-clocher. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses.

Les premières mentions de Montesquieu-des-Albères remontent au VIIIe siècle, sous le terme Villa nova. Au XIe siècle, cet endroit prend le nom de Montesquivo, en rapport avec l’éminence rocheuse sur laquelle il est bâti. La famille Sant Cristo y construit un château vers 1080.

L’église paroissiale Saint-Saturnin a été édifiée au XIIe siècle, en périphérie du village actuel. Elle est consacrée le 10 juin 1123 par l’évêque d’Elne Pere Bernat en présence de Guillem Bernat de Sant Cristo, seigneur du lieu-dit.

La chapelle de la première travée nord a été bâtie au XVIIe siècle par la famille Freixe, anoblie par Louis XIII pour services rendus. Leurs armes, dotées d’un frêne arraché orne les culs de lampes des départs de nervures de la chapelle.

En 1790, le clocher est dépouillé de trois de ses cloches qui sont fondues. Une quatrième, cachée par un paysan et datée de 1598 est à nouveau en service dans la baie campanaire nord-ouest du clocher.

En 1999 une nouvelle cloche est installée dans la baie Sud-ouest.

Les archives portent la trace de l’existence d’un bâtiment accolé à la partie nord ouest de l’église, avec laquelle la chapelle Freixe semblait communiquer. Cet édifice était un presbytère, abandonné et détruit en 1842 et dont les matériaux ont servi à l’édficiation d’une sacristie le long du mur sud du chevet, dans lequel a été ouvert une porte. Cette sacristie a elle-même été détruite par la suite en 1990.

Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Montesquieu-des-Albères (66) église Saint-Saturnin 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 7 000 € pour la restauration des façades et couvertures et assèchement des murs gouttereaux sud

La Saussaye (Eure) église Saint-Martin-la-Corneille

la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017

Département : Eure (27)

Commune de La Saussaye

la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Plan : Josselin Sauzeau, architecte

Le plan de base de l’église est rectangulaire, composé d’une nef de quatre travées, la troisième étant encadrée de deux chapelles latérales à absides semi-circulaires formant un faux transept et profond choeur de deux travées, à chevet plat. Une sacristie de plan carré est adossée au chevet, à l’est.

A l’ouest, une maison de type médiévale est adossée à la nef. Les murs de l’église sont en moellons de silex et de calcaire, à part les chapelles qui sont en briques. Les couvertures sont en ardoises. Un clocher charpenté au dessus de la 4e travée.

Cette église remonte probablement au XIe siècle, comme en témoignent les assises en arrêtes de poisson et les fenêtres romanes du choeur, qui subsiste seul de cette époque.

En février 1317 avant la fondation de la collégiale de la Saussaye, Guillaume d’Harcourt transféra dans cette église paroissiale les 13 chanoines établis au préalable dans son château de la Saussaye; A cette occasion, il attacha le titre de Doyen des chanoines la possession du patronage et des dîmes de l’église.

Au XVIe siècle, l’église est agrandie; des baies sont percées et une nef est construite.

Des travaux de restauration sont à nouveau effectués en 1879. La couverture est reprise, l’intérieur est plâtré et les deux chapelles en briques sont construites.

Le village de la Saussaye a été formé de la réunification en 1846 de deux communes : Saint-Martin-La-Corneille et Saint-Nicolas-du-Bosc-Asselin.

Seule l’église de Saint-Martin-la-Corneille subsiste. La collégiale de la Saussaye étant église paroissiale, celle de Saint-Martin perdit son statut.

   la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français la Saussaye (Eure) Eglise Saint-Martin-la-Corneille 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration des murs intérieurs et extérieurs de l’église

Goudourville (Tarn-et-Garonne), église Saint-Julien de Brioude

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art FrançaisGoudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Tarn-et-Garonne (82)

Commune de Goudourville

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

Plan Marianno Marcos, Architecte du patrimoine

L’église est composée d’un plan rectangulaire avec une nef de deux travées voûtées d’ogives et une travée de choeur voûtée à liernes et tiercerons et à chevet plat.

Des chapelles sont flanquées au nord et au sud de chaque travée de la nef et un clocher à cinq arcades s’élève au dessus de la façade ouest. D’élégants contreforts d’angles à retraits successifs encadrent la façade ouest, est et les chapelles est.

Un porche à trois arcades permet l’accès à l’église par l’occident et une sacristie de plan carré est construite à l’angle formé par le mur sud du choeur et le mur est de la chapelle. Les murs sont en pierre de taille et les couvertures en tuiles creuses.

L’église actuelle a été construite au XVe siècle, sur les bases d’un édifice plus ancien.Les chapelles latérales ont été ajoutées au XVIe et XVIIe siècles. L’église est redécorée au XIXe siècle.

Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017 Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art FrançaisGoudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français Goudourville (82) église Saint-Julien-de-Brioude 2017- La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration du clocher-mur et du porche

Crots (Hautes-Alpes), église Saint-Laurent

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

 

Département : Hautes-Alpes (05)

Commune de Crots

 

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017

Plan Sylvestre Garin, architecte du patrimoine

 L’église est composée d’une nef de trois travées orientée sud/nord et d’un choeur à chevet plat. Des chapelles à l’est et à l’ouest rythment chacune des travées de la nef séparées par des arcs doubleaux.

Une chapelle supplémentaire est accolée au mur ouest du choeur. Le clocher est une tour coiffé d’une flèche et de clochetons en pierres.

Les voûtes de la nef, en pierre ont un profil brisé. Les murs sont en moellons enduits. L’église a été bâtie au XIVe siècle, et financée par les religieux de Boscodon. Avant cela l’existence d’un sanctuaire est déjà mentionnée en 1328.

L’édifice est orienté nord-sud, sans doute en raison de l’exiguité du site à l’intérieur des remparts.

Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Crots (Hautes-Alpes) église Saint-Laurent 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Commune de Crots

 

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 5 000 € pour la restauration de la couverture de la partie est de la nef, des soubassements des façades

Carlat (Cantal), oratoire

Carlat (15) oratoire 2017

Département : Cantal (15)

Commune de Carlat

 

Cet oratoire est un édicule original situé dans l’ancien cimetière attenant à l’église paroissiale dédiée à Saint-Avit.

De plan carré, la couverture est un pavillon en lauzes, supportée par une charpente posée sur quatre piliers octogonaux  et abritant un autel maçonné support d’un croix et le tombeau de deux curés de la paroisse.

L’oratoire est bâti au XVIe siècle. L’autel est du XIXe siècle. Deux visites de l’ordre de Malte au XVIIIe siècle mentionnent la présence d’un calvaire à côté de l’église. Il semble cependant que ce ne soit pas celui-ci qui pourrait avoir été rapporté au XIXe siècle, lors de la mise au tombeau de l’abbé JB Delmas en 1871.

 

1. vue générale 13. enrayure haute 16. croix et autel - face Ouest

Les aides de la Sauvegarde

 

03/10/2017 3 000 € pour la restauration complète

Dévillac, église Saint-Barthélémy

Dévillac (47) - Eglise Saint-Barthélémy

Département : Lot-et-Garonne (47)

Commune : Dévillac

Dévillac (47) - Eglise Saint-BarthélémyL’église de Dévillac est placée sous le vocable de Saint-Barthélémy. Elle se compose d’une nef unique flanquée d’un mur-clocher, terminée par une abside romane et une chapelle au Nord. L’ancien presbytère est accolé au Sud.

L’origine de cette église remonte au XIIème siècle: un vaisseau unique est alors édifié. Au XVIème siècle, la nef est reconstruite. On y ajoute un mur-clocher. Un peu plus tard à la même époque est construite la chapelle Nord. Du couvrement de pierre sur croisée d’ogives de cette chapelle ne subsistent que la naissance des arcs.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, un presbytère est adjoint au Sud. Quant à la sacristie, elle a été  tardivement ajoutée dans l’angle Nord-Est.

Dévillac (47) - Eglise Saint-Barthélémy Dévillac (47) - Eglise Saint-BarthélémyDévillac (47) - Eglise Saint-Barthélémy

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 9000 € octroyés pour la réfection à neuf de la couverture du choeur en lauzes, reprises ponctuelles des autres couvertures.

Vrigny, église Notre-Dame de l’Assomption

 Vrigny (45) - Eglise ND de l'Assomption Département : Loiret (45)

Commune : Vrigny

Vrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionA l’origine, cette église était placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste. Elle fut  ultérieurement dédiée à Notre-Dame.

Elle relève de plusieurs époques de construction: du XIème siècle, il ne reste plus que l’abside. La nef a été reconstruite au XIXème siècle suite à un incendie (en lieu et place d’une nef du XIVème siècle). Le clocher, lui, est daté du XVIIème siècle.

Le plan de l’église débute par une tour clocher qui s’ouvre ensuite sur une nef unique à trois travées. A la même époque ont été rajoutés deux transepts saillants ainsi qu’une sacristie et un local vitré sur la façade Sud. Le plan de l’église s’achève par une abside à cinq pans.

Vrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'AssomptionVrigny (45) - Eglise ND de l'Assomption

Les aides de la Sauvegarde

03/10/2017 3000 € octroyés pour la reprise en sous oeuvres des transepts, l’assainissement des murs de la nef, le contrôle de la couverture de la nef, du choeur et du transept.

La Sauvegarde dans l’Yonne, à la rencontre du patrimoine religieux du Vézelien

asquins cimetière Vézelay

Asquins (89), vue prise depuis le cimetière de Vézelay

Le 16 octobre prochain, une délégation de la Sauvegarde de l’Art Français se rendra à Vézelay pour y rencontrer les acteurs locaux du patrimoine. Cette réunion départementale est la troisième organisée cette année, après une rencontre dans l’Aube en décembre 2016, et une rencontre dans l’Eure au mois de juin dernier.

Les 18 communes composant l’écrin naturel et pittoresque de Vézelay constituent le plus grand espace protégé de Bourgogne au titre de la loi de 1930. Ce territoire fait l’objet d’une Opération Grand Site, portée par le Conseil Départemental de l’Yonne. Dans ce cadre, le programme d’action a relevé parmi ses orientations la préservation, la restauration et la valorisation du patrimoine architectural.

Le caractère exceptionnel de ces lieux d’histoire et de mémoire a été reconnu à deux reprises par l’UNESCO. C’est dans ce contexte, que l’ensemble du Vézelien
a été retenu par l’UNESCO comme zone tampon autour de Vézelay.

En périphérie de cette ancienne abbaye, l’action de la Sauvegarde de l’Art Français a été particulièrement significative et décisive pour les églises et chapelles du Vézelien, soit réels chefs d’oeuvre architecturaux, soit simples églises de campagne. Depuis 1976, l’association a soutenu la restauration de 116 églises dans l’Yonne avec un montant global de plus de 2 millions d’€ versés. Nombre d’opérations n’auraient pu être engagées sans cette aide fondamentale… 

L’équipe parisienne sera accueillie par le sous-préfet d’Avallon et Mme Humbert, correspondante de la Sauvegarde de l’Art Français dans l’Yonne et ingénieur à l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine de ce département, pour un temps de rencontre et d’échange, suivi de la visite de l’église Saint-Jacques d’Asquins. 

 

Revue de presse de l’été dans l’Aube

Chavanges (10) - Eglise Saint-Gengoul

Chavanges (Aube) – Eglise Saint-Gengoul, aidée à 3 reprises par la Sauvegarde pour 45 245 €.

En plein coeur de l’été, l’actualité du patrimoine ne s’arrête pas pour autant. L’occasion de découvrir de magnifiques édifices, parfois à deux pas !

Zoom sur l’opération « Un Jour, Une Eglise« , née dans le département de l’Aube, grâce à une revue de presse transmise par notre correspondant local François Cartault (cliquer sur les articles pour les lire).

Plus de 230 églises de l’Aube, de la Marne, mais aussi de la Haute-Marne et du Châtillonnais seront ouvertes tout l’été pour des visites commentées. Cette initiative, née en 2012 avec 24 églises à l’initiative de José Cotel (lire aussi notre article de présentation de l’opération Un Jour une église) s’étend chaque année davantage et est aujourd’hui placée sous l’égide du Comité Départemental du Tourisme.

Tous les renseignements sur: http://www.bienvenue-en-champagne.com

Des églises et des hommes Entrer à St-Maclou José Cotel L'église en travaux Les églises s'apprêtent à ouvrier leurs portes Redécouverte village Saint-Maclou St-Martin retrouve sa splendeur Visites commentées

Argelès-sur-Mer, chapelle Saint-Jérôme

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Pyrénées-Orientales (66)

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français

plan : Bruno Morin, architecte du patrimoine

Cette petite chapelle de plan rectangulaire de petites dimensions est dotée à l’est d’une travée supplémentaire de choeur, plus étroite que la nef avec une abside semi-circulaire.

Un clocheton à une arcade surmonte le pignon ouest. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en tuiles creuses et en lauzes sur le choeur. La nef est couverte d’une voûte en berceau. Elle est construite au Xe s et XIe siècles. Par la suite, la chapelle a été utilisée comme bergerie (peut-être à partir de la Révolution) et jusqu’à une époque récente.

Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français  Argelès-sur-Mer (66), Chapelle Saint Jérôme (2017) La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 5 000 € pour la restauration intérieure et extérieure

Palhers, église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers

Palhers (48) église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 2017 La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Lozère (48)

Palhers (48) église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 2017 La Sauvegarde de l'Art FrançaisCette sympathique église est constituée d’une nef avec berceau en plein cintre et d’un chevet plat, plus bas que la nef, en berceau brisé et encadrée de quatre contreforts couverts chacun d’une toiture en batière. Un clocher a une arcade coiffe le mur pignon ouest.

Un porche orné de modillons nus permet d’accéder à l’église le long de la façade sud. Les murs sont en moellons enduits et les couvertures en lauzes.

L’édifice est répertorié dès le XIIe siècle. De style roman du Gévaudan, elle est érigée dès le XIIIe siècle. La sacristie et le clocher sont plus tardifs.

Palhers (48) église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 2017 La Sauvegarde de l'Art Français Palhers (48) église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 2017 La Sauvegarde de l'Art Français Palhers (48) église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 2017 La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 4 000 € pour l’assainissement du clocher, de l’escalier et de la façade ouest

Saint-Porquier, église Saint-Clair

Saint-Porquier (82) église Saint-Clair 2017, La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Tarn-et-Garonne (82)

 

Saint-Porquier (82) église Saint-Clair 2017, La Sauvegarde de l'Art FrançaisCette église est constituée d’une nef centrale ouvrant sur un choeur à trois pans et flanqué au nord et au sud de chapelles latérales logées entre les contreforts. Une tour clocher est accolée au mur nord ouest en briques surmonté d’une flèche octogonale.

La nef est voûtes sur croisées d’ogives en briques sur champ retombant sur des colonnes engagées.

L’église actuelle a été bâtie au vers 1524, sur les fondations d’un édifice plus ancien, ruiné pendant la Guerre de Cent Ans. Les travaux sont retardés du fait des guerres de religions et la voûte et le clocher ne sont construits que vers 1614. Elle a été redécorée au XIXe siècle.

Saint-Porquier (82) église Saint-Clair 2017, La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Porquier (82) église Saint-Clair 2017, La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 10 000 € pour la restauration des charpentes et des couvertures et maçonnerie de toute l’église

Tellière-le-Plessis, église Notre-Dame de l’Assomption

Tellières-le-Plessis (61) église ND de l'Assomption 2017 - La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Orne (61)

Cette église est composé d’un plan rectangulaire avec un chevet plat. Un clocher charpenté surmonte la première travée de nef, au pignon ouest soutenu de deux hauts contreforts à retraits successifs encadrant une porte au profil brisé orné de voussures à bâtons rompus.

Couverte en ardoises, une charpente en lattis plâtré surmonte la nef.

Certains éléments de cette église remontent au XIIe siècle tels que le portail.Un beau mobilier évoqué comme étant du XIXe siècle orne l’intérieur.

L’édifice actuel remonte peut-être au XVI-XVIIe siècle.

Tellières-le-Plessis (61) église ND de l'Assomption 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Tellières-le-Plessis (61) église ND de l'Assomption 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 5 000 € pour la restauration de la voûte

Saint-Ouen-des-Champs, église Saint-Ouen

Saint-Ouen-des-Champs (27) église Saint-Ouen 2017, La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Eure (27)

Saint-Ouen-des-Champs (27) église Saint-Ouen 2017, La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église est composée d’une nef de trois travées en moellons de silex et d’un choeur, en retrait, de trois travées à chevet plat. Une sacristie à pans coupés est adossée au mur est du choeur. Les couvertures sont en ardoises.

L’église est composée d’une nef remontant à l’époque romane (XIe-XIIe) et d’un choeur du XVIIIe siècle. Le mur méridional a été reconstruit à la fin du XVe siècle, époque à laquelle ont été percées les deux portes flamboyantes.

Saint-Ouen-des-Champs (27) église Saint-Ouen 2017, La Sauvegarde de l'Art Français

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 5 000 € pour la restauration des maçonneries extérieures

Calleville, église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde

Calleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde - 2017 La Sauvegarde de l'Art FrançaisDépartement : Eure (27)

Calleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde - 2017 La Sauvegarde de l'Art FrançaisL’église est composée d’une nef de plan rectangulaire ouverte à l’ouest par un porche peu profond et surmontée dans sa partie ouest d’un cloché charpenté couvert en ardoises.

Un choeur profond, à chevet plat, continue la nef à l’est, encadré de deux édifices au nord et au sud. Celui du sud servant de sacristie.

La couverture de la nef est en tuiles , celle du choeur en ardoises. une litre funéraire fait le tour du choeur.

Elle fut fondée entre le XIe et le XIVe siècle par la famille d’Harcourt. Elle a par la suite été modifiée au XVIIe siècle. Le vocable de Sainte-Clothilde est attribué à cette époque (auparavant il s’agissait uniquement de -Saint-Aignan).

Calleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde - 2017 La Sauvegarde de l'Art Français Calleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde - 2017 La Sauvegarde de l'Art Français Calleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde - 2017 La Sauvegarde de l'Art FrançaisCalleville (Eure) église Saint-Agnan-Sainte-Clothilde

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 15 000 € pour la restauration complète du clocher

Heudebouville, église Saint-Valérien

Heudebouville (27) église Saint-Valérien 2017

Département : Eure (27)

L’église est composée d’une nef simple et d’un choeur à chevet plat au volume légèrement plus étroit et surélevé par rapport à celui de la nef.  Deux chapelles forment un faux transept au nord et au sud de la nef.

Une tour-clocher massive, de deux niveaux, contrebutée par de puissants contreforts en pierre de type gros lien et remplissages en silex taillés grossièrement, est surmontée d’une flèche en ardoises. La nef est couverte d’une charpente lambrissée, le choeur d’une voûte en plâtre. La couverture est en ardoises.

L’église actuelle dépendait de l’abbaye de Fécamp. Elle est mentionnée comme faisant partie du domaine de Heudebouville en 1027. La tour-clocher est datée du XIIIe siècle et a été restaurée en 1788, juste après la nef, en 1744. L’église est en site classé depuis 1926.

Heudebouville (27) église Saint-Valérien 2017 Heudebouville (27) église Saint-Valérien 2017 Heudebouville (27) église Saint-Valérien 2017 Heudebouville (27) église Saint-Valérien 2017

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 15 000 € pour la restauration complète du clocher

Saint-Antoine, église Saint-Antoine

Saint-Antoine (15) église Saint-Antoine 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Département : Cantal ( 15 )

Commune : Saint-Antoine

Cette charmante église est composée d’une nef et d’un choeur à chevet plat. Deux chapelles s’ouvrent sur le côté nord de la nef. Elles sont voûtées d’ogives comme  le choeur. Une sacristie, voûtée en berceau, est aménagée en dessous du clocher, qui est lui-même une tour à trois niveaux, surmontée d’une flèche et accolée au côté sud de la nef.

L’édifice est dédié à saint Antoine l’Egyptien dont le corps avait été ramené dès le XIe siècle depuis Constantinople jusqu’à la Motte aux Bois (Dauphiné). Le village de Saint-Antoine est mentionné pour la première fois en 1221. L’église dépendait alors de la paroisse de Leynhac et relevait de la baronnie de Calvinet.

Il est admit que c’est probablement dans la première moitié du XIIIe siècle que le baron de Calvinet aurait fondé ou permis l’installation en ce lieu de la commanderie de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine de Viennois. Il dépendait de la commanderie chef de Montferrand (Basse-Auvergne).

Les guerres de religion ont contribué à la destruction de l’hôpital. L’ensemble survécut difficilement jusqu’à la Révolution. La chapelle de la commanderie est la seule à avoir survécu aux destructions calvinistes du début du XVIe siècle, quoiqu’elle fut malmenée. Elle est relevée par Jean Bourg vers 1617, originaire d’une famille de Saint-Antoine. Les toits, certains murs et le clocher sont reconstruits. Le clocher est à nouveau reconstruit dans son état actuel dans les années 1860-1861.

Saint-Antoine (15) église Saint-Antoine 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Antoine (15) église Saint-Antoine 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Antoine (15) église Saint-Antoine 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français Saint-Antoine (15) église Saint-Antoine 2017

Les aides de la Sauvegarde

04/07/2017 6 000 € pour la restauration de la couverture du clocher

Oradour-Saint-Genest, église

Oradour-Saint-Genest (87) - église

Département: Haute-Vienne (87)

Commune: Oradour-Saint-Genest

L’église d’Oradour aurait été fondée au XIème siècle et l’édifice actuel construit au XIIème siècle.
Le chevet plat pourrait dater du XIIIème siècle. Le presbytère fut construit en 1696.
La façade Ouest a été refaite en 1716, et le clocher achevé en 1731.
Les lambris semblent avoir été posés vers 1756, en même temps que d’autres importants travaux bien documentés.

Le clocher à flèche de charpente est aussi appelé clocher-double car il est constitué d’un clocher à pavillon à quatre pans surmonté à mi-hauteur d’une flèche octogonale.
Deux chapelles étaient mentionnées au XVème siècle: la chapelle Saint-Martial, attenante à l’église, en ruine, est détruite en 1756. La chapelle Sainte-Catherine, fondée en 1453 par Jean et Ramonet Seichaud, seigneurs de la Perrière était peut-être située à l’intérieur.

Oradour-Saint-Genest (87) - égliseOradour-Saint-Genest (87) - égliseOradour-Saint-Genest (87) - église

Saint-Vincent-de-Cosse, église Saint-Vincent

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Département: Dordogne (24)

Commune: Saint-Vincent-de-Cosse

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent L’église Saint-Vincent est un édifice roman du XIIème siècle dont le plan initial très simple n’a guère été altéré. ll est constitué d’une nef unique et étroite ouvrant par un arc  triomphal en plein cintre sur une longue abside, plus basse, de plan carré et voûté en berceau à chevet plat. Un clocher-mur rectangulaire à deux baies surmonte le pignon.  L’auvent protégeant la façade occidentale est postérieur à la période romane, de même que son accès par le côté sud. Des peintures murales ornent la nef.
La nef est charpentée, le plafond de bois est cloué directement sur les entraits. Une large tribune surplombe la nef. Le choeur est voûté en berceau en plein cintre.
L’édifice est couvert de lauzes calcaire et de petites tuiles en écaille.
Le portail central date du 12ème siècle(16e siècle plus tard)
Un chrisme sculpté, datant sans doute de l’époque paléochrétienne, orne un linteau du mur Sud. La corniche du choeur est portée par 6 modillons sculptés.

En 1796, elle fut vendue comme bien national mais redevint propriété de la commune en 1823 et fut, finalement, restituée au culte en 1826.
À partir de 1862, un nouveau lieu de culte est construit dans le bourg de Cosse, et la vieille église n’est plus utilisé, sauf pour les besoins des enterrements.

L’église a connu des remaniement successifs :
– construction remontant à l’époque romane (11e ou 12e siècle)
– existence de trois portes construites et ou bouchées à des époques différentes dans la nef
– fermeture de la baie axiale de la nef
– ouverture ou modification des quatre baies de la nef
– ouverture de la baie sud du choeur

Saint-Vincent a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 12/12/2013.

Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent Saint-Vincent de Cosse (24) - Eglise Saint-Vincent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 7 000 € pour l’assainissement de l’édifice, restauration du clocher mur, consolidation d’urgence

Boissy-en-Drouais, église Notre-Dame

Boissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-Dame

Département : Eure-et-Loir (28)

Commune : Boissy-en-Drouais

Boissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-Dame

Boissy-en-Drouais comprenait deux églises au IXème siècle, qui dépendaient de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Elles ont vraisemblablement été dévastées par les raids normands au cours du IXème siècle.

L’église actuelle a été édifiée au 12ème siècle sous l’égide de Guillaume de Champagne, et presque entièrement reconstruite aux 15ème et 16ème siècles

Elle est formée d’une nef unique à chevet plat, d’une sacristie sur le mur Nord du choeur, et couverte de tuiles.

Boissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-DameBoissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-DameBoissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-DameBoissy-en-Drouais (28) - Eglise Notre-Dame

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 6 000 € pour la restauration des murs extérieurs et intérieurs, des contreforts et des meneaux

La Chèze, château

La Chèze (22) - Château

Département : Côtes-d’Armor (22)

Commune : La Chèze

La Chèze (22) - Château

milieu 12e siècle ; 2e moitié 14e siècle

Les vestiges du château fort de La Chèze, édifié au milieu du 12e siècle (entre 1180 et 1231) par Eudon II et remanié par Olivier de Clisson entre 1370 et 1400, puis par Jean II de Rohan, sont constitués de quelques éléments toujours visibles, parmi lesquels un donjon polygonal en partie ruiné, des fragments de courtine, la base de quatre tours circulaires, ainsi qu’un passage souterrain creusé dans le massif. Les anciens fossés ont été remblayés et transformés en promenade.

Le donjon octogonal fut construit à la fin du 14e siècle pour Olivier de Clisson, seigneur de la Chèze depuis 1370 par acquêt de la châtellenie de Josselin. Au cours du 15e siècle, le château de la Chèze est la principale résidence des Rohan qui y installent leur chambre des comptes. De grands travaux de renforcement de l’enceinte sont faits au 15e siècle pour les Rohan. En 1488, l’armée ducale, commandée par le maréchal de Rieux, investit le château. Après 1495, Jean II de Rohan aménage le château en résidence, en même temps qu’il reconstruit le château de Josselin. Au XVIème siècle, la place perd de son intérêt du fait de l’apparition des armes à feu. Vers 1628, sur les ordres de Richelieu, les tours sont démantelées comme à Josselin. En 1743, l’autorisation de dépecer le château au profit de la fabrique de Loudéac (les pierres vont servir à la construction de l’église) est donnée. En 1836, il subsiste 9 tours dont 5 apparentes. Vers 1857, les vestiges sont quasiment détruits en totalité.

En 1979, le château est vendu à la commune par la famille Thomas de la Pintière.

Plusieurs éléments du château sont encore visibles: un donjon polygonal en partie ruiné, des fragments de courtine, la base de deux tours circulaires et du chatelet d’entrée, ainsi que le passage souterrain creusé dans le massif schisteux. Subsistent également deux poternes superposées, vestiges probables d’une ancienne tour à l’angle Sud-Ouest, conduisant à un boyau donnant accès à la cour haute.
Ce donjon s’élève sur 17 mètres de haut. Il est formé de moellons de schiste et comporte deux niveaux intérieurs.
Il est aujourd’hui isolé car les murs de courtine ont disparu. La distribution verticale se faisait par une tourelle disparue contenant un escalier à vis.
Cette tour a été entièrement reprise en chemisant partiellement les restes après dommages, vues les meurtrières sans ouverture ronde et base, probablement au XIIIème ou au début du XIVème siècle, puisque déjà au milieu du XIVème siècle les meutrières avec ouverture ronde en base apparaissent.
La tour, comme les courtines attenantes, étaient construites sur un socle rocheux de schiste-ardoise, dont il forme aujourd’hui la base. Le 1er étage est voûté en dôme aplati sur une chambre octogonale, mais cette chambre a été remplie de maçonnerie probablement pour donner plus de résistance à la tour contre les canons du XVème siècle.
Le 2e étage est rond, avec des meurtrières sur chaque pan de la tour, et un dôme circulaire comme plafond. Ce dôme s’est effondré avec d’autres maçonneries sur le sol et le poids des débris a exercé une pression horizontale sur les parois, ce qui a entraîné des fissures.
Le 3e devait comporter un chambre au centre et des mâchicoulis sur corbelets et créneaux à l’extérieur.

La Chèze (22) - Château  La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château La Chèze (22) - Château

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 20 000 € pour la restauration de la tour Nord-Est

Cizely, église Sainte-Madeleine

Cizely (58) - Eglise Sainte-Madeleine

Département : Nièvre (58)

Commune : Cizely

Cizely (58) - Eglise Sainte-MadeleineCette église possède une nef non voûtée et un choeur voûté en berceau brisé, terminé par une abside ovoïde à pans coupés à l’extérieur. Ses fenêtres sont cintrées. Restaurée au XIXème siècle, elle est dotée d’un clocher carré au-dessus de l’entrée.

L’Église est placée sous le vocable de Sainte-Madeleine de Cizely, seule ses fondations sont datées du XIIe siècle, l’église est restaurée à la fin du XIXe siècle elle est de plan rectangulaire. Sa nef, non voûtée possède des fenêtres cintrées simples et modernes, son chœur est en forme de berceau brisé. Le clocher porche moderne est de forme carré et percé sur ses quatre faces de baie simple, sa flèche et son toit sont couvert d’ardoises. Le corps du bâtiment est couvert de petite tuile plate. Un vitrail du XVIe siècle, représente Sainte Madeleine. En 1161, l’évêque de Nevers, Bernard de Saint-Saulge, grâce à des lettres envoyées à l’abbé Bernard II reconnaît que l’église de Cizely, est la propriété de l’Abbaye de Saint-Martin d’Autun. En 1164, le pape Alexandre III, alors réfugié en France, confirme par une bulle la possession de la cure au bénéfice de cette abbaye: « Ecclesiam Cissiliaco ».

Cizely (58) - Eglise Sainte-MadeleineCizely (58) - Eglise Sainte-MadeleineCizely (58) - Eglise Sainte-Madeleine

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 4000 € pour la restauration de la toiture et la réfection des enduits extérieurs.

Aix-lez-Orchies, église Saint-Laurent

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Département : Nord (59)

Commune : Aix-lez-Orchies

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent La commune d’Aix-les-Orchies trouve ses origines à l’époque gallo-romaine. Des traces de matériaux de l’époque en témoignent. Des vestiges d’un bâtiment sous l’église ont été retrouvés: des murs et des éléments faisant penser à un hypocauste font penser à un édifice important (villa ou thermes). Un château sur motte s’implanta probablement vers le Xème siècle, avec une chapelle qui deviendra l’église paroissiale. La seigneurie du village appartint à la famille de Landas, puis aux Chastel de la Howardries qui la reçurent lors d’un mariage. L’église a une histoire complexe qui témoigne d’un nombre considérable de transformations.

Le plan de l’église Saint-Laurent est en croix latine avec un clocher-tour incorporé dans l’oeuvre par le prolongement des bas-côtés au XVIIIème siècle. La nef de trois travées est accompagnée de deux chapelles latérales formant un pseudo-transept débordant aux bras symétriques: ces deux chapelles ont été greffées sur les bas-côtés en 1728. Les élévations, les structures de l’édifice se répartissent sur deux niveaux superposés: celui de la nef et celui du comble. Les maçonneries sont constituées de grès, de pierres bleues et de briques.

L’Eglise Saint Laurent, primitive carolingienne, correspond à la chapelle de l’ancien château féodal. Le clocher date du XIème siècle, c’est l’un des plus anciens du département du Nord. Au XVème siècle, l’église doit être agrandie et des bas-côtés sont ajoutés à la nef rectangulaire.

Au XVIIème siècle, deux chapelles sont construites de chaque côté du chœur, qui est alors situé sous la tour, et en 1728,  un changement radical est opéré. Pour agrandir l’édifice devenu insuffisant, la paroisse préféra abandonner le choeur primitif sous le clocher pour en bâtir un nouveau à l’Ouest, retournant ainsi l’édifice.

L’église est encore fortement remaniée en 1836. Le sanctuaire aurait dû être détruit en 1772 si les Grands Vicaires de Tournai avaient répondu favorablement à la requête des Aixois qui souhaitaient un lieu de culte au centre de la paroisse.

L’église est construite selon un axe qui coïncide avec le lever du soleil le jour de la Saint Laurent, le 10 août. Saint Laurent est l’un des premiers martyrs à qui des sanctuaires ont été dédiés dans la chrétienté naissante. La diffusion de son culte dans la région a eu lieu au IXème siècle. Mort sur le gril en 258, le saint est invoqué pour la guérison des brûlures et des irritations.

Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent Aix-lez-Orchies (59) - Eglise Saint-Laurent

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 12 000 € pour la restauration générale de l’édifice.

Mondreville, église Saint-Christophe

Mondreville (78) - Eglise Saint-ChristopheDépartement : Yvelines (78)

Commune : Mondreville

- La Sauvegarde de l'Art FrançaisÀ l’origine, une petite place allongée flanquait l’édifice entouré du cimetière sur son flanc Sud comme en témoigne le plan d’Intendance de 1784. Depuis le percement de la D 928 qui a coupé le village en deux parties, l’église se retrouve située en pointe à l’intersection de deux routes.

L’édifice, de plan allongé, est composé d’une petite nef romane (XIe siècle) surmontée d’un petit clocher à flèche octogonale (XIXe ), et d’un haut chœur gothique à chevet à pans coupés (XVe-XVIe siècles).

La nef primitive était construite en appareil en arête-de-poisson (opus spicatum) de meulière visible sur les murs gouttereaux Nord et Sud. Elle est éclairée au Sud par une baie XIXe. Deux petites ouvertures romanes, actuellement bouchées, sont visibles de chaque côté de celle-ci. La porte en arc segmentaire du pignon présente des moulurations XVIe siècle.

Le chœur gothique XVe siècle est beaucoup plus élevé et comprend trois travées et une abside pentagonale. Sur le mur pignon, entre nef et chœur, des arrachements de pierres témoignent de l’interruption de la construction. Des contreforts en pierre de taille, dont le glacis rejoint la corniche, séparent chaque travée, percée d’une baie au Sud et au chevet. Un larmier, situé au niveau de la base des baies, ceinture l’édifice. La corniche de pierre, en quart-de-rond sur trois travées, devient moulurée au chevet.

Les maçonneries en pierre des murs du choeur sont constituées:

– en éléments de pierre de taille (calcaire de l’Oise) pour les contreforts, les bandeaux et corniches, et les piédroits et arcs des baies.

– en moellons équarris (calcaire) pour le niveau supérieur du soubassement,

– en gros moellons équarris (grès) pour les deux premiers niveaux du soubassement,

– en petits moellons (calcaire) pour les panneaux de remplissage entre contreforts et baies.

L’intérieur de l’église est actuellement scindé en deux parties: la nef primitive et l’imposant chœur gothique. Cette nef est couverte d’une voûte en berceau lambrissée dont les corniches sablières moulurées sont sculptées de splendides engoulants. Lors de l’inspection à la nacelle des inscriptions ont été décelées; elles indiquent la date de la construction de la charpente et de la voûte: 1524.  Six vestiges de médaillons sculptés sont visibles au faîtage de la voûte. Ceux-ci, dépourvus de polychromie, sont strictement identiques à ceux de l’église Saint-Martin de Perdreauville, ancienne église seigneuriale du château de Beuron (Yvelines). Les médaillons de Perdreauville, récemment restaurés, datent eux aussi du XVIe siècle. Des mortaises sur les entraits de la charpente de la première travée sont les témoins d’un dispositif de poteaux de soutien d’un petit clocher installé à l’Ouest de l’édifice à cette époque.

Le chœur est éclairé par huit verrières de verre blanc, trois dans les travées droites et cinq dans l’abside. À l’origine, le chœur devait être couvert d’une voûte en pierre qui ne fut jamais construite: les départs des multiples nervures sont toujours visibles, ainsi que les arcs formerets intégrés à la maçonnerie des murs. Ces pieds de gerbe comportant des départs de nervures identiques ressemblent davantage à un départ de voûte en éventail à l’anglaise qu’à un départ de voûtement classique d’ogives où les arcs doubleaux et arcs ogives sont de section plus importantes que les arcs de liernes et tiercerons.

Un tel dispositif de départ de voûte « à l’anglaise » corrobore la mention de l’instituteur A. Thénard dans sa monographie indiquant que « le chœur a été construit par les Anglais en 1430 ». La source de cette affirmation n’est pas mentionnée. Provient-elle d’un document ancien, ou bien est-ce un simple on-dit populaire? Des recherches sont en cours auprès des Archives Départementales.

Les culots des pieds de gerbe de ces voûtes sont sculptés d’animaux fabuleux au niveau de la nef, alors que dans le chœur les culots sculptés dans un style flamboyant servent de dais aux statues. Les consoles leur faisant pendant sont sculptées d’anges portant un écu armorié et d’anges musiciens.  Le chœur est couvert d’une sorte de voûte lambrissée. Un écusson en bois posé à la base de la voûte porte la date de 1870. Il s’agit en fait d’un habillage en lambris en sous-face des pièces de charpente. Les entraits et poinçons de la charpente des travées droites ne sont pas sculptés. À l’abside, de très belles pièces de bois d’un seul tenant forment l’enrayure basse de la charpente. Un petit retable en bois polychromé ménage une petite sacristie en arrière, dans l’abside.

L’église est dotée d’un riche patrimoine mobilier, de sculptures en pierre ou en bois (XIVème au XIXème siècle), dont deux sont classées et neuf inscrites sur la liste des Monuments Historiques.

L’église Saint-Christophe est un intéressant témoignage de vestiges de maçonnerie romane dans la nef, de vestiges de décor de gothique tardif dans le chœur et de décors sculptés XVIe sur la charpente de la nef.

Mondreville (78) - Eglise Saint-Christophe Mondreville (78) - Eglise Saint-ChristopheMondreville (78) - Eglise Saint-Christophe Mondreville (78) - Eglise Saint-ChristopheMondreville (78) - Eglise Saint-Christophe

Les aides de la Sauvegarde :

04/07/2017 11 000 € pour la restauration des baies de la travée droite du choeur.

Un édifice exemplaire

Prix Trévise 2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

L’église de Pierre Ronde, isolée depuis la disparition du hameau médiéval au sein duquel elle fut bâtie, délaissée par les habitants d’une commune réunie qui lui ont préféré l’église du bourg, désaffectée car sans usage, et enfin vendue à un particulier dans les années 60, est un exemple du sort désolant que subissent souvent les plus anciennes églises rurales de France.

Elle est aussi un exemple intéressant de ce qui arrivent à certaines d’entre elles, grâce à l’attachement qu’elles font parfois naître auprès d’hommes courageux et déterminés. Découverte par un jeune homme de 20 ans qui au milieu des ronces et des ruines a vu un trésor, elle a pu être sauvée d’un propriétaire d’autant moins en mesure de l’entretenir qu’il était mort depuis 15 ans dans la misère. Et pour finir elle a été rachetée par la municipalité qui l’avait vendu 30 ans auparavant.

Exemplaire aussi est la façon dont le projet a été mené par cet amoureux du patrimoine qui a su acquérir les compétences nécessaires pour restaurer avec respect un édifice dont le charme tient plus à son authenticité qu’à sa richesse.

L’exemple, n’est-ce pas l’usage premier que cette église perdue au milieu des champs pourra trouver ? En effet, une question demeure : comment mettre en valeur cet édifice désaffecté et perdu au milieu des champs ? La qualité de la restauration des maçonneries et des enduits dont les plus anciens remontent au Xe siècle, la délicatesse avec laquelle ont été traités la charpente lambrissée et les peintures des charpentes, la qualité du panachage des tuiles anciennes, la particularité de ce clocher en essentes de chêne, apportent autant d’éléments d’études pour des étudiants, des architectes et des entreprises de restauration voulant travailler dans l’absolu respect du bâti ancien.

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Un exemple de restauration en recherche d’une charpente lambrissé. La totalité des merrains subsistants ont été conservés et restaurés. De nouveaux merrains de chêne ont été posés en complément et teintés pour ne pas jurer avec les anciens. Les peintures des bois ont été restaurées mais aucun décor aucun n’a été recréé.