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Revue de presse de l’été dans l’Aube

Chavanges (10) - Eglise Saint-Gengoul

Chavanges (Aube) – Eglise Saint-Gengoul, aidée à 3 reprises par la Sauvegarde pour 45 245 €.

En plein coeur de l’été, l’actualité du patrimoine ne s’arrête pas pour autant. L’occasion de découvrir de magnifiques édifices, parfois à deux pas !

Zoom sur l’opération « Un Jour, Une Eglise« , née dans le département de l’Aube, grâce à une revue de presse transmise par notre correspondant local François Cartault (cliquer sur les articles pour les lire).

Plus de 230 églises de l’Aube, de la Marne, mais aussi de la Haute-Marne et du Châtillonnais seront ouvertes tout l’été pour des visites commentées. Cette initiative, née en 2012 avec 24 églises à l’initiative de José Cotel (lire aussi notre article de présentation de l’opération Un Jour une église) s’étend chaque année davantage et est aujourd’hui placée sous l’égide du Comité Départemental du Tourisme.

Tous les renseignements sur: http://www.bienvenue-en-champagne.com

Des églises et des hommes Entrer à St-Maclou José Cotel L'église en travaux Les églises s'apprêtent à ouvrier leurs portes Redécouverte village Saint-Maclou St-Martin retrouve sa splendeur Visites commentées

Comité d’été de la Sauvegarde : 21 églises sont soutenues !

Patchwork comité Juillet2017

Lors de son comité du 4 juillet 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 159 000 € pour permettre la restauration de 21 édifices, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms pour voir les fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

Auvergne-Rhône-Alpes

Méallet (Cantal) – Église Saint-Georges I.S.M.H. le 12/07/1970

Saint-Antoine (Cantal) – Eglise Saint-Antoine

Bretagne

La Chèze (Côtes-d’Armor) – Château I.S.M.H. le 26/09/2005

Bourgogne-Franche-Comté

Sépeaux-Saint-Romain (Yonne) – Église Saint-Romain

Neublans-Abergement (Jura) – Eglise Saint-Etienne I.S.M.H. le 17/07/2013

Cizely (Nièvre) – Eglise Sainte-Madeleine

Centre-Val-de-Loire

Boissy-en-Drouais (Eure-et-Loir) – Eglise Notre-Dame I.S.M.H. le 05/07/1927

Pers-en-Gâtinais (Loiret) – Eglise Saint-Loup

Hauts-de-France

Lavaqueresse (Aisne) – Eglise Notre-Dame de l’Assomption I.S.M.H. 01/06/1927

Aix-lez-Orchies (Nord) – Eglise Saint-Laurent

Île-de-France

Mondreville (Yvelines) – Église Saint-Christophe

Normandie

Heudebouville (Eure) – Église Saint-Valérien

Calleville (Eure) – Eglise Saint-Agnan-Sainte-Clothilde

Saint-Ouen-des-Champs (Eure) – Eglise Saint-Ouen

Tellières-le-Plessis (Orne) – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

Nouvelle-Aquitaine

Saint-Vincent-de-Cosse (Dordogne) – Église Saint-Vincent I.S.M.H. le 12/12/2013

Oradour-Saint-Genest (Haute-Vienne) – Eglise

Occitanie

Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) – Église Saint-Clair I.S.M.H. le 23/06/1978

Palhers (Lozère) – Eglise Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Brugers 

Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) – Chapelle Saint-Jérôme

Pays-de-la-Loire

Thorigné-d’Anjou (Maine-et-Loire) – Eglise Saint-Martin I.S.M.H. le 16/10/1969

Retour sur la remise du Prix Trévise

Prix Trévise 2017

De gauche à droite : Jean-Noël Montier, maire de Mesnil-en-Ouche, Olivier de Rohan Chabot, président de la Sauvegarde de l’Art Français, Yvette Petit-Decroix, correspondante de la Sauvegarde pour l’Eure, Frédéric Epaud, président de l’Association pour la sauvegarde de l’église de Pierre Ronde et Marc Vampa, maire délégué de Beaumensil et ancien député.

 

Discours d’Olivier de Rohan lors de la remise du Prix Trévise le 26 juin 2017

Merci monsieur le Député, merci messieurs les maires,

Vous connaissez l’épitaphe célèbre du général de Chevert à Saint-Eustache qui se termine ainsi : « Le seul titre de maréchal de France a manqué, non pas à sa gloire, mais à l’exemple de ceux qui le prendront pour modèle ».

Le prix Trévise que nous allons vous remettre doit servir là aussi non pas pour récompenser vos seuls mérites, mais pour qu’elle serve d’exemple à d’autres qui vous prendront pour modèle. Voilà la raison d’être de votre présence ici. Je vous ai écouté avec la plus grande attention : cette histoire que vous nous avez racontée est absolument incroyable! Il faudrait la mettre au cinéma. Il s’y trouve l’exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire c’est-à-dire abandonner l’église, la faire racheter par un particulier qui meurt clochard, ce qui n’est pas non plus un exemple à donner, et qui la délaisse.

Mais tout ce qu’il faut faire y est aussi ! Vous avez parlé de la découverte de l’église, je devrais dire « l’invention » de l’église comme on peut parler de l’invention de la Sainte Croix, vous lui avez redonné vie en quelque sorte et pour tout dire, vous avez été le héros de cette aventure. Il faut vous en féliciter car en réalité, si vous n’aviez pas été là, rien de ce qui s’est passé en faveur de cette église n’aurait eu lieu. D’un autre côté, je crois que vous seriez le premier à dire que si vous n’aviez pas été aidé par beaucoup d’autres, à commencer par le maire, le député, les jeunes, différentes associations et tous ceux qui sont ici, vous n’y seriez pas arrivé.

Le prix Trévise vous a été attribué parce que, lorsque la description de l’édifice a été présenté devant notre comité scientifique composé de très grands noms du patrimoine : architecte en chef des Monuments historiques, historiens de l’art, membres de l’Institut etc., tous ont été unanimes pour dire cette restauration est absolument exemplaire, et nous devrions avoir à la Sauvegarde un moyen autre que l’argent que nous donnons – même si l’argent est nécessaire- pour récompenser un tel travail. Et c’est la raison pour laquelle le prix Trévise, dont je tiens à vous dire que vous êtes le premier lauréat, a été créé. Pour toutes ces raisons, je suis heureux de vous remettre cette plaque, en désirant vivement que des architectes en chef puissent venir ici avec leurs professeurs, car ils y découvriraient un laboratoire des bonnes pratiques en matière de restauration.

Film de la remise du Prix et discours de Frédéric Epaud

La Sauvegarde aide 20 édifices pour 133 000 € lors de son comité d’Avril

Mosaïque Comité25Avril2017 - La Sauvegarde de l'Art Français

Lors de son comité du 25 Avril 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 133 000 € pour permettre la restauration de 20 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

HAUTS-DE-FRANCE

Dimechaux (Nord) – Église Saint-Maurice                                                                               Non protégé

Clarques (Pas-de-Calais) – Église Saint Martin                                                                       Non protégé

Bougainville (Somme) – Église Saint-Arnould                                                                         Non protégé

OCCITANIE

Olette-Evol (Pyrénées-Orientales) – Église Saint-André d’Olette                                         Non protégé

Sabonnères (Haute-Garonne) – église Saint-Germier                                          I.S.M.H. le 23/07/1976

Valcebollère (Pyrénées-Orientales) – Eglise Saint-Félix                                                        Non protégé

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Murat (Cantal) – Église Notre-Dame des Oliviers                                                  I.S.M.H. le 07/10/1991

BRETAGNE

Lanvellec (Côtes-d’Armor) – Chapelle Saint-Loup                                                                  Non protégé

Moëlan-sur-Mer (Finistère) – Chapelle Saint-Gwenaël                                                         Non protégé

NORMANDIE

Nocé (Orne) – Église Saint-Martin de Nocé                                                            I.S.M.H. le 26/09/1997

Saint-Grégoire du Vièvre (Eure) – Eglise Saint-Grégoire                                       I.S.M.H. le 16/06/2008

Bazincourt-sur-Epte (Eure) – Eglise Saint-Denis

La Roque-Baignard (Calvados) – Eglise Saint-Martin                                                            Non protégé

GRAND-EST

Val-de-Meuse (Haute-Marne) – Église Saint-Félix de Maulain                                             Non protégé

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

Chânes (Saône-et-Loire) – Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul                                                Non protégé

CENTRE

Ids-Saint-Roch (Cher) – Église Saint-Martin                                                            I.S.M.H. le 02/03/1926

Chauffours (Eure-et-Loir) – Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul                                               Non protégé

NOUVELLE-AQUITAINE

Saint-Georges-des-Agoûts (Charente-Maritime) – Église Saint-Pierre               I.S.M.H. le 05/12/2000

Vallière (Creuse) – Église Saint-Martin                                                                     I.S.M.H. le 09/08/1942

PROVENCE-ALPES-COTE-D’AZUR

Sigale (Alpes-Maritimes) – Église Saint-Michel-et-Saint-Pierre               I.S.M.H. le 08/12/1927

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Journées Mans’Art 2017

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

La Sauvegarde participe aux Journées Mans’Art, sorte de salon du patrimoine local au Mans, depuis 3 ans. Cette année, son président, Olivier de Rohan Chabot, a été invité à parrainer l’édition 2017, au joli nom de Métamorphoses.

Avec près de 150 exposants, à l’intérieur de la magnifique cathédrale Saint-Julien et dans les rues de la médiévale Cité Plantagenêt, les Journées Mans’Art ont attiré les 1er et 2 avril plusieurs centaines de personnes venues découvrir les passionnants métiers du Patrimoine.

Pour la Sauvegarde, ces journées sont l’occasion de rencontrer ses partenaires : maires et élus, curés affectataires, entreprises et architectes du patrimoine. C’est aussi une bonne opportunité de faire connaitre notre association.

Cette année, nous avons eu en outre le plaisir d’y rencontrer plusieurs de nos correspondants, de passage dans la cité. Les visiteurs ont été accueillis au stand de la Sauvegarde par une maquette de charpente et des jeux pour les enfants, tandis que nous répondions à leurs questions.

« Les journées Mans’art nous invitent à la rencontre : celle des artistes auxquels nous devons les trésors d’art et d’architecture qui nous entourent et celle des professionnels, scientifiques comme artisans, à qui nous devons de pouvoir les conserver.
Cette double invitation, l’association La Sauvegarde de l’Art Français ne pouvait qu’y être sensible.
Pour préserver les innombrables richesses de notre pays, partons à la découverte de leurs multiples facettes pour les connaître, les faire connaître et surtout les faire aimer.

Cette découverte, ou cette redécouverte pour certains, apporte des plaisirs toujours nouveaux.
Merci aux journées Mans’art de nous inviter à les partager. »

Olivier de Rohan

Journées Mans’Art : le site

 

Retour en images des journées 2017

 

Le stand de la Sauvegarde

 

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

 Journées Mans'Art 2017Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art FrançaisJournées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français  Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

 

 

La cité Plantagenêt

 

 

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

 

La cathédrale Saint-Julien du Mans

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art FrançaisJournées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

 

Les stands de la Cathédrale

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

Journées Mans'Art 2017 - Photos La Sauvegarde de l'Art Français

 

 

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La Sauvegarde aide 14 édifices pour 157 000 euros lors de son comité de février

sd-2fev2017

 

Lors de son comité du 21 février 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 157 000 € pour permettre la restauration de 14 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

 

Les édifices retenus sont les suivants :

 

AUVERGNE – RHÔNE – ALPES

Valuéjols (Cantal)Église Saint-Maurice                                                                               Non protégé

Saint-André-d’Apchon (Loire) – Église Saint-Marie-Madeleine                           I.S.M.H le 26/06/1963

 

BOURGOGNE – FRANCHE – COMTE

Vinneuf (Yonne)Église Saint-Georges                                                                  I.S.M.H le 30/03/1926

 

CENTRE

Garigny (Cher)Église Notre-Dame                                                                      I.S.M.H. le 07/08/2015

Preuilly-sur-Claise (Indre-et-Loire) – Chapelle de Tous-les-Saints                     I.S.M.H le 13/05/1953

Verneuil-sur-Indre (Indre-et-Loire) – Église Saint-Bauld (2ème demande)                     Non protégé

Pouillé (Loir-et-Cher) – Église Saint-Saturnin                                                         I.S.M.H le 11/01/1951

 

HAUTS-DE-FRANCE

Laversines (Oise)Église Saint-Martin (2ème demande)                                                  Non protégé

Séry-Magneval (Oise)Église Saint-Pierre-et-Saint-Michel                                               Non protégé

 

NORMANDIE

Cordebugle (Calvados)Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul                                     I.S.M.H le 17/04/1931

La Bouille (Seine-Maritime)Église Sainte-Madeleine                                                         Non protégé

Gaillefontaine (76)Église Saint-Jean-Baptiste des Noyers (3ème demande)                 Non protégé

 

OCCITANIE

Vignevieille (Aude) – Église Sainte-Eulalie                                                                            Non protégé

 

Prix Pèlerin 2017 : ouverture des inscriptions

Les candidatures pour le Grand prix Pèlerin du patrimoine 2017, aidant les projets de restauration et de création dans toute la France sont ouvertes !

Depuis 1990, le Grand prix Pèlerin a aidé plus de 250 projets de restauration et de création dans toute la France : des murs de chapelles, des fresques, des statues, des tableaux, Le Pèlerin - Candidature 2017des vitraux… Que vous soyez un particulier, une commune, une paroisse ou une association, tentez votre chance et inscrivez-vous.

Les dossiers doivent parvenir à Pèlerin avant le 31 mars 2017 avec toutes les pièces demandées. Le jury se réunira avant fin juin et la remise des prix aura lieu début novembre.

La Sauvegarde de l’Art Français participe au Prix Pélerin depuis plusieurs années (découvrir l’édition 2014 et l’édition 2015). Lors de la dernière cérémonie, La Sauvegarde a remis deux prix : le prix Pèlerin de la transmission et du partage qui  a honoré l’association touristique pour la sauvegarde des ermitages d’Argelès-sur-Mer ainsi que le prix Pèlerin « Ensemble pour le patrimoine » en partenariat avec la Fondation du patrimoine. Ce dernier encourageait la commune de Revigny et ses magnifiques peintures murales.

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La Sauvegarde aide 16 églises pour 156 000 € lors de son comité de janvier

La Sauvegarde de l'Art Français

 

Lors de son comité du 24 janvier 2017, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 156 000 € pour permettre la restauration de 16 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

 

Les édifices retenus sont les suivants :

 

AUVERGNE – RHÔNE – ALPES

Venas (Allier)Église Saint-Paul  (2ème demande)  I.S.M.H le 28/12/1926

BOURGOGNE – FRANCHE – COMTE

Montaigu (Jura)Église Saint-Blaise I.S.M.H le 19/11/1946

Saint-Christophe-en-Bresse (Saône-et-Loire) – Église Saint-Christophe (2ème demande) I.S.M.H le 16/08/1971

Dollot (Yonne) – Église Saint-Germain (2ème demande) Non protégé

CENTRE

Dimancheville (Loiret)Église Saint-Blaise (2ème demande) I.S.M.H. le 18/08/2005

 

HAUTS-DE-FRANCE

Bailleul-lès-Pernes (Pas-de-Calais)Église Saint-Omer (2ème demande) I.S.M.H le 10/06/1926

Hescamps (Somme)Église Saint-Martin de Frettemolle I.S.M.H le 19/02/1926

 

NORMANDIE

Beaumesnil (Eure)Église Saint-Cyr-Sainte-Julitte (3ème demande) Non protégé

Irai (Orne)Église Saint-Pierre  Non protégé

La Fontelaye (Seine-Maritime)Église Saint-Martin  Non protégé

 

NOUVELLE-AQUITAINE

Moulinet (Lot-et-Garonne)Église Saint-Jean-Baptiste Non protégé

Glénay (Deux-Sèvres) – Église Saint-Martin I.S.M.H. le 11/10/1929

Moncontour (Vienne)Église Saint-Nicolas (2ème demande) I.S.M.H. le 28/10/1985

 

OCCITANIE

Mouchès (Gers) – Église Saint-Julien de Lescar (2ème demande) Non protégé

la Salvetat-Lauragais (Haute-Garonne)Église Saint-Eloi Non protégé

La Sauvegarde aide 14 églises pour 157 000 € lors de son comité de décembre

Lors de son comité du 13 décembre 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 157 000 € pour permettre la restauration de 14 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

BRETAGNE

Saint-Connec (Côtes-d’Armor)Église Saint-Gonéry                                                          Non protégé

Saint-Pôtan (Côtes-d’Armor) – Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul                                         Non protégé

Livré-sur-Changeon (Ille-et-Vilaine) – Chapelle Sainte-Anne de la Chevalerie                  Non protégé

Baden (Morbihan) – Chapelle Notre-Dame de Penmern                                                       Non protégé

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

Gergy (Saône-et-Loire) – Église Saint-Germain-l’Auxerrois – 4ème demande   I.S.M.H le 22/07/1937

Sainpuits (Yonne) – Église Sainte-Marie-Madeleine – 3ème demande                                 Non protégé

 

GRAND-EST

la Motte-Tilly (Aube) – Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul – 3ème demande        I.S.M.H le 27/07/1962

 

HAUTS-DE-FRANCE

Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais)Église Saint-Martin                                   Non protégé

 

OCCITANIE

Sainte-Foi (Ariège)Église Sainte-Foi – 2ème demande                                       I.S.M.H le 11/12/1995

Courtauly (Aude)Église                                                                                                          Non Protégé

Ols-et-Rinhodes (Aveyron)Chapelle Saint-Martin                                                            Non protégé

Orignac (Hautes-Pyrénées) – Église                                                                                       Non protégé

Montrosier (Tarn)Église Notre-Dame-de-la-Nativité                                                         Non protégé

 

PROVENCE-ALPES-COTE-D’AZUR

Saint-Martin-de-Queyrières (Hautes-Alpes)Chapelle Saint-Antoine                           Non protégé

La Sauvegarde aide 17 églises pour 159 000 € lors de son comité de novembre

Lors de son comité du 29 novembre 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 159 000 € pour permettre la restauration de 17 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

Les édifices retenus sont les suivants :

CENTRE-VAL-DE-LOIRE

Clémont (Cher)Église Saint-Étienne – 5ème demande                                           I.S.M.H 28/12/1928

La Chapelle-Saint-Sépulcre (Loiret) – Église Saint-Louis                                                    Non protégé

Montbarrois (Loiret) – Église Saint-Martin-et-Saint-Bond                                                    Non protégé

Oisly (Loir-et-Cher) – Église Saint-Hippolyte – 2ème demande                                            Non protégé

CORSE

Speloncato (Haute-Corse) – Collégiale de l’Assomption                                                       Non protégé

 

NORMANDIE

Gisay-la-Coudre (Eure) – Église Saint-Ouen de Mancelles – 3ème demande    I.S.M.H le 05/01/1962

Saint-Benoit-des-Ombres (Eure) – Église Saint-Benoit                                        I.S.M.H le 01/10/1974

Bourg-Saint-Léonard (Orne) – Église Saint-Gilles de Fougy                                 I.S.M.H le 15/07/1971

L’Aigle (Orne)Église Saint-Jean                                                                             I.S.M.H le 25/09/1925

 

NOUVELLE-AQUITAINE

Saint-Claud (Charente) – Église Saint-Claud                                                          I.S.M.H le 04/06/1925

Saint-Julien-le-Châtel  (Creuse)Église Saint-Julien-de-Brioude                                      Non protégé

Saint-Maurice-la-Souterraine (Creuse) – Église Saint-Maurice                        I.S.M.H le 21/02/1962

Lusignac (Dordogne)Église Saint-Eutrope                                                          I.S.M.H le 17/12/1947

 

OCCITANIE

Bagnoles (Aude)Église Saint-Paul-et-Saint-Serge                                                               Non protégé

Montgiscard (Haute-Garonne)Église Saint-André                                            I.S.M.H le 18/11/1926

Reynès (Pyrénées-Orientales)Chapelle Notre-Dame du Vila                                           Non protégé

 

PROVENCE-ALPES-COTE-D’AZUR

Callian (Var)Chapelle Saint-Donat – 2ème demande                                                       Non protégé

 

Paris et ses églises : du Grand Siècle aux Lumières

La Sauvegarde de l’Art Français a contribué à la publication d’un livre exceptionnel : Paris et ses églises : du Grand Siècle aux Lumières qui a bénéficié du prix Marquise de Maillé 2016.

  • 400 pages
  • Relié sous jaquette
  • 400 illustrations en couleurs
  • Parution : novembre 2016
  • Prix : 59 euros
  • ISBN : 978-2-7084-0979-8
  • Collection « Églises de Paris », dirigée par Mathieu Lours (Mathieu Lours est professeur d’histoire des arts en classes préparatoires et enseignant en histoire de l’architecture à l’université de Cergy-Pontoise. Il est spécialiste de l’architecture religieuse, tout particulièrement à l’époque moderne)

Ce qu’en dit l’éditeur

Les éditions Picard partent du constat que le patrimoine religieux parisien, d’une très grande richesse, est en cours de dégradation, situation aggravée par un manque de connaissances général quant aux questions de liturgie et d’histoire religieuse permettant une compréhension fine de ces édifices. Le projet éditorial « Paris et ses églises » a pour objectif d’apporter au public des ouvrages sérieux et complets sur ce patrimoine. Il comprendra quatre volumes illustrés de photographies originales et de documents historiques, d’environ 350 pages chacun, accompagnés de textes introductifs et de notices détaillées, édifice par édifice.

Ces volumes seront répartis en quatre périodes chronologiques : le Moyen-Age, l’époque moderne (XVII-XVIIIème siècles), le XIXème siècle, les XXè et XXIème siècles.

Ces quatre volumes, couvrant l’ensemble des églises parisiennes (plutôt qu’un traitement par arrondissement), permettront de rendre compte de la manière dont ces édifices disent comment foi, histoire et société se croisent à l’échelle de la cité.

L’avant propos d’Olivier de Rohan

« Il y a tant de beautés qui s’offrent à l’admiration des Parisiens qu’avec l’habitude ils en viennent trop souvent à ne plus les remarquer. Ne serait-ce pas le cas pour leurs églises et les merveilles qu’elles renferment ? Pour son prestige, notre capitale a intérêt à mettre en valeur un tel patrimoine ; d’autant plus que ce bien commun ne survivra que s’il est connu et aimé.

Aujourd’hui, l’état de dégradation dans lequel se trouvent parmi les plus remarquables des églises de Paris est plus que préoccupant. En prendre soin est l’une des responsabilités de la municipalité et des pouvoirs publics, mais pour l’assumer ils ont besoin du soutien du plus grand nombre. Ces églises, qui ont jusqu’ici vaillamment résisté aux outrages des hommes et du temps, nécessitent aujourd’hui de lourds travaux de restauration, les structures même des édifices étant parfois gravement atteintes. Des infiltrations abîment irrémédiablement des fresques, de nombreuses peintures et sculptures ont perdu leur éclat sous des couches noires de suie, plusieurs grandes orgues attendent des soins….

C’est pourquoi la Sauvegarde de l’Art Français, association presque centenaire dont le nom dit la raison d’être, et la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris, qui mobilise toutes les bonnes volontés autour des églises de la capitale, ont accueilli avec enthousiasme le projet des Editions Picard et ses quatre volumes magnifiquement illustrés. Il ne manquera pas de renouveler l’intérêt pour le patrimoine religieux de notre capitale. Parmi les églises dont il est question dans ce premier volume, certaines ont déjà pu bénéficier du soutien de la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris, telle l’église Saint-Merry dont les baies ont pu être restaurées.

Nous souhaitons que cet ouvrage apporte à ses lecteurs le plaisir de retrouver de grandes œuvres d’art, qu’il les invite à visiter ou à revisiter les églises de Paris et – nous l’espérons – à s’intéresser à des projets de restaurations. C’est déjà ce que font les étudiants engagés aux côtés de la Sauvegarde de l’Art Français dans sa campagne « Le Plus Grand Musée de France » : ils partent à l’aventure pour découvrir des œuvres en danger et recherchent les moyens – y compris financiers – de sauver celles qu’ils ont adoptées. Beaucoup ont déjà pu l’être grâce à leur action

Quand ce sont les plus jeunes qui donnent l’exemple, il y a des raisons d’espérer ! »

En savoir plus :

Sommaire du Livre

Paris diary by Laure 

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La restauration des façades de notre immeuble récompensée par le Geste d’Or

La Sauvegarde de l'Art Français

La Sauvegarde de l’Art Français a terminé dernièrement un grand chantier de restauration de ses façades sur rue qui aura duré 2 ans, ce qui a permis aux habitants du quartier de redécouvrir la beauté de cet immeuble, comme en ont témoigné les visiteurs des Journées du Patrimoine 2016.

L’édifice, élevé à partir de 1852 pour servir d’immeuble enseigne au célèbre sculpteur-ornemaniste Michel-Victor Cruchet (connu pour le développement de la technique du carton-pierre), est complexe par la diversité de ses matériaux, puisque les enduits cachent non seulement de la maçonnerie mais aussi des pans de bois. A cela s’ajoute le fait que les sculptures architecturales sont faites de pierre et de plâtre difficiles à restaurer.

Grâce aux talents conjugués de M. Lacombe (Attea Architecte) et des Entreprises CCR et Capard, cette restauration exemplaire a reçu le

PRIX MÉTIERS STAFF au Concours Geste d’Or – Le Patrimoine Bâti 2016.

La remise de ce Grand Prix a eu lieu le  4 novembre 2016 au Salon International du Patrimoine Culturel au Carrousel du Louvre.

La Sauvegarde de l'Art Français La Sauvegarde de l'Art Français La Sauvegarde de l'Art Français

Lettre ouverte aux Français et à leurs Élus sur le Patrimoine

La Sauvegarde de l'Art Français

 

Depuis plus d’un an, la Sauvegarde de l’Art Français ainsi que dix autres institutions liées au monde de la culture ont travaillé à la réalisation d’un ouvrage sur le patrimoine affirmant ainsi leur conviction  que ce dernier est une richesse pour la France.

Cette Lettre ouverte aux Français et à leurs Elus sur le Patrimoine est le fruit de l’expérience et de la réflexion partagée de ces institutions et présente 22 propositions pour ouvrir un débat citoyen national sur le Patrimoine dans ce contexte actuel d’élections.

Voir le communiqué de presse

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La Sauvegarde de l’Art Français au Salon du patrimoine

banniere-salon-patrimoine-culturel

Le Plus Grand Musée de France sera présent lors d’une table ronde exceptionnelle au Salon International du patrimoine culturel. Une occasion unique, samedi 5 novembre 2016 en salle Delorme 1à 11h30, de faire la connaissance de plusieurs des nouveaux étudiants de Sciences Po de cette année, et de découvrir leur travail ainsi que celui de leurs prédécesseurs, en faveur du mobilier et des oeuvres d’art.

Venez nombreux !

Pour participer à notre table ronde, merci de nous écrire à
communication@sauvegardeartfrancais.fr

Le Plus Grand Musée de France est une opération en faveur du patrimoine mobilier, visant à sauver les trésors de nos communes par le mécénat local. 

Depuis 2013, et grâce à l’engagement et au travail de 120 étudiants, la campagne d’intérêt général Le Plus Grand Musée de France a permis de sauver plus de 40 oeuvres  d’art dans toute la France.

Aujourd’hui, les étudiants, accompagnés de ceux qui les ont aidés,  vous proposent de revenir sur leurs plus belles réalisations, les raisons de leur succès, et ce qu’il nous apprend sur l’avenir du patrimoine en France.

 

Intervenants :
 

– Olivier de Rohan-Chabot, président de la Sauvegarde de l’Art Français
 

– Les étudiants membres de l’édition 2016-2017 du Plus Grand Musée de France
 

Site du Salon du Patrimoine

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La Sauvegarde aide 19 églises pour 205 000 € lors de son comité d’octobre

Lors de son comité du 4 octobre 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 205 000 € pour permettre la restauration de 19 églises, dans toute la France (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

Notre projet phare :

Saint-Aubin-d’Escroville (Eure) – Église Saint-Aubin-et-Saint-Agip                     I.S.M.H le 26/12/1927

La Sauvegarde de l’Art Français a accordé 50 000 € à l’église normande de Saint-Aubin-d’Escroville. Cet édifice datant du XVI ème siècle est exceptionnel tant par son architecture que par la richesse de son décor intérieur et de son mobilier. Il fait preuve d’une grande unité et une intervention était absolument primordiale car sous une couverture vétuste, la charpente s’effondrait ce qui a conduit à la fermeture de l’église.

Saint-Aubin-d'Escroville (Eure) - église Saint-Aubin-et-Saint-Agip Saint-Aubin-d'Escroville (Eure) - église Saint-Aubin-et-Saint-Agip Saint-Aubin-d'Escroville (Eure) - église Saint-Aubin-et-Saint-Agip Saint-Aubin-d'Escroville (Eure) - église Saint-Aubin-et-Saint-Agip

 

Les édifices retenus sont les suivants :

BRETAGNE

Glomel (Côte-d’Armor)Église Saint-Corentin                                                                     Non protégé

Pleudaniel (Côte-d’Armor) – Chapelle Notre-Dame de Goz-Iliz (3ème demande)        Non protégé

Plouider (Finistère) – Chapelle Saint-Fiacre                                                                         Non protégé

Spézet (Finistère) – Église Saint-Pierre                                                                                  Non protégé

Plumélec (Morbihan) – Chapelle du château de Callac                                      I.S.M.H le 10/03/1971

 

BOURGOGNE

Cuncy-les-Varzy (Nièvre) – Église Saint-Martin                                                   I.S.M.H le 20/10/1971

Uchizy (Saône-et-Loire) – Chapelle Saint-Humi                                                                   Non protégé

Thorey (Yonne) – Église Saint-Martin                                                                                    Non protégé

 

CENTRE

Ivoy-le-Pré (Cher)Église Saint-Agnan (2ème demande)                               I.S.M.H. le 26/01/1927

Crissay-sur-Manse (Indre-et-Loire) – Église Saint-Maurice                               I.S.M.H le 28/05/1926

 

GRAND-EST

Arrentières (Aube)Église Saint-Jacques                                                                             Non protégé

 

HAUTS-DE-FRANCE

Bailleul-le-Soc (Oise) – Église Saint-Denis  (2ème demande)                                             Non protégé

Ménévillers (Oise)Église Saint-Léonard                                                                             Non protégé

 

NORMANDIE

Valcanville (Manche)Église Notre-Dame                                                                           Non protégé

Fultot (Seine-Maritime)Église Saint-Martin (2ème demande)                                        Non protégé

 

NOUVELLE-AQUITAINE

Moncontour (Vienne)Église Saint-Nicolas                                                        I.S.M.H. le 28/10/1985

 

OCCITANIE

Saint-Paul-la-Coste (Gard)Église Saint-Paul                                                                     Non protégé

Serdinya-Joncet (Pyrénnées-Orientales)Chapelle Saint-Jean (2ème demande)         Non protégé

La conférence des évêques de France livre son état des lieux des églises

notre-dame-du-rosaire-aux-lilas

Publié sur patrimoine.blog.pelerin.info

Alors qu’un groupe de travail sur les églises achève ses travaux, le département Art Sacré du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle de la CEF publie un état des lieux sur les églises en France.

Cet état des lieux présente notamment le nombre d’églises construites ou vendues depuis 1905. Il offre le panorama le plus à jour sur cette question.

La France compte 40 307 églises et chapelles de propriété communale et 1951 églises de propriété diocésaines. Cela représente un total de 42 258 églises et chapelles paroissiales en France. Il ressort des données collectées que 1886 églises ont été construites depuis 1905 par les diocèses depuis 1905 et la loi de séparation de l’Église et de l’État. Parmi elles on trouve l’église Notre-Dame de Royan (diocèse de La Rochelle) ou l’église Saint-François de Molitor (diocèse de Paris). Concernant les églises démolies puis reconstruites, 2190 l’ont été depuis 1905 (de propriété communale ou diocésaine). Cette enquête dénombre également 140 églises de propriété communale ayant été désaffectées depuis 1905. Enfin depuis 1905, 115 églises diocésaines ont été vendues.

La note propose aussi un point sur les règles concernant l’affectation ou la désaffection des églises.

Le groupe de travail, présidé par Mgr Jacques Habert, évêque du diocèse de Séez, conclura ses travaux par un colloque organisé le 10 mars au Collège des Bernardins.

Lire le communiqué

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Journées du Patrimoine : découvrez la Sauvegarde!

JEP 2016 - couloir de la Sauvegarde

Photo : 20 000 lieux

La Sauvegarde de l’Art Français ouvrira ses portes le samedi 17 septembre de 10h à 12h et de 14h à 17h

La Sauvegarde de l’Art Français est une association reconnue d’utilité publique en 1925, ayant pour but la restauration, la protection et la mise en valeur du patrimoine.

Elle occupe un des plus beaux appartements d’un hôtel particulier haussmannien orné « d’un décor sculpté abondant et raffiné »[1] commandité et décoré au XIXe siècle par Michel-Victor Cruchet, artisan-artiste sculpteur et chef d’une entreprise de décoration spécialisée dans le carton-pierre.

Pour la première fois cette année, les bureaux de la Sauvegarde sont ouverts au public pour les Journées du Patrimoine.

Une occasion inespérée de découvrir cette institution au passé prestigieux qui s’expose sur ses murs dans un cadre d’une grande élégance.

Visite commentée.

Lieu : 22 rue de Douai 75009 Paris
Inscriptions conseillées sur communication@sauvegardeartfrancais.fr
Pas de groupe de plus de 25 personnes.

[1] Jean-Pierre Babelon, in La maison Cruchet,  I. Derens et J. Barreau

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Cazalrenoux : les succès d’une toute petite commune

Cazalrenoux (11), église Notre-Dame

Brice Asensio, jeune maire de Cazalrenoux, s’est présenté avec une équipe aux élections municipales de son petit village de l’Aude, avec comme principal projet de restaurer l’église, presque abandonnée. Mais mauvaise surprise. L’église, un petit bijou remontant à l’époque romane, avait des problèmes structurels considérables. L’architecte prévoyait un million deux cent mille euros de travaux pour la sauver et lui redonner tout son lustre. Impossible pour une petite commune d’à peine plus de 80 habitants… Aujourd’hui, une première tranche de travaux est lancée, pour près de 300 000 €. Comment ont-il fait ?

Cazalrenoux (11) église Notre-Dame (2015)« Avant notre élection avec Benoît, le premier adjoint, on voulait se lancer dans la restauration du village que nous jugions délaissé, et de l’église en particulier. On était prêts, même si le projet s’annonçait compliqué.

Madame Tarbouriech, l’architecte que nous avions choisie, avait fait une première estimation approximative de 1 200 000 € de travaux à réaliser pour sauver l’église. On s’est dit qu’on avait les six années de notre mandat pour au moins lancer le projet. Nous avons pris rendez-vous avec Madame Tarbouriech pour qu’elle nous explique ce qu’il fallait faire.

Cazalrenoux (11), église Notre-Dame

La première étape fut de lancer une campagne de crowdfunding pour financer l’étude préalable, nécessaire pour bien comprendre les désordres de notre église et y apporter les solutions adaptées. Entre juillet et octobre 2014, nous avons récolté 2 855 € ! Nous avons pris rendez-vous avec le président du Conseil Départemental, celui de la Région et bien entendu, avec Christophe Robert, de la DRAC. Ce dernier nous a dit : « si vous êtes motivés, je suis avec vous, je vous soutiendrai ». Et il nous a toujours suivis depuis.

Au printemps suivant tout était prêt. Les travaux allaient pouvoir démarrer en 2015 ! En un peuCazalrenoux (11), église Notre-Dame plus d’un an, nous avions réuni les 80% de subventions publiques indispensables pour lancer la première tranche de travaux, qui s’élève à presque 300 000 €. Il restait à notre charge entre 81 et 82 000 €, somme encore importante pour notre petite commune. C’est là que la Sauvegarde de l’Art Français est intervenue et nous a offert le don inespéré de 30 000 €, réduisant à 52 000 € la dette communale ! C’est un cadeau magnifique et je n’oublierai jamais le jour où j’ai appelé à la Sauvegarde pour connaître le résultat du comité… !


Le reste est financé par les activités de l’association que nous avons créée. En 2015, cette association avait apporté 2 000 € à notre projet et cette année, elle nous a déjà reversé 4 000 €. L’association, dont je fais partie, est composée d’un petit nombre de membres hyper motivés. Nous organisons plusieurs activités par an, pour récolter des fonds pour l’église. L’objectif est de les rendre sympas et attractives !

Nous avons par exemple mis en place des journées randonnée, pédestre et/ou VTT. Les deux que l’on a organisées ont fait venir entre 100 et 160 personnes, tandis que la « soirée belge », c’est-à-dire moules-frites de juin, 180 participants.

Mais notre plus grand succès est la « rando » gourmande. Le principe était de ponctuer l’itinéraire d’étapes durant lesquelles les randonneurs pouvaient recevoir un plat : foie gras, velouté de potiron, etc. Nous avons servi près de 250 repas, totalement au-delà de nos espérances !

Notre prochaine manifestation est la nuit des chorales. Elle sera encore organisée dans la salle des fêtes, puisque l’église n’est pas accessible. Nous avons trouvé 3 chorales qui ont accepté de venir gratuitement. Nous ferons payer une petite entrée et vendrons du vin blanc et de la bière pour récolter des fonds.

Avec ces manifestations, nous réunissons des habitants de la commune, qui y participent très largement, mais aussi de nombreux voisins des villages alentours, et même des touristes, des Cazalrenoux (11), église Notre-Damepassants. Nous recevons des dons de loin, et même des Antilles ! Le projet fédère largement au-delà de la commune.
Pour autant, 90% des habitants du village nous soutiennent. Nous faisons attention à ne pas délaisser les autres projets de la commune au profit de l’église et menons tout de front : l’assainissement, la rénovation du cimetière, le réseau électrique… même si le problème le plus coûteux est l’église. Quelques habitants de la commune craignent que nous ne jetions l’argent par les fenêtres, mais jusqu’à maintenant nous n’avons pas grevé le budget de la commune, et nous n’en avons pas l’intention !

Notre projet encourage aussi d’autres communes à nous imiter. Des villageois des alentours, qui se battent contre leur municipalité pour sauver leur église, nous citent comme exemple pour démontrer que de tels projets sont réalisables.

D’autres se lancent dans la restauration de leur église, à l’instar de la nôtre. Le village voisin de Sainte-Foix, en Ariège, a lancé un projet similaire au nôtre et nous échangeons des conseils. Ils ont une église romane, comme nous, et avec d’autres communes, nous voulons créer un circuit d’églises romanes dans la région. Ce projet permet de fédérer les habitants de la commune mais aussi de créer des liens dans la région.

Finalement cette aventure a des résultats au-delà de nos espérances ! Si je devais donner un conseil aux municipalités et aux habitants qui désirent restaurer leur église, c’est de ne jamais baisser les bras. Il ne faut pas avoir peur de rencontrer les élus, de créer des manifestations, de monter des dossiers sans se lasser, ou de gérer des situations compliquées au sein même du conseil municipal, où tout le monde n’a pas la même vision des choses !
Dans les circonstances difficiles, c’est le cœur du village qui m’a toujours soutenu et remotivé quand j’avais la tentation de laisser tomber.

Ce projet est possible grâce à l’investissement de tout le monde ! Et j’inclus les donateurs et mécènes de la Sauvegarde de l’Art Français. Qu’ils continuent à faire des dons en faveur des petites communes comme la nôtre, car leur aide est utile et précieuse ! »

Pour en savoir plus

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Revue de presse d’été: actualité des églises de l’Aube

Chapelle Saint-Jean de Soulaines-Dhuys

Chapelle Saint-Jean de Soulaines-Dhuys (10)

L’été est une période propice pour la découverte des richesses culturelles qui nous entourent !

François Cartault, notre correspondant dans l’Aube, nous transmet cette revue de presse où l’on retrouve l’initiative « Un Jour une église » dont nous vous parlions dans notre précédent article (voir Eglises à découvrir cet été!) et où l’on s’interroge sur la pertinence de restaurer nos églises, un questionnement toujours riche.

Une quarantaine d'églises dévoilent leurs richesses cet été

Des travaux imminents pour l'église Ste Marie-Madeleine-2Juillet2016

La rénovation des églises, histoire sociale et affective-30Juillet2016

Avirey-Lingey - La réhabilitation de l'église se poursuit - 25Juil2016

Des églises ouvertes à tous les arts - 1er Août 2016

Eglises à découvrir cet été!

L'art dans les chapelles

Photo : artchapelles.com

 

Le mois d’août est l’occasion pour beaucoup d’aller à la découverte de nouveaux horizons. Ne manquez pas alors de visiter les églises qui se trouveront sur votre chemin, car très souvent, elles abritent des trésors!

 

Quelques liens utiles :

 

– dans l’Aube, pensez à Un jour une église,

 

– dans le Nord et en Belgique les églises ouvertes vous accueillent,

 

– en Bretagne, les amateurs d’art contemportain trouveront leur bonheur avec L’Art dans les Chapelles,

 

– en Normandie, il y a toujours le Circuit des abbayes normandes,

 

– en Bourgogne, Ies Itinéraires romans sont une piste à suivre…

 

Et beaucoup d’autres encore!

 

En revanche nous avons le regret de vous annoncer qu’en raison du regroupement des régions, les Nuits romanes de Poitou-Charente sont supprimées. Plus d’infos

 

Nous nous retrouverons en septembre, avec plein de nouveaux projets et de bonnes nouvelles.
Bel été à tous!
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Colloque à Marcilhac-sur-Célé

Photo : La vie Quercynoise

Photo : La vie Quercynoise

Les Journées de Marcilhac se déroulent les 16 et 17  juillet

Comment concilier conservation du patrimoine et modernité ? C’est la question autour de laquelle les Journées de Marcilhac proposent de se rassembler.

Concilier patrimoine et modernité, c’est une problématique qui ne s’applique pas uniquement aux églises ; elle tourmente également les urbanistes et les architectes. Lorsque l’on parvient, comme aujourd’hui, à un tournant de l’histoire, la question se pose toujours de savoir que faire du passé pour aller vers le futur.

Ce colloque souhaite exploiter cette question au travers de l’art sacré, un secteur pour lequel les évolutions sont souvent plus lentes et réticentes, et où la modernité est aujourd’hui parfois plus difficile à introduire. Il questionne par ailleurs l’importance de la rénovation du patrimoine religieux dans un pays laïc – que faire de cet héritage ? – et invite ainsi à une réflexion sur l’avenir de notre passé.

Lire la suite

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Les dons de la Sauvegarde: bilan de milieu d’année

Avrainville (91) - Eglise Sainte-Marie

Avrainville (91) – Eglise Sainte-Marie

Depuis le début de l’année 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a déjà aidé pas moins de 32 édifices dans toute la France pour un      total de 436 000 €. Il s’agit à 71,8% de premières demandes, à 15,6% de deuxièmes demandes.

Ces églises et chapelles sont de toutes dimensions et présentent chacune des caractéristiques intéressantes illustrant l’évolution de l’architecture sacrée.

Chaque dossier est étudié en profondeur, tant sous ses aspects techniques qu’historiques, par des architectes spécialisés dans le bâti ancien et par des historiens d’art.

Certains points communs se dégagent des demandes; les membres du comité d’action ont notamment été confrontés à des cas d’école concernant:

  • la question de la possibilité technique de restaurer à l’identique certaines couvertures en lauzes à chevilles de bois.
  • la place des tuiles mécaniques anciennes dans l’histoire des bâtiments cultuels.
  • l’importance d’un traitement délicat des enduits sur les bâtiments anciens… et bien d’autres !

Chacune de ces églises, modeste ou imposante, permet ainsi de réfléchir plus largement à des problématiques techniques concernant la restauration du bâti ancien et la préservation des matériaux d’origine.

Les églises et chapelles aidées se répartissent en France ainsi :

Edifices aidés depuis Janv2016

Vous pouvez retrouver tous les édifices aidés depuis le début de l’année 2016 en cliquant sur les liens suivants:

Blanc

La diversité de ces constructions fait la richesse du patrimoine de notre pays. La Sauvegarde de l’Art Français est heureuse d’avoir pu apporter son aide à chacun de ces projets.

Trois comités restent à venir pour la seconde partie de l’année 2016.

Journée d’étude à Alençon : quel devenir pour nos églises?

Almenêches (61) - abbatiale Sainte-Opportune

Almenêches (61) – abbatiale Sainte-Opportune

Les journées Gérard Burel ont été voulues par Alain Lambert, président du Conseil départemental, pour rendre hommage à son prédécesseur, président de 1993 à 2007, en lui dédiant une journée biennale sur le changement d’usage des édifices patrimoniaux pour en assurer leur conservation.

Gérard Burel est en effet à l’origine de l’aménagement de la caserne du Quartier Lyautey[1] d’Alençon en vue d’accueillir les services du Conseil départemental.

Dans ce cadre, organiser une journée d’étude au sujet du devenir des églises était une évidence, tant leur avenir, en particulier dans les zones rurales, est menacé.

Alain Lambert a présenté ainsi l’objectif de la rencontre : « C’est un thème […] très délicat, nous en avons parfaitement conscience. Cela étant, face à des enjeux de cette importance, deux attitudes sont possibles. Soit on esquive cette question et on attend que le temps fasse son œuvre jusqu’à la ruine de nos joyaux architecturaux qui sont pour beaucoup les églises dans notre département et [à terme] risquer leur disparition.  L’autre solution est d’affronter le sujet difficile en l’examinant calmement, respectueusement, sans précipitation et dans le souci scrupuleux de rechercher le consensus entre tous. »

C’est selon cette méthode que la question a fait l’objet d’interventions variées parmi lesquelles celles de Benoît de Sagazan, rédacteur en chef du Monde de la Bible et créateur de Patrimoine en blog, qui effectue une veille attentive des églises en France. Nous avons pu aussi entendre Stéphane Créange et Marie Sémery du Ministère de la culture qui ont rappelé les conséquences de la désaffectation cultuelle. Bruno Morel, architecte et chercheur indépendant, Lise Aubert, conservatrice des Antiquités et Objets d’art en Seine-Maritime et Monseigneur Jacques Habert, évêque du diocèse et président du groupe de réflexion de la Conférence des évêques de France ont pu apporter des éclairages divers sur la question tandis que des exemples de différents usages d’églises sont venus émailler la réflexion.

Au représentant du Ministère de la Culture, le Président de la Sauvegarde de l’Art Français a demandé de faire part à Madame la Ministre de la Culture le souhait, partagé par beaucoup d’acteurs du patrimoine, que soit réactivée la Commission du patrimoine religieux présidée jusqu’alors successivement par Dominique Ponnau et Bruno Foucart.

Benoit de Sagazan a conclu la journée sur une note positive, rappelant que la question du devenir des églises se posait déjà dans les années 70, avec pour preuve un numéro de Connaissance des arts de 1971 comportant tout un dossier sur la question.

« Depuis 40 ans on peut se demander ce qu’il s’est passé au sujet des églises, s’est-il interrogé. Certains annonçaient à l’époque la disparition de 18 à 20 000 églises du paysage à la fin du XXe siècle. Il était possible de dire cela, certains disent aujourd’hui qu’il y en a entre 5 et 10 000 qui vont disparaitre dans les 30 ans qui viennent.

Mais c’est aussi faire preuve d’un certain manque de confiance. Cette table ronde très riche nous comble de bonne nouvelles. Une des plus importantes est donnée par Monseigneur Habert qui nous a annoncé à travers le groupe de réflexion qu’il anime avec ses frères évêques ce profond désir de l’Église d’entrer en dialogue avec les élus, avec le monde de la culture, avec les association patrimoniales et avec les fidèles […]. Il y a là l’amorce d’une véritable impulsion qui sans doute sera profitable à nos églises ».

invitation-Journée BurelEt face à l’immensité de la tâche, aux nombreuses questions que pose le sujet délicat du devenir des églises, c’est uniquement dans le dialogue bienveillant, a-t-il rappelé, que de bonnes solutions pourront être trouvées.

Il a conclu que l’on n’avait peut-être de moins en moins de prêtres et de pratique religieuse mais qu’on n’a jamais restauré autant d’églises en France qu’aujourd’hui.

« Les marques de confiance on en a aujourd’hui avec Olivier de Rohan lorsqu’il arrive à mobiliser des jeunes des écoles de Sciences Politiques pour faire l’inventaire des œuvres que recensent nos églises, pour les faire réapprendre et finalement les faire parler à nouveau. Mais aussi avec le sondage de Bruno Morel après de 450 jeunes aux résultats inespérés : ils veulent des églises qui aient du sens, libres d’accès et gratuites. […] Donc mettons nous a l’école d’Alençon écoutons-nous et faisons confiance. Rien n’est dit et tout reste à faire. »

Pour en savoir plus sur la journée Burel 2016 : rdv sur Orne.fr

[1] Construite en 1870 pour abriter un régiment de cavalerie, elle est occupée par un régiment de Dragons puis de hussard avant d’être vendue en 1990 au Conseil général par le ministère de la Défense.

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Rencontre avec Marc Huynen, président et fondateur d’Églises Ouvertes

  Article eglises ouvertes

 

Marc Huynen a fondé en 2007 une fondation en Belgique visant à ouvrir les églises et les rendre accueillantes. Aujourd’hui, la Fondation Églises Ouvertes travaille avec 338 églises, souvent rurales, en Belgique, mais aussi en France et au Luxembourg.

Rencontre.

 

 Article eglises ouvertes - la Sauvegarde de l'Art Français

A quel besoin répondez-vous?

La pratique religieuse a beaucoup changé. En Belgique, seuls cinq à sept pour cent des gens pratiquent leur religion d’une manière traditionnelle et suivie. Pour autant, une grande partie de la population est encore très attachée au patrimoine religieux qui la plupart du temps n’est pas accessible. Or, dans l’Église, on a l’impression qu’il y a d’abord une gestion humaine des églises établie en fonction du nombre de prêtres disponibles. Ceux-ci étant moins nombreux, de plus en plus d’églises sont délaissées et toujours fermées.

Aussi, au lieu d’attirer les fidèles, les églises les en excluent ! Nous désirons transmettre ce patrimoine, notre héritage, aux générations futures, mais comment y arriverons-nous si les églises sont hors de portée de la jeunesse ? Les églises doivent redevenir des centres de rassemblement accueillants pour tous.

En France, il existe de nombreuses églises ouvertes, un peu partout. Cependant, il n’y a pas d’organisme fédérateur qui permettent de donner un poids et une envergure à ces nombreuses et bonnes initiatives locales, qui peinent à perdurer plus de deux ou trois ans. La Sauvegarde de l’Art Français permet la restauration des églises, mais si elles ne sont jamais ouvertes et qu’elles ne servent à personne, c’est peine perdue.

En Angleterre, en Italie, en Allemagne, …, la question de l’avenir du patrimoine religieux est la même.

Avec Églises Ouvertes, nous faisons quelque chose de très simple quoique de très organisé. Nous avons une action complémentaire de celle d’une association comme la Sauvegarde et nous permettons le maintien de l’ouverture et de l’usage des églises, même sans la présence régulière de prêtres. Car si l’on parvient à faire en sorte que les gens se réapproprient ce patrimoine, à leur montrer combien il a du sens, à leur faire découvrir sa beauté, très vite, ils deviennent passionnés.

Vous avez créé Églises Ouvertes. Comment le projet est-il né ?

A l’origine, je n’avais pas d’attrait pour le patrimoine religieux. Mais il y a quelques années, on m’a demandé de devenir membre de la Fabrique de la paroisse d’une église qui était ouverte à peine une heure par semaine. J’ai refusé, car je ne voyais pas l’intérêt de m’investir pour une église fermée la plupart du temps.

Je me suis souvenu d’un voyage que j’avais fait en Finlande quelques années plus tôt. J’avais alors découvert un organisme d’églises « ouvertes », qui permettaient de rendre accueillantes et chaleureuses les églises, même les plus sobres. Les églises protestantes, souvent dépouillées, étaient pourtant rendues plus chaleureuses que bien des églises catholiques. C’était extraordinaire ! Cela m’a marqué et j’ai alors proposé à la paroisse de créer un projet similaire à ce que j’avais vu en Finlande.

Nous avons donc organisé une réunion avec les paroissiens. La plupart étaient effrayés par notre projet et se demandaient pourquoi nous ne voulions pas concentrer nos efforts sur leur église au lieu de chercher dès le début à fédérer d’autres églises.

La première année, en 2007, nous avons mis en place notre structure : nous avons réfléchi à une charte, créé un site internet, des plaques à fixer sur les édifices, fait faire un logo et des brochures etc. Nous avions un capital qui nous permettait de survivre trois ans. C’est le temps que nous nous sommes fixés pour tester notre projet. Nous avions prévu d’arrêter si nous n’avions pas de résultat au terme de ces trois années.

On a contacté les communes, couru les réunions de maires, les évêchés aussi. Dès le début nous voulions que la Fondation soit indépendante, de l’Église catholique notamment, pour permettre à tous les cultes de participer.

On a présenté notre projet lors de nombreuses réunions, et on a fait attention à démarcher l’ensemble du pays. Nous voulions que notre projet soit accessible à tous.  Cela a tout de suite très bien marché et nous avons eu une centaine de membres. Ce fut le début d’un réseau.

Comment fonctionne votre projet ?

Si les maires démarchés sont d’accord, on leur demande d’organiser une réunion publique réunissant les responsables communaux et paroissiaux qui sont en général intéressés car on leur propose enfin un projet pour leur patrimoine religieux. Sont invités aussi les organismes de tourisme, les associations culturelles afin qu’elles puissent intégrer ce projet dans leur offre, et tous ceux qui peuvent utiliser l’église d’une manière ou d’une autre. Nous réalisons qu’il faut que le projet soit porté par toute une communauté pour réussir.

La cotisation que nous demandons à nos membres est assez importante. A ce jour, elle est de trois cent cinquante euros pour les nouveaux membres, et de cent soixante-quinze euros les années suivantes. Nous pensons qu’une cotisation importante engage les partenaires et les implique donc davantage. Les partenaires attendent aussi un retour à la hauteur de leur cotisation, ce qui nous engage aussi.

Nous leur envoyons donc un équipement : une bannière « église ouverte » à fixer en vue à côté de l’église, une plaque avec notre logo, le nom de l’édifice, les horaires d’ouverture et un QR code[1]. Ce dernier renvoie à notre site et donne accès à une présentation générale de l’église en quatre langues (français, néerlandais, anglais et allemand) et l’explication de six éléments remarquables de l’édifice, bien répartis afin d’encourager la visite. Six éléments, car nous n’avons pas pour objectif de faire une visite exhaustive de l’église, mais de donner quelques pistes de lecture. Six éléments, c’est la moyenne de ce que les gens peuvent retenir.

Ces outils ont d’abord pour but d’encourager les gens à entrer dans l’église.
Article eglises ouvertes - la Sauvegarde de l'Art Français

Nous leurs donnons aussi un livre d’or un peu luxueux et un livre de dessin pour les enfants. Nous avons remarqué que la présence d’une table d’enfants pour dessiner, encourage la venue des familles et des enfants qui sont ainsi plus intéressés. C’est une activité qui les rend disponibles et à l’écoute. Et cela fonctionne incroyablement ! Plusieurs de nos partenaires ont même organisé des expositions avec les dessins des enfants.

Nous souhaitons proposer des choses peu coûteuses et ultra simples mais très efficaces. Nous essayons de nous mettre à la place des responsables d’églises pour répondre à leurs besoins.

Sur notre site Internet, nous présentons chaque église, avec le contact du responsable, les horaires d’ouverture, les événements, la description générale et les six éléments en quatre langues, les circuits, les liens vers le site de la paroisse etc.

Vous devez avoir une équipe assez importante pour gérer tout cela…

J’ai pris conscience dès l’origine que notre projet était d’abord un projet de communication. La première salariée de notre association, Martine, est graphiste de profession. Elle a tout de suite compris l’intérêt du projet et travaille maintenant pour nous à temps plein.

Puis nous ont rejoints une puis deux historiennes de l’art. Nous travaillons aussi avec deux journalistes dont l’un est connu à la télévision. L’intérêt d’un journaliste de télévision est qu’il sait rendre accessible un contenu au plus grand nombre, en le synthétisant et en le mettant en valeur. Ce sont eux qui écrivent les présentations des églises, tandis que les membres rédigent la présentation des six éléments qu’ils veulent mettre en valeur.

Nous envoyons ensuite un photographe professionnel pour prendre des clichés attrayants de l’église. Nous cherchons à garantir une qualité constante à nos adhérents et visiteurs.

Le financement de la fondation est assuré par un tiers de cotisations des membres, un tiers de subventions régionales et parfois européennes, et tiers de dons et de mécénat. Parfois nous avons du mal à tenir le budget, et au moment où l’on est dépassé arrive un don qui nous permet de repartir !

 Article eglises ouvertes - la Sauvegarde de l'Art Français

 

 

Avez-vous un souvenir marquant à nous raconter concernant votre travail au sein de l’association?

Dans la paroisse qui a été à l’origine de notre projet, des gens ont proposé au début que l’on répare deux statues de gisants et qu’on les mette en valeur. Mais le coût de cette restauration était de quatre mille euros. Nous avons donc fait un « toutes boites »[2], c’est-à-dire une belle lettre de présentation de notre projet, qui était de mettre en valeur l’église, de l’ouvrir et dans ce cadre de restaurer les gisants. Les quatre mille euros ont été très rapidement trouvés ! Ce projet a fonctionné car il impliquait l’ouverture de l’église.  Souvent les gens sont intéressés par le patrimoine religieux mais s’en sentent exclus. Alors ils s’en désintéressent et ne réagissent plus que lorsqu’on leur annonce la démolition de l’église. Mais c’est trop tard.

On nous sollicite souvent pour lutter contre la démolition d’une église, mais dans ces cas-là, je réponds qu’à ce stade, nous ne pouvons plus rien faire. Notre action se situe bien en amont.

Comment suivez –vous vos adhérents ?

Les historiennes de l’art sont en relation constante avec les responsables d’églises adhérentes, avec lesquels elles organisent des rencontres, des réunions sur des thèmes spécifiques liés à l’accueil, à la sécurisation des œuvres, aux activités avec les jeunes etc.

Nous organisons aussi les journées des Églises Ouvertes le premier week-end de juin pour attirer l’attention des media qui relaient très bien l’information.

On y invite nos membres mais aussi toutes les églises désirant participer. Cette année, nous avons eu six cent participants et quatre-vingt-dix mille visiteurs. D’année en année, les gens nous connaissent et attendent l’événement.

A la suite de cette manifestation, nous envoyons à tous nos adhérents un questionnaire. On leur demande le nombre de visiteurs, le nombre de bénévoles impliqués, si les outils qu’on leur a fournis leur ont été utiles…

Cela nous permet d’établir un rapport annuel sur l’ensemble de nos membres. Nous ne pouvons pas visiter nous-mêmes chacune des églises partenaires car nous en avons trop, mais nous profitons des journées des Églises Ouvertes pour en voir un certain nombre.

Quel conseil donnez-vous à ceux qui se battent pour l’entretien et la mise en valeur des églises?

Il est essentiel, pour rendre des initiatives pérennes et efficaces, de proposer un accueil de qualité qui mette en valeur le patrimoine religieux.

En général, les gens nous disent qu’ils manquent d’argent pour participer à notre projet. Nous leur rétorquons que lorsqu’on n’a pas de projet, de fait on n’a pas d’argent.

Nous, nous avons dès le départ voulu avoir une communication hyper positive afin d’encourager les participants. Et ça marche à fond ! Quand nous avons de nouveaux membres, nous leur conseillons de ne pas se mettre des objectifs trop lourds, qui risqueraient de ne pas être atteints tout de suite et d’être décourageants, mais d’avoir des projets à long terme, permettant des progrès réguliers sur plusieurs années.

 

Églises Ouvertes est une fondation belge, créée en 2007, fédérant des responsables (publics ou privés) d’églises, afin de les accompagner dans leur volonté d’ouvrir leurs églises et de les rendre accueillantes. Accompagnée de ses 338 membres, elle permet de développer une action à l’échelle d’un territoire important pour permettre la visite et l’accueil du patrimoine religieux en Belgique en France et au Luxembourg.

Une association française et une luxembourgeoise sont affiliées à la Fondation Églises Ouvertes. En France l’association Églises Ouvertes Nord de France a été créée à l’initiative de la Commission diocésaine d’art sacré. Elle devrait comprendre une quarantaine de membres d’ici la fin de l’année 2016.

 

Pour en savoir plus : http://openchurches.be/

 

[1] QR code est l’acronyme de Quick Response Code ou code barre 2D. Alors que le code barre classique ne permet qu’un codage horizontal, le QR code est en deux dimensions et comprend donc plus d’informations. Le QR code est un tag lisible par les téléphones portables et tablettes. La lecture d’un QR code à partir d’un téléphone portable permet d’accéder directement à un page web ou un autre contenu normalement optimisé pour l’accès mobile. Son utilisation permet de donner accès à des informations complémentaires, des contenus audio ou vidéo, de participer à un jeu-concours ou même de réaliser un achat à partir de son téléphone mobile. (source : http://www.definitions-marketing.com/definition/qr-code/)

[2] Distribuer des courriers dans toutes les boites aux lettres.

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La Sauvegarde soutient 10 édifices pour 96 000 € en juin

Praslin (10) - Eglise Saint-Parres

Praslin (10) – Eglise Saint-Parres

Lors de son comité du 7 juin 2016, la Sauvegarde de l’Art Français a donné 96 000 € pour permettre la restauration de 10 églises, dans toute la France. Les édifices retenus sont les suivants (n’hésitez pas à cliquer sur les noms des églises pour voir leurs fiches).

AUVERGNE

Droiturier (Allier)Église Saint-Nicolas (2e demande)                                       I.S.M.H. le 12/07/1935

BRETAGNE

Ploulec’h (Côtes-d’Armor)Chapelle Notre-Dame du Yaudet                                            Non protégé

CHAMPAGNE-ARDENNE

Praslin (Aube)Église Saint-Parres                                                                        I.S.M.H. le 29/05/1926

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Mantet (Pyrénées-Orientales)Église San Vincens (1ère demande)                                Non protégé

NORD-PAS-DE-CALAIS

Looberghe (Nord) – Eglise Saint-Martin                                                                                 Non protégé

Setques (Pas-de-Calais)Église Saint-Omer                                                                          Non protégé

BASSE-NORMANDIE

Sainte-Marguerite-des-Loges (Calvados)Église Sainte-Marguerite              I.S.M.H. le 17/05/1933

Trouville-sur-Mer (Calvados)Église Saint-Michel d’Hennequeville                                  Non protégé

Saint-Georges-de-la-Rivière (Manche) – Église Saint-Georges (3e demande)                  Non protégé

PICARDIE

Heilles (Oise)Église Saint-Martin                                                                         I.S.M.H. le 12/08/1993

Bougainville (Somme)Église Saint-Arnould                                                                       Non protégé

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